SPLACHNUM SPHÆRICUM
grande que la capsule, insensiblement atténuée à la base, arrondie au sommet, d’abord verte, puis jaunâtre, couleur de chair et brune ; long. 2—3 et même 6—7 millim., diam. 1—2 millim. Capsule petite, cylindrique, dressée, jaunâtre, puis brune. Opercule convexe, élevé, obtusément mamelonné. Dents du péristome, 16, lancéolées, subobtuses, pâles, cohérentes à la base, munies d’une ligne dorsale très nette, renversées à l’état sec, formées de cellules rectangulaires, transversalement dilatées. Spores très petites, pales. Coiffe conique, élevée, brièvement lobulée à la base, conservant au sommet des traces de l’archégone primitif. Fleurs mâles sur des rameaux particuliers de la même plante, terminales, capituliformes ; 4—6 fol. orbiculaires, brusquement contractées en un long acumen linéaire, denticulé, étalé, nervié; 90—40 anthéridies ; paraphyses abondantes, obtuses, claviformes. — Eté.
Sur le fumier des vaches, au bord des tourbières et des marais; autrefois répandu dans les Vosges; Vervezelle, près de Bruyères, près du pont sur la Vologne, à Gérardmer, chaume de Schmargult au Hohneck (Mougeot), Saint-Arnould, sur les hauteurs de Remiremont (Resal), Gazon-Martin Lac-Noir, Lac-Vert (Blind); malgré d’actives recherches continuées pendant de nombreuses années déjà, nous n’avons pu retrouver cette espèce dans aucune de ces localités, ni ailleurs; existait aussi autrefois dans les Basses-Vosges, entre Bitche, Haspelscheiïdt et Eppenbronn (F. Schultz). Dans le Haut-Jura : les Ponts, la Vraconne (Lesquereux) — Alpes duDauphiné (Ravaud), Aude (Roumeguère), Tarn (M.-D.); environs de Paris : Fontainebleau, Saint-Léger, Villers-Cotterets (Mérat), vallée de Bray (Graves).
389. Splachnum sphæricum Linn. f. Meth. Muse. p. 373; Bryol. eur. t. 292; Spl. gracile Schwægr. Suppl.; Stirp. n° 1103; Ballot, exsicc. n° 300.
Tige dressée, pâle, garnie, à la base, de radicules rouges ; long. 5—20 millim.; gazons délicats, denses, d’un vert pale. Feuilles molles, espacées, lâches, ovales-suborbiculaires, fortement rétrécies vers la base et au sommet, brièvement acuminées, sinuolées ou entières ; la nervure atteint presque le sommet dans les feuilles supérieures ; long. 2—3 millim., larg. 1 172—2 millim.; cellules à parois minces; les inférieures subrectangulaires ou hexagones-tronquées, 2—6 fois aussi 1. q. L.; les supérieures courtes, hexagones-subaiguës ; les cellules marginales plus étroites et allongées. Fol. de l’involucre plus grandes, largement obovées, plus longuement rétrécies à la base, acuminées, nerviées ; 1—9 fol. intimes, plus longuement acuminées ; 2—4 archégones ; paraphyses nulles. Vaginule très courte, renflée. Pédicelle rougeâtre à la base, mou, souvent très fleæœueux, de longueur très variable, 15—50 millim. Capsule droite ou
628 49° GENRE : SPLACHNUM.
inclinée, subcylindrique, courte, brune, munie d’une apophyse subglobuleuse, un peu plus grande, brièvement atténuée, à la fin plissée, d’un rouge obscur ; long. 2 millim. Opercule convexe, obtus. Péristome : 16 dents libres ou plus ou moins cohérentes deux à deux, lancéolées-linéaires, obtuses, lamellifères, finement pointillées, naissant au-dessous de lorifice externe de la capsule, incurvées à l’état humide, renversées à l’état sec. Columelle élevée et persistant longtemps. Plante mâle distincte, plus grêle, garnie de feuilles très espacées , obovées, denticulées au sommet ; fleurs terminales, capituliformes; 3—5 fol. suborbiculaires, concaves à la base, brusquement contractées, lancéolées , longuement acuminées, dentées, étalées , nerviées ; anthéridies allongées, abondantes ; paraphyses aussi très nombreuses , jaunes, renflées vers le sommet , le dernier article atténué. — Eté.
Sur le fumier des vaches dans les tourbières de la région alpestre ;
tourbière de Gazon-Martin (Blind), Lac-Noir (B.); devenu très rare pen-
dant ces dernières années. — Alpes du Dauphiné, Taillefer (Villars), Tarn : les Cammazes (M.-D.).
Genre Tetraplodon Br. Sch.
Coiffe tres petite, conique, fendue latéralement. Capsule brièvement pédicellée; apophyse solide, atténuée, un peu plus développée que le sporange. Dents du péristome cohérentes quatre à quatre. Plantes vivaces, monoïques.
po angustatus Br. Sch.; Splachnum angustatum Linn. is
Tige grêle, dichotome, radiculeuse, allongée. Feuilles oblongues-lancéolées, longuement acuminées-subulées, dentées. Capsule émergeant de peu au-dessus des feuilles, ovale-subglobuleuse ; apophyse beaucoup plus grande, obovée. — Eté.
Sur les excréments d’asimaux carnivores ou sur les cadavres en décomposition, dans les Alpes ; Haute-Savoie, à Chamonix (Puget).
Tetraplodon mnioides Br. Sch. Bryol. eur. t. 289; Splachnum mnioides Linn. f. — Tige plus robuste; touffes plus denses, plus chargées de radicules:; feuilles obovées, brusquement contractées en une pointe subulée, entières. Capsule longuement exserte, ovale, munie d’une apophyse obovée-oblongue. — Alpes élevées de la Suisse et de Salzbourg ; indiqué, probablement par erreur, au Pilat, près de Lyon.