CINCLIDOTUS RIPARIUS
Capsule exserte ou cachée dans l’involucre, oblongue, symétrique, lisse ou légèrement plissée ; péristome rudimentaire ou commençant par une membrane treillissée, surmontée de dents filiformes , dressées, nombreuses. Plantes développées, flottant dans les eaux des terrains calcaires. Feuilles opaques, nerviées,
entières, entourées d’une marge épaissie , verte, formées de cellules courtes, subarrondies, à parois épaisses, lisses ou à peine papilleuses. Fleurs terminant parfois des rameaux courts, en sorte que la plante peut sembler pleurocarpe.
55° Genre : Cinclidotus Pal.-Beauv.
Caractères de la Tribu.
396. Cinclidotus riparius Br. Sch. Bryol. eur. t. 278; Stirp. n° 1008; Trichostomum riparium W. et M.
Tige plusieurs fois dichotome; long. 3—6 centim.; touffes molles , irrégulières , d’un vert foncé ou noirâtre. Feuilles rapprochées, dressées, plus ou moins étalées-arquées en dehors à l’état humide, très légèrement ou à peine crispées, dressées à l’état sec, elliptiques-ligulées, subobtuses, surmontées par la saillie très courte et obtuse de la nervure qui est verte, épaisse ; long. 3—3 172 millim., larg. { millim.; cellules à peine papilleuses, opaques, subarrondies ; celles du quart inférieur rectangulaires, 3—4 fois aussi 1. q. 1. Fol. de l’involucre dressées, plus nettement apiculées ; 8—10 archégones ; paraphyses courtes et grèles. Vaginule oblongue-subcylindrique. Pédicelle se tordant vers la gauche, droit, jaunätre ; long. 8 millim. Capsule exserle, oblongue, brune, à la fin noire, légèrement resserrée à lorifice ; long. 2 172—4 millim., diam. { 174 millim. Opercule conique, acuminé, légèrement arqué. Péristome : membrane basilaire distincte, formée de grandes cellules dilatées, surmontée de branches filiformes, rougeûtres, reliées entre elles par des ramifications transversales, imparfaitement groupées, plus ou moins libres au sommet, inégales. Fleurs mâles sur une plante distincte ; anthéridies oblongues, brièvement pédiculées ; paraphyses filiformes , plus longues. Les fleurs terminent la tige et les rameaux. — Eté.
R. Sur les pierres et les poutres submergées ; dans le Mouzon à Rebeuville, près de Neufchâteau (B. ), dans un ruisseau du Jura, près de Bâle (EF unck), dans le Lavancçcon près de Bex (Schleicher), dans la Birse près de Moutiers, dans la Kleine-Sill près de Bienne, à la Gansau près de Strasbourg (Schimper), dans la Sarre, près de Hanweiler, Wéælferdingen et Sarre-
638 55° GENRE : CINCLIDOTUS.
guemines (Winter). — Dans la Saône et le Rhône près de Lyon (Debat) ; Dauphiné (Ravaud), Var : Massif des Oiseaux (De Mercey), Toulouse (Moquin-Tandon), Angers (Guépin), dans l’Aude et le Tarn (Roumeguère, M.-D.).
397. Cinclidotus fontinaloides Pal.-Beauv.; Bryol. eur. t. 277; Trichostomum fontinaloides Hedw. Musc. frond. Ill, p. 86; Stirp. n° 510.
Tige allongée, flexueuse, fixée à la base par des radicules violettes, rarement dénudée, émettant des rameaux nombreux, courts, inégaux, espacés ou rapprochés, qui les rendent noduleuses ; long. 5—15 centim. ; touffes lâches, d’un vert foncé. Feuilles erépues, infléchies , ondulées à l’état sec, imbriquées par la base, puis étalées-dressées , souvent contournées vers la gauche à l’état humide ; oblongues-lancéolées, brièvement mucronées par l’excurrence de la nervure, souvent révolutées vers la base; long. 8 172—4 mill., larg. 1 194—1 172 mill.; cellules presque uniformes, hexagones-équilatérales ou subarrondies, légèrement papilleuses. Fleurs femelles terminant les rameaux courts ; 4—6 fol. demi-engaïînantes, imbriquées, mucronées; 5— 6 archégones; quelques paraphyses grêles. Vaginule conique. Pédicelle très court. Capsule cachée dans l’involucre ou à demi émergée, oblongue , sillonnée, rouge de brique; long. 2 mill., diam. 1 mill. Opercule petit, conique, assez longuement acuminé , légèrement arqué, rougeâtre. Péristome : 16 dents pourpres, divisées, dès la base, en 2—3 branches filiformes, allongées, finement papilleuses, légèrement contournées vers la droite, et adhérant par le sommet à la columelle qui s’élève jusqu’au fond de l’opercule; elles sont reliées entre elles, dans le tiers inférieur, par des traverses et forment un treillis; la membrane basilaire est courte. Fleurs mâles sur une plante distincte, axillaires, isolées ou agglomérées à l’excès et rendant la tige tres noduleuse; 4—6 fol. ovales, concaves, obtusément acuminées, nerviées ; anthéridies oblongues, nombreuses (20— 30); paraphyses filiformes, plus longues, assez nombreuses. Généralement les feuilles de la plante mâle sont plus étroitement oblongues-lancéolées , plus rétrécies, acuminées et un peu plus contournées. — Juillet-septembre.
Sur les pierres et les bois inondés, dans les ruisseaux et les rivières des terrains calcaires ; CC, dans le Jura (Lesquereux, B.) ; C. sur le calcaire jurassique de la Lorraine, aux environs de Neufchâteau, dans le Vair; çà et la, sur le muschelkalk, dans l’Avière, près de Nomexy, dans la Sarre et ses affluents, abondant au moulin de Postroff (B.), près de Sarreguemines (Winter) ; Soulzmatt, en Alsace (Mougeot), vallée de Münster (Blind). — Du reste , dans presque toute la France.