‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 274 sur 395 · CINCLIDOTUS AQUATICUS · texte numérisé non relu

CINCLIDOTUS AQUATICUS

398. Cinclidotus aquaticus Br. Sch. Bryol. eur. t. 276; Hedwigia aquatica Hedw. Musc. frond.; Gymnostomum aquaticum Brid. Bryol. univ. ; Stirp. n° 505.

Tige flottante, allongée (atteignant 25 centim.), se dénudant à la base, inégalement ramifiée; touffes très développées, d’un beau vert foncé, passant au noir, raides, formant souvent de très vastes tapis. Feuilles rapprochées, lancéolées linéaires, concaves, généralement falciformes-homotropes, brievement mucronées par l’excurrence de la nervure; long. 5 millim., larg. 3,4 millim.; cellules petites, à parois épaisses, légèrement bombées, arrondies vers le sommet de la feuille, carrées vers la base. Fleurs femelles terminant de petits rameaux courts, rapprochés en grand nombre au sommet des vieilles tiges , de sorte que celles-ci en deviennent noduleuses; fol, peu distinctes ; 5—20 archégones ; paraphyses variables, courtes ou allongées, rares ou nombreuses. Vaginule cylindrique, nue. Pédicelle épais, légèrement tordu vers la gauche; long. 1—2 millim. Capsule brièvement exserte, ovale-oblongue, d’un beau noir, à parois épaisses, lisses; long. 2 192 mill., diam. 1 172 mill. Opercule conique, acuminé, assez petit, légèrement courbé. Coiffe conique, acuminée, un peu inclinée et fendue latéralement jusqu’au tiers, d’un jaune sale. Columelle épaisse, s'élevant jusqu’au fond de l’opercule, chargée, au-dessus de l’orifice de la capsule, de filaments rougeätres, que les auteurs du Bryologia europæa regardent comme des débris du péristome; du bord interne de l’orifice de la capsule, partent des filaments qui semblent aller rejoindre , en effet , ceux qui se voient sur la columelle. Spores relativement grosses, arrondies, vertes. Plante mâle distincte, semblable à la plante femelle; fleurs solitaires ou aggrégées à l’extrémité de petits rameaux; fol. ovales, acuminées , imbriquées, souvent homotropes, nerviées; 15-20 anthéridies grandes, oblongues ; paraphyses légèrement renflées, nombreuses, plus longues. — Juin-août.

Espèce essentiellement jurassique; sur les pierres inondées dans les ruisseaux des montagnes , près des cascades, des moulins. La Serrière (Chaillet), abonde dans la Reuse , au-dessus de Saint-Sulpice (Lesquereux), fontaine de Noiraigues , au Val de Travers , dans l’Orbe près de Valorbe (Schimper), abonde aussi au-dessous des cascades de Flumen et près d’un moulin entre Saint-Claude et Septmoncel (B.).— AC. dans l'Isère , Cuves de Sassenage, Renage, etc. (Ravaud}, la Grande-Chartreuse (Debat), Var : Toulon, Grasse (Hanry), Hérault : Saint-Guilhem (H. de la Perraudière), Aude : Quillan, Saint-Martin de Saissac (Roumeguère), dans les Pyrénées; à la Fontaine de Vaucluse (Schimper) ; aux environs de Paris (Chevallier).

610 56° GENRE : RHACOMITRIUM.

91° Tribu : Grimmiées,

(Fam. Grimmieæ Schimp )

Coiffe conique, souvent lobulée à la base, rarement fendue latéralement et oblique, glabre, sans plis. Capsule sessile ou exserte, portée sur un pédicelle droit ou arqué, globuleuse, ovale ou subcylindrique , sans col notable, symétrique, lisse ou sillonnée. Péristome rarement nul, formé de 16 dents lancéolées, allongées, entières ou divisées en deux branches subulées, papilleuses, rouges, dressées à l’état sec. Dans les fleurs femelles, les archégones sont peu nombreux, les paraphyses rares et courtes ; les paraphyses sont également rares et grêles dans les fleurs mäles; la vaginule est oblongue-subeylindrique. Plantes souvent très développées, innovant de la base ou au-dessous des fleurs ; feuilles nerviées, rarement énerves , souvent terminées par un poil blanc, formées de cellules linéaires, à contours sinueux ; elles se renversent brusquement lorsqu'on les humecte après leur dessication.

56° Genre : Rhacomitrium Brid.

Coiffe toujours conique , longirostre, lobulée à la base, souvent papilleuse au sommet. Pédicelle droit, rarement courbé. Capsule exserte, lisse, rarement plissée, ovale ou oblongue. Opercule longirostre. Dents du péristome divisées en deux branches subulées. Plantes développées; feuilles nerviées; cellules basilaires à parois épaisses, sinueuses. Fleurs dioïques.

À. Innovations garnies de rameaux eourts, qui les rendent noduleuses. (E. 399.—403.)

Page 1