‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 261 sur 395 · ORTHOTRICHUM ROGERI · texte numérisé non relu

ORTHOTRICHUM ROGERI

au dessous de l’orifice à l’état sec, après la sporose, jaunâtre, à la fin brune, cannelée: long. 1 172 millim., diam. 298 millim. Opercule convexe-déprimé, apiculé, pâle. Péristome : 8 dents bigéminées, divisées au sommet; 8 cils se rejoignant, élargis à la base, souvent articulés obliquement, formés d’une seule série de cellules, plus rarement de deux. Coiffe conique, un peu renflée, courte, brune au sommet, entière ou lobulée à la base, d’un jaune très pâle, nue ou garnie de poils rares. Fleurs mâles : fol. brièvement acuminées, faiblement nerviées; 6—8 anthéridies oblongues, allongées, longuement pédiculées, médiocres; paraphyses nombreuses. — Juin-juillet.

Cette espèce présente des variations nombreuses. Le pédicelle s’allonge de telle sorte que la capsule finit par devenir tout à fait exserte; aux 8 cils du péristome interne, s’en ajoutent souvent 8 autres plus courts et alternant avec les premiers.

Troncs d'arbres isolés et dans les forêts, partout (Mougeot); Hohneck, Saint-Dié, Wissembach, Ungersberg, La Neuveville (B.), presque partout dans les Basses-Vosges ; sur le tronc des hêtres et des érables, dans le Haut-Jura (Lesquereux). M. Schimper indique aussi cette espèce sur les pierres et les rochers

378. Orthotrichum Rogeri Brid. Mantiss. Musc. p. 110; Schimp. Suppl.; O. pallens Bruch in Brid. Bryol. univ. ; Bryol. eur.; Stirp. n° 926.

L'histoire de cette espèce est passablement compliquée. En 1819, dans son Mantissu Muscorum, Bridel créait cette espèce sur des échantillons recueillis par Roger sur des troncs de hêtres, dans le Jura. Il lui assignait, comme caracteres, des feuilles lingulées, obtuses, molles, d'un vert päle, munies d’une nervure qui disparait au-dessous du sommet, une capsule immergée, subcylindrique, allongée; un opercule légèrement convexe, apiculé ; un péristome formé de 8 dents bigéminées, pâles, et de 8 cils grèles ; une coiffe campanulée, tout à fait glabre. Les auteurs du Bryologia europæa, faute d'échantillons suffisamment complets, hésiterent à se prononcer sur cette espèce. Dans le Synopsis Muscorum, M. Schimper maintient l'O. Rogeri comme spécifiquement distinct, et il ajoute aux caractères que nous venons de rappeler, d’après le texte de Bridel, les suivants : feuilles oblongues à la base, puis lancéolées-linéaires, obtuses, lisses, révolutées aux bords ; anthéridies accompagnées de longues paraphyses. Vaginule sans collerette; capsule oblonguepiriforme, molle, d’un jaune pâle, non resserrée sous l’orifice à l'état sec; cils du péristome 8, longs, grèles, formés de deux

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séries de cellules. Cependant M. Schimper, dans un supplément au Bryologia europæa, 1864, déclare que, ayant pu examiner l'échantillon de Bridel, il croit à l'identité de l'O. Rogeri et de l'O. pallens. Cette dernière espèce sa été établie par Bruch, dans le Bryol. universa de Bridel, 1, p. 788, et caractérisée par ses feuilles oblongues- ere ; obtusiuscules , submucronées ; par sa capsule ovale, immergée, la coiffe glabre, et les cils du péristome 8 ou 16, ‘alternativement plus longs et plus courts. M. Schimper dit encore, dans le supplément déjà cité : « J’ai souvent rencontré une variété très petite sur les troncs des arbustes et des arbres d'ornement des promenades de Baden, et sur les troncs de peupliers près de Bruyères. Cette variété se distingue par la petitesse et la couleur plus foncée de sa capsule, dont l’orifice et les raies sont d’un rouge orangé vif, et les dents du péristome d’un jaune d'or pur: la coiffe est jaune de paille; les feuilles sont tres molles, blanches à la base, et moins obtuses que dans la forme type. Je croyais d’abord avoir affaire à une espèce distincte, que je désignai sous le nom d’auridens; à la suite de nombreuses comparaisons qui m'ont fait trouver des transitions à l'O. Rogeri, J'ai supprimé cette prétendue espèce. » Nous ajouterons à ce qui précède quelques détails sur l’ancien 0. pallens Bruch, la forme la plus répandue dans nos contrées. Tige très courte = —6 millim.) ; coussinets très petits. Feuilles cales ascendantes à l’état humide, oblongues- lancéolées, aiguës ou subobtuses, révolutées aux bords , au moins partiellement ; la nervure s’arrête près du sommet; long. 2 172 millim., larg. 374 millim.: cellules basilaires presque hyalines, à parois minces, rectangulaires, 3—4 fois, jusqu'à 8 fois aussi 1. q. L.: les marginales carrées ; les supérieures arrondies, à parois épaisses, surmontées de papilles saillantes. 6—8 archégones; paraphyses très courtes et rares. Vaginule oblongue, nue, munie d’une collerette élevée. Pédicelle court. Capsule oblongue-piriforme, alténuée à la base, resserrée sous l’orifice qui est dilaté à l’état sec, après la sporose, fortement cannelée , d’abord pâle, à la fin brune; long. 1 172 millim. Dents du péristome hyalines, légèrement divisées au sommet; 8 ou 16 cils. Fleurs mâles : 8 10 anthéridies oblongues, longuement pédiculées; paraphyses nulles où excessivement rares. À la base de la vaginule, on rencontre assez souvent de très petiles folioles ovales ou lancéolées. — Printemps.

Sur les troncs des arbres et souvent les branches des arbustes, des buissons, les petites branches sèches des jeunes sapins; Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück (Vinter), dans Le Jura, près de Fleurier (Lesquereux), Mougeot l'indique partout; nous l'avons, en effet, rencontré au Hohneck, à Saint-Dié, dans les environs de Vagney, etc.

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