‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 281 sur 395 · GRIMMIA SCHULTZII · texte numérisé non relu

GRIMMIA SCHULTZII

allongés ; quelques paraphyses courtes. Vaginule oblongue ou cylindrique. Pédicelle pâle, géniculé, se redressant à l’état sec, tordu vers la droite; long. 2—92 172 millim. Capsule brièvement oblongue ou elliptique, brune, fortement cannelée (8—10 plis); long. 1 172 millim., diam. 23 millim. Opercule petit, rouge à la base, surmonté d’un bec droit. Un anneau formé de 2—3 séries de cellules triangulaires, allongées. Péristome : dents lancéolées, rouges à la base, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux longues branches filiformes, brunes, fortement papilleuses, plus rarement on voit des traces d’une troisième branche inégale. Spores médiocres, brunes, finement muriquées. Coiffe petite, campanulée-conique , acuminée, 4—5—lobée, ordinairement plus ouverte d’un côté. Fleurs mâles axillaires au-dessous des fleurs femelles ; 5—6 fol. ovales, concaves, nervices ; les externes acuminées, pilifères ; les intimes brièvement acuminées, ou simplement aiguës; 15—25 anthéridies allongées, grandes; paraphyses rares et courtes. — Mai-juillet.

Répandu dans toutes les Hautes-Vosges, sur les deux versants, particulièrement sur les montagnes moyennes et inférieures, sur les parois très inclinées et exposées au soleil des rochers granitiques, particulièrement dans les environs de Vagney, Clefcy, Münster, Ortenberg, Senones, Schirmeck, etc.; se retrouve sur les porphyres et les grauwackes des Basses- Vosges, dans le Palatinat et la vallée de la Sarre; nous ne l’avons jamais trouvé sur le grès vosgien, bien que le D' Mougeot l'indique sur ce terrain ; sur les granites roulés de Noiraigues, dans le Jura (Lesquereux). — C. dans presque toute la France, sur les rochers granitiques des montagnes peu élevées. — Dans cette espèce, la longueur du poil qui termine les feuilles et sa denticulation, la densité et la couleur des touffes varient notablement ; parfois elle se rapproche du G. pulvinata, dont elle reste distincte par un plus grand développement de toutes les parties et les cannelures profondes de la capsule. D’après Milde, Schultz de Stargard semble avoir confondu le Grimmia Hartmanii avec cette espèce.

414. Grimmia pulvinata Sm. Engl. Bot. t. 1728; Bryol. eur. t. 239; Bryum pulvinatum Linn. Spec. pl.; Dicranum pulvinatum Schwægr.; Stirp. n° 124.

Tige dressée, dichotome; long. 10—25 millim.; coussinets hémisphériques, denses, d’un vert grisätre ou blanchätre à la surface, bruns ou noirâtres à l’intérieur. Feuilles imbriquées à l'état sec, étalées-dressées à l’état humide, lancéolées, brusquement terminées par un long poil blanc, finement denticulé, carénées, révolutées aux bords, ordinairement plus d’un côté que de l’autre; long. 3—3 172 millim. (le poil compris), larg. 192—3)4 millim.; cellules basilaires médianes rectangulaires, ? fois aussi |. q. L., en partie hyalines ; les marginales carrées ; ies supérieures arrondies, opaques, légèrement papilleuses. Fol.

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florales intimes engainantes, longuement piliferes ; 6—8 archégones. Vaginule légèrement conique, allongée. Pédicelle pâle, géniculé, tordu vers la droite à l’état sec; long. 3—4 millim. Capsule médiocre, ovale-oblongque, subcylindrique, d’abord pendante, redressée à l'état sec, brune, plissée; long. 174—172 millim., diam. 23—374 millim. Opercule petit, rougebrun, convexe-déprimé, surmonté d’un bec droit, plus rarement oblique ou courbé. Un anneau élevé, formé de plusieurs séries de cellules allongées. Péristome petit; dents incurvées à l’état humide, dressées-étalées à l’état sec, lancéolées, divisées irrégulièrement au sominet en 2—3 branches inégales, souvent plus ou moins cohérentes, d’un pourpre brun. Spores très petites, pâles. Coiffe ne descendant qu'au 174 de la capsule, 4—5—lobée à la base. Fleurs mâles axillaires sur la même plante; fol. lâchement imbriquées, 3—5 ; les externes ovaleslancéolées, obtuses, nerviées; les intimes ovales, arrondies, énerves, d’un tissu plus lâche ; 10—920 anthéridies cylindriques, tres allongées; quelques paraphyses beaucoup plus courtes. — Mai.

b. longipila B. Sch.--- Feuilles terminées par un poil aussi long ou même beaucoup plus long que le limbe; capsule brièvement elliptique. Coussinets argentés par la longue saillie des poils qui terminent les feuilles. — Nous n’avons pas constaté la v. oblusa Sch. caractérisée par un opercule convexe-obtus, mamelonné.

CC. Sur les pierres isolées, sur les tuiles des toits, les murs des jardins, les embrasures des fenêtres. La var. b. sur les murs et les rochers secs du calcaire jurassique ; environs de Nancy et de Toul.

415. Grimmia orbicularis Br. Sch. Bryol. eur. t. 240; Billot, exsicc. cont. n° 3782; Grimmia africana Stlirp. n° 910.

Tige dressée au centre des coussinets, décombante sur le contour, plusieurs fois dichotome ; long. 10—30 millim.; coussinets bombés, denses, d’un gris-blanchätre sur un fond d'un vert foncé obscur. Feuilles étalées-dressées à l’état humide, étroitement oblongues, lancéolées, terminées par un long poil blanc, superficiellement denticulé, fortement carénées, partiellement révolutées aux bords vers le milieu ; long. 1 14 (sans le poil), larg. 192 mill. ; cellules basilaires vertes ou hyalines, étroites, rectangulaires, 4—8 fois aussi L. q. L.; les moyennes et les supérieures petites, arrondies, un peu anguleuses, opaques, surmontées de papilles obtuses. Fol. intimes de l'involu-

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