ORTHOTRICHUM ANOMALUM
courte, brièvement atténuée à la base, très peu resserrée à l’orifice, presque lisse, laissant voir des plis vagues à la base et au-dessous de l’orifice, à la fin brune; long. 1 172 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, acuminé. Péristome : 16 dents lisses, sans papilles ni stries, plus ou moins ouvertes selon la ligne médiane, formées de cellules subrectangulaires, lamellifères, dressées, légèrement incurvées à l’état sec. Coiïffe conique, renflée, courte, munie de quelques poils. Fleurs mâles, nombreuses , petites ; anthéridies , 3—6, médiocres, quelques paraphyses. — Eté.
Rochers granitiques de la région montagneuse des Vosges (Mougeot), surtout du versant oriental ; Mittlach (Blind), Soulzern (Schimper), près de Münster ; sur le grès bigarré, près de Deux-Ponts (Bruch); sur les porphyres et les mélaphyres des Basses-Vosges (Schultz, Winter), sur les granites roulés du Jura (Lesquereux). — Var (De Mercey); Montagne- Noire (M.-0.) ; sur les schistes , près d'Angers (De la Perraudière) ; Calvados, à Vie (Husnot). — La dispersion de cette espèce est à revoir. Tous les échantillons que nous avons recus sous ce nom, de diverses localités, appartenaient à l’O. rupestre , dont le péristome a parfois 16 dents; mais, dans cette dernière espèce, ces dents sont papilleuses, tandis qu’elles sont lisses dans l’Orth. Sturmii.
382. Orthotrichum anomalum edw. Musc. frond. IT, p. 102; Bryol. eur. t. 210 ; Stirp. n° 29.
Tige médiocre; long. 10—15 millim.; coussinets arrondis, denses, d’un vert olivâtre, foncé à la surface. Feuilles imbriquées à l’état sec, étalées à l’état humide, ovales-oblonques, ou oblongues-lancéolées, aiguës, lâchement révolutées aux bords, surtout vers le milieu; la nervure s’arrète un peu au-dessous du milieu; long. 2 172 millim., larg. {. millim.; cellules basilaires médianes linéaires, obtuses , à parois épaisses , presque opaques, 4—6 fois aussi 1. q. 1.; les marginales carrées ; les supérieures arrondies, opaques, munies chacune de deux papilles saillantes. Fleurs femelles : 4—8 archégones; paraphyses peu nombreuses. Vaginule subcylindrique, épaisse, munie d’une collerette étroite, laciniée. Pédicelle long de 2 à 2 1792 millim. Capsule exserte, oblonque-subcylindrique, rapidement contractée à la base, un peu resserrée sous l’orifice après la sporose, à l’état sec, cannelée, d’un brun orangé (8—16 stries, un peu contournées vers la droite); long. 2 mill , diam. 34 mill. Péristome : 16 dents géminées, d’un jaune très pâle, allongées, plus ou moins ouvertes sur la ligne médiane, striées en long (stries assez grossières, inégales, saillantes) ; des traces presque toujours notables d'un péristome interne, sous la forme de longs cils ou de fragments de membrane. Coiffe conique renflée, d’un jaune brun, garnie de poils raides vers le sommet.
620 46° GENRE : ORTHOTRICHUM.
Fleurs mäles axillaires; 5—6 fol. ovales-aigués ; les intimes énerves ; 10—15 anthéridies oblongues; paraphyses filiformes, nombreuses. — Mai-juin.
A l'état sec, les dents du péristome sont dressées, parfois même elles s’étalent et deviennent presque rayonnantes.
C. sur les pierres , les murs, les rochers, plus rarement à la base des troncs d'arbres, en plaine et dans les montagnes, sur les terrains siliceux. Abondant dans les vallées des Vosges. Parfois les dents du péristome sont légèrement et en partie cohérentes deux à deux , de manière à établir une transition vers l’espèce suivante.
T1. 8 dents au péristome. (E. 383.) 383. Orthotrichum saxatile Wood.; Schimp. Suppl.
Espèce extrêmement voisine de l'O. anomalum, avec lequel on la confond généralement. Elle en diffère par ses feuilles oblongues-lancéolées, acuminées, plus allongées, relativement plus étroites , plus fortement révolutées aux bords; long. 3—3 172 millim., larg. 293 millim.; le tissu est le même; peut-être les cellules sont-elles moins nettement papilleuses. Vaginule plus allongée. Pédicelle plus long; long. 3—4 millim. Capsule un peu plus étroite, plus atténuée à la base, moins resserrée sous l'orifice, munie plus généralement de 8 côtes. Le caractere le plus saillant est dans le péristome formé de 8 denis géminées, notablement plus courtes, plus ou moins ouvertes sur la ligne dorsale, surtout vers la base, mais cohérentes an sommet, plus finement striées. Ces 8 dents principales souvent ne sont que géminées et non bigéminées , car chaque moitié se trouve formée d’une seule série de cellules, et n’a plus de ligne dorsale; ce n’est pourtant pas le cas le plus fréquent ; comme dans l'espèce voisine, les cellules qui forment les dents du péristome sont imparfaitement rectangulaires , allongées vers le sommet.
Cette espèce remplace l'O. anomalum sur les rochers des terrains calcaires ; nous l’avons recueillie dans le Jura jusqu’au sommet du Suchet ; elle existe aussi dans la Lorraine et l’Alsace. — Nous l’avons également recue de Provins (Bouteiller), de la Haute-Savoie (Puget). Elle semble commune.