‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 283 sur 395 · GRIMMIA LEUCOPHÆA · texte numérisé non relu

GRIMMIA LEUCOPHÆA

plus grandes, terminées par un long poil hyalin, denticulé. Capsule immergée, subglobuleuse, ventrue, déprimée à la base, dilatée à l’orifice à l’état sec. Opercule convexe , mamelonné. Coiffe lobulée. Pas de péristome. Fleurs monoïques. — Printemps.

Murs et rochers calcaires ; Lozère : Mende (Prost), Dauphiné : Villardde-Lans (Ravaud) ; Pyrénées : Bagnères de Bigorre (Philippe) ; Genève (J. Müller).

T. Pédicelle droit, dressé, même à l’état humide. (E.

417—491.) a. Fleurs dioïques. (E, 417—419.)

*. Coiffe conique, lobulée à la base, (E. 417.)

417, Grimmia leucophæa Grev. in Wern. Trans.; Bryol. eur. t. 257; Stirp. n° 813; Schultz, Herb. norm. n° 1189.

Tige dressée, simple ou peu divisée, innovant presque toujours à la base ; long. 5—1? millim. ; coussinets lâches ou assez fournis, arrondis, fragiles, d’un vert olivâtre, ou noirâtres à la surface , parfois encombrés de terre. Feuilles successivement plus grandes, élroilement imbriquées, de manière à rendre les tiges nettement julacées à l’état sec, étalées, concaves à l’état humide , largement ovales ou ovales-oblongues , rapidement contraclées au sommet et terminées par un long poil hyalin, décurrent, finement denticulé, légèrement infléchies aux bords; la nervure mince s'arrête un peu au-dessous du sommet ; long. 2 192 ou 1 172 millim. sans le poil, larg. 1 174 millim. ; cellules petites, arrondies, à parois épaisses; à la base , elles sont un peu plus grandes, plus anguleuses, transversalement dilatées vers les bords; les médianes allongées, 3—4 fois aussi |. q. 1. Fol. intimes de l’involucre presque engainantes, rétrécies et terminées par un très long poil hyalin, décurrent ; 5—10 archégones ; quelques paraphyses courtes. Vaginule médiocre, subeylindrique. Pédicelle dressé, court, pâle, tordu vers la droite ; long. 172 millim. Capsule dressée, oblongue-elliptique, arrondie à la base, brune, lisse, un peu resserrée à l’orifice ; long. 1 172 millim., diam. { millim. Opercule petit, coniquedéprimé, surmonté d’un bec droit, médiocre. Un anneau large, persistant longtemps. Péristome : 16 dents larges, lancéolces, courtes, assez irrégulièrement divisées, au sommet, en 2—5 branches d’un rouge brun, dressées-élalées à l’état sec. Coiffe

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campanulée-conique, acuminée, descendant jusqu’au milieu de la capsule, laciniée à la base (6—8 lanières). Fleurs mâles sur une plante distincte, innovant au-dessous des fleurs ; 8—10 fol.; les externes brièvement pilifères: les intimes très brièvement pilifères ou même sans poil, faiblement nerviées, ovales-suborbiculaires ; 15—380 anthéridies oblongues, grandes; paraphyses rares et courtes. — Printemps.

Sur les parois inclinées et exposées au soleil des rochers siliceux ; sur le granite à Münster (Blind), Ortenberg ; sur le granite syénitiqne à Chatas; sur le gneiss à Wissembach ; sur le grès vosgien à Mutzig (B.); sur les terrains porphyriques à l’extrémité des Basses-Vosges; nul d:ns le Jura. — Assez répandu sur les rochers siliceux de presque toutes les montagnes de France, dans les Alpes, les Pyrénées, les Cévennes , les montagnes du Centre, en Provence, etc.

**, Coiffe fendue et déjetée latéralement. (E. 418—419.)

418. Grimmia commutata Hübn. Muscol. germ.; Bryol. eur. t. 256; Schuliz, Herb. norm. n°% 995 et bis; Dicranum ovale Hedw. ; Stirp. n° 720.

Tige dichotome, finissant par s’allonger (long. 20—40 mill.), se dénudant à la base, décombante, redressée à l'extrémité ; coussinets fragiles, souvent élargis, grisonnants à la surface, sur un fond d’un vert foncé noirâtre. Feuilles serrées près de la tige à l’état sec, étalées-ascendantes à l’état humide, ovalesoblongues , puis longuement lancéolées , terminées par un long poil hyalin, finement denticulé, carénées, légèrement incurvées aux bords ; long. 2 172—3 millim. , larg. 894—1 millim. ; cellules basilaires marginales rectangulaires, hyalines , carrées ou peu allongées ; les médianes linéaires, tronquées obliquement ou hexagones, allongées; plus haut, elles deviennent carrées, et enfin arrondies, petites, sinueuses, légèrement papilleuses, à parois épaisses. Fol. intimes de l’involuere demi-engaînantes, acuminées, pilifères; 4—6 archégones; paraphyses filiformes. Vaginule oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé , épais, d’un rouge-brun , légèrement tordu vers la droite; long. 2 172—3 millim. Capsule dressée, brièvement elliptique, renflée ou subglobuleuse, grosse, arrondie à la base, resserrée à l’orifice ; long. 1 192 mill., diam. 1—1 174 mill. Opercule petit, rougetre, convexe, surmonté d’un bec droit ou plus généralement oblique. Un anneau formé de plusieurs séries de cellules allongées. Péristome : dents pourpres, dressées-étalées à l’état sec, largement lancéolées, courtes, divisées, souvent jusqu'au dessous du milieu, en 3—4 branches irrégulières, plus ou moins cohérentes. Coiffe convexe-conique, assez

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