TAYLORIA SPLACHNOIDES
50° Genre : Tayloria Hook.
Coiffe grande, contractée à la base, plus ou moins ouverte latéralement. Capsule longuement exserte; apophyse atténuée, plus allongée, mais à la fin plus étroite que la capsule, de même teinte. Dents du péristome, 16, entières ou bifides, linéaires, naissant au-dessous de l’orifice externe de la capsule.
390. Tayloria splachnoides Hook.; Bryol. eur. t. 286; Stirp. n° 1205; Hookeria splachnoides Schwægr. Suppl.
Tige dressée ou ascendante, dichotome; touffes délicates, plus ou moins compactes, enlacées, à la base, par un feutre radiculaire fourni; long. 15—25 millim. Feuilles serrées près de la tige à l’état sec, légèrement étalées à l’état humide, oblonques-lancéolées, insensiblement rétrécies, aiguës ou brièvement acuminées, làchement révolutées vers la base, dentées sur le contour du tiers supérieur, carénées ; la nervure mince s’arrête au-dessous du sommet ; long. 4—4 172 millim., larg. { millim. ; cellules grandes, délicates; celles du tiers inférieur rectangulaires, 2—4 fois aussi 1. q. l.; les supérieures hexagones-tronquées, plus courtes. Fleurs femelles : 3—4 archégones; paraphyses courtes et peu nombreuses. Vaginule brièvement oblongue. Pédicelle flexueux, pâle, un peu tordu vers la droite au sommet; long. 20—40 millim. Capsule dressée, d’un brun pâle ou jaunâtre, oblongue-subcylindrique, munie d’une apophyse allongée, se fondant insensiblement dans le pédicelle ; long. 3—4 millim. (le col compris), diam. 374—1 millim. Opercule conique, élevé, presque acuminé, droit ou un peu oblique. Dents du péristome divisées jusqu’à la base et de La sorte au nombre de 32, linéaires-loriformes, enroulées dans la capsule à l’état humide, renversées, flexueuses , à l’état sec, très hygroscopiques, d’un rouge foncé, très allongées. Fleurs mâles sessiles ou terminant de petits rameaux sur la même plante ; 5—6 fol. lancéolées, acuminées, nerviées, concaves, puis étalées; 8—12 anthéridies brièvement oblongues; paraphyses renflées vers l’extrémité; le dernier article est cependant un peu atténué. — Eté.
RR. Sur les matières animales et végétales en décomposition, dans Les lieux frais et ombragés. « Forêts du Haut-Jura ; la var. b. obtusa, sur des excréments humains, à la Vaux, très rare. » (Lesquereux). Cette variété b. obtusa Schimp. est caractérisée par des feuilles plus étroites, et par l'opercule beaucoup moins élevé, obtus, arrondi,
630 50° GENRE : TAYLORIA.
391. Tayloria serrata Br. Sch. Bryol. eur. t. 284; Splachnum serratum Hedw. Spec. Musc. p. 53; Stirp. n° 1104.
Formes du système végétatif comme dans l'espèce précédente. Feuilles largement /ancéolées-linguliformes, acuminées (acumen flexueux, ordinairement recourbé), denticulées sur le contour du tiers supérieur; la nervure se prolonge dans l’acumen; long. 4—5 millim., larg. 1 174 millim. Fol. de l’involucre peu distinctes, 5—6 archégones ; quelques paraphyses allongées, légerement claviformes. Pédicelle rougeätre; long. 15—95 millim. Capsule dressée, à la fin d’un brun noir, piriforme dans son énsemble, brièvement ovale, resserrée à l’orifice à l’état humide, dilatée à l’état sec; l'apophyse est oblongue, longuement atténuée, très distincte ; long. 2 172 millim. Opercule petit, convexe, arrondi. Péristome : 16 dents géminées, lancéolées-linéaires, incurvées à l’état humide, renversées à l’état sec. Fleurs mâles terminant des rameaux particuliers de la même plante; fol. oblongues, lächement dressées; anthéridies oblongues, 10—20; paraphyses renflées au, milieu, atténuées vers l'extrémité. — Eté.
RR. Sous les rochers de Chasseral (Chaillet); sur les troncs pourris à la fruitière des Buttes, à la Vaux (Lesquereux). — Les feuilles de la var. tenuis Sch. (Splachnum tenue Dicks.) sont plus courtes, obovées, brièvement acuminées; la capsule est infundibuliforme, longuement dominée
par la columelle Saillante ; ; les paraphyses de la fleur mâle sont cou Cette var. croît dans les Alpes.
Tayloria Rudolphiana Br. Sch. Bryol. eur. t. 287. — Espèce des Alpes de la Bavière, caractérisée surtout par ses feuilles oblongues, allongées, brusquement acuminées par l’excurrence de la nervure et par la capsule oblongue, plus grande que l’apophyse et éftranglée au-dessous de l’orifice à l’état sec. =
Genre Dissodon Grev. et W. Arn.
Coiffe grande, contractée à la base, conique, plus ou moins ouverte latéralement. Capsule longuement exserte, dressée ou inchinée, plus grande que l'apophyse qui est atténuée. Péristome : 16 dents géminées , lancéolées ou tronquées. Feuilles obtuses, entières , obovées.
Dissodon Fræblichianus Grev. et Arn.; Bryol. eur. t. 287; Splachnum Fræhlichianum Hedw. Musc. frond.
Feuilles successivement plus grandes, assez rapprochées,