‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 280 sur 395 · GRIMMIA CONTORTA · texte numérisé non relu

GRIMMIA CONTORTA

millim. ; cellules basilaires marginales hyalines, rectangulaires on oblongues, formant une bande étroite; les médianes linéaires, opaques, un peu sinueuses , 6— 10 fois aussi 1. q. 1. ; plus haut, elles sont linéaires-oblongues, puis arrondies, ponctiformes, opaques, à peine ou nullement papilleuses. Fol. intimes de linvolucre dilatées, demi-engainantes, puis rétrécies , terminées par un poil hyalin décurrent; 3—8 archégones; paraphyses courtes, tres rares. Pédicelle géniculé à la partie supérieure. Capsule émergée, petite, brièvement oblongue, renflée, brune, plissée à l’état sec (8 plis). Opercule convexe, obtusément mamelonné. Un anneau élevé. Dents du péristome lancéolées, d’un rouge brunâtre, plus ou moins percées d'ouvertures irrégulières dans leur moitié supérieure. Fleurs mâles sur une plante distincte.

« Roches chaudes et perpendiculaires du Val de Travers, la Roche de la Brande, stérile. » (Lesquereux). — Alpes du Dauphiné : Chanrousse ; aux environs du lac Cœurzet (Ravaud); Pyrénées : vers le Lac-Bleu (Schimper). Indiqué aussi dans le Var et les Cévennes; mais nous craignons qu'il n’y ait eu confusion avec Le G. Schultzii. Les stations de cette espèce sur les rochers calcaires du Jura semblent aussi fort étranges , car elle est silicicole ; il serait donc à propos de vérifier les indications de Lesquereux.

412. Grimmia contorta Schimp. Syn. p. 209; Dicranum contortum Wahlenberg,. F1. Carp. p. 846 (ex Schimper); Grimmia uncinata Kaulf. in Sturm D. Fl.; Bryol. eur. t. 248; Stirp. n° 1807.

Tige dressée ou un peu décombante, peu divisée, flexueuse, courte (8—10 millim.) ; coussinets compactes, arrondis, mous, d’un vert foncé à la surface, noirs à l’intérieur. Feuilles fortement crépues à l’état sec, étroitement lancéolées et dressées à la base, puis rétrécies, longuement linéaires-subulées, très étalées, ordinairement redressées par la pointe à l’état humide, carénées, diversement et en partie révolutées aux bords, terminées par une pointe aiguë, brièvement hyaline, à peine denticulée; long. 4—5 millim., larg. 172 millim.; cellules basilaires uniformes, rectangulaires, d’un jaune clair, 4—8 fois aussi 1. q. 1.; plus haut, elles sont oblongues, sinueuses ; à partir du quart inférieur, elles deviennent carrées, à parois épaisses, opaques, vertes, à peine papilleuses. Fol. de linvolucre dilatées à la base, plissées, insensiblement rétrécies, acuminées, terminées par un poil hyalin, denticulé; la plus intime engainante à la base; 6—8 archégones ; quelques paraphyses grèles, inégales. Vaginule oblongue. Pédicelle court (long. 2 millim.), géniculé, pâle, plus ou moins redressé à l’état sec et tordu vers la droite. Capsule oblongue, arrondie et munie d’un petit col,

654 57° GENRE : GRIMNIA.

légèrement plissée à l’état sec; long. à peine 1 millim., diam. 172 millim. Opercule petit, convexe, surmonté d’un bec médiocre, droit. Anneau formé de plusieurs séries de cellules médiocres. Péristome d’un rouge orangé; dents finement papilleuses, divisées jusque près de la base en 2—3 branches irrégulières, souvent inégales, ordinairement libres dès le milieu et subulées, légèrement noduleuses. Coiffe petite, brièvement campanulée, puis acuminée, droite, profondément 4—lobée et lobulée à la base. Les feuilles caulinaires inférieures plus courtes, moins longuement subulées, sont ordinairement dépourvues de la pointe hyaline qui termine les feuilles supérieures. — Eté.

Fragments de rochers entassés au sommet du Rotabac, schistes métamorphiques (Mougeot), Hohneck (B.). — Dans les Pyrénées : Nethou (Jeanbernat). M. C. Müller ne distingue pas cette espèce du G. incurva Schwægr. Suppl. I, t. XCVIT, qui ne semble être qu’une forme plus robuste, plus développée dans toutes ses parties.

b. Fleurs monoïques (E 413—416.)

*, Capsule symétrique, exserte. (E. 413—/415.)

413. Grimmia Schultzii Wils. Bryol. brit. p. 157; Dryptodon Schultzii Brid. Bryol. univ. I, p. 199; Grimmia funalis Bryol. eur. t. 247, an Schwægr.?; Stirp. n° 815; Schultz, Herb. norm. n° 1192; Grimmia decipiens Lindb.; Trichostomum decipiens Schultz (saltem ex parte).

Tige ascendante, plusieurs fois dichotome, finissant par se dénuder à la base; long. 20—30 millim. ; coussinets lâches ou plus ou moins denses, arrondis, d'un vert olivätre ou jaunâtre, grisonnants à la surface, bruns ou noirâtres à l’intérieur. Feuilles légèrement contournées à l’état sec, oblongues, concaves et dressées par la base, à l’état humide, puis rétrécies, lancéolées, carénées, très étalées, terminées insensiblement par un poil denticulé, parfois très long, non décurrent, révolutées aux bords jusque vers le sommet; long. 4—6 millim., larg. 1 millim. Cellules basilaires médianes en partie hyalines, linéaires, allongées, 8—15 fois aussi L. q. l.; les marginales, sur une bande étroite, assez grandes, rectangulaires, un peu allongées ; les supérieures carrées, sinueuses, opaques, à parois épaisses, à peine papilleuses ; la base des feuilles présente une petite dilatation en forme d’oreillette. Fol. de l’involuere nombreuses, oblongues-lancéolées, acuminées et longuement pilifères, fortement carénées, révolutées aux bords, seulement vers le tiers supérieur; les intimes engainantes; 3—4 archégones

Page 1