GRIMMIA MONTANA
grande, acuminée , descendant jusqu’au milieu ou au tiers de la capsule, fendue et déjetée latéralement, 3—4—lobée, du reste. — Avril-mai.
Sur les rochers découverts et exposés au midi ; région montagneuse des Vosges (Mougeut); peu commun ; rochers granitiques au Bambois de Bämont, près de Saulxures-les-Remiremont (B.), près de Saint-Etienne (Pierrat), sur le grès vosgien à Mutzig (B.); sur les grès des environs de Sarrebrück (Winter); sur les roches porphyriques à l’extrémité des Basses- Vosges ; granites roulés du Mont-Borgeais au Val de Travers (Lesquereux). — Blocs erratiques de la Savoie et de la Haute-Savoie (Paris, Puget), Isère (Ravaud), Hautes-Alpes, près le Gap (Borel), Var (Hanry), Pyrénées Jeanbernat), Aude (Roumeyuère), Tarn (M.-D. J.), environs de Paris
Chevallier).
419. Grimmia montana Br. Sch. Bryol. eur. t. 250; Stirp. n° 1107.
Tige courte (5—10 mill.), dichotome; coussinets arrondis, grisonnants à la surface sur un fond noirâtre. Feuilles assez raides, d’abord dressées, puis étalées, enfin ascendantes par la pointe, oblongues, ensuite rétrécies , lancéolées-linéaires, incurvées aux bords, terminées par un long poil blanc, flexueux, finement denticulé, brièvement décurrent; long. 1 172 millim. (sans le poil), larg. 173 millim; cellules opaques, vertes; quelquesunes seulement, vers les bords à la base, sont hyalines, rectangulaires, 4—6 fois aussi 1. q.1.; les médianes linéaires, obtuses, à parois épaisses; les supérieures petites, arrondies, à parois très épaisses. Les feuilles inférieures sont plus courtes et dépourvues de poil. Fol. intimes de l’involucre oblongues, élargies, imbriquées ; 5—10 archégones; quelques paraphyses courtes. Vaginule cylindrique, allongée. Pédicelle court, pâle, un peu tordu vers la droite au sommet, Capsule dressée, lisse, brune ; brièvement oblongue ou subglobuleuse, arrondie à la base ; long. 1—1 174 millim., diam. 374—{ millim. Elle ne dépasse pas le sommet piliforme des feuilles florales. Opercule convexe-acuminé, un peu oblique. Anneau persistant, mal défini. Dents du péristome très élalées à l’état sec, lancéolées, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en 2—3 branches irréguhères, plus ou moins cohérentes. Fleurs mâles sur une plante distincte, oblongues; 3—4 fol. largement ovales-oblongues, aiguës, non pilifères , nerviées; 10—15 anthéridies oblongues, assez grandes ; paraphyses filiformes, très courtes. — Printemps.
RR. Sur des blocs porphyriques à Mühenheim, près de Guebwiller Schimper); sur les porphyres du Mont-Tonnerre. — Ardennes, à Revin acheté : Angers (Guépin); Falaise et Vire (Lenormand, Feet
Condé-sur-Noireau (Husnot), Dauphiné, à Chanrousse (Ravaud), dans le Var, au Luc (Hanryÿ) ; montagnes du Centre, AC. (Lamy).
662 57* GENRE : GRIMMIA.
Grimmia alpestris Schleich.; Bryol. eur. t. 251.
Espèce très voisine du G. Donniana, dont elle differe essentiellement par ses fleurs dioîques, sa coiffe fendue d’un seul côté et oblique, les dents du péristome moins régulières, les feuilles formées, à la base, de cellules plus courtes, subrectangulaires. La taille est aussi plus développée. — Premier printemps.
Rochers siliceux élevés des hantes montagnes ; Alpes du Dauphiné, près du lac Crouzet (Ravaud), Lautaret (A. Mougeot); Pyrénées, Port de Vénasque (Jeanbernat).
Grimmia sulcata Saut. Regenbs. Bot. Zeit. 1841; Bryol. eur. t. 252.
Espèce voisine également des précédentes, mais très distincte par ses feuilles ovales-lancéolées, plus courtes, largement plissées (pli médian, le long de la nervure, en dessus, très remarquable, vu en coupe transversale), la plupart obtuses, mutiques ; les supérieures seules terminées par un poil hyalin, court. Les coussinets sont d’un vert brunûtre, souvent encombrés de terre. Capsule oblongue, brune, plus longuement exserte, complétement dégagée des fol. de l’involucre. Dents du péristome entieres. — Juillet-août.
. Rochers siliceux des montagnes élevées ; Alpes du Dauphiné : Villardd’Arène (Ravaud), Pyrénées, Port de Vénasque (R. Spruce), Auvergne, au Mont-Dore (Lamy).
Grimmia atrata Mielichh. et Hornsch. Regensb. Bot. Zeit. 1819 ; Bryol. eur. t. 261.
Tige dressée, allongée; touffes profondes, noirâtres, d’un vert obscur à la surface; feuilles uniformes, étalées-ascendantes, lancéolées-linéaires, subaiguës, canaliculées, dépourvues de poil. Capsule longuement exserte, ovale-oblongue, lisse. Opercule conique, obtusément acuminé. Auneau élevé. Dents du péristome divisées au sommet, érès élalées à l’état sec. Coiffe oblique et lobulée à la base.
Rochers siliceux, dans la région alpine; Pyrénées, près du lac Lehou (R. Spruce), du Lac-Bleu (Schimper), Port de Vénasque (Jeanbernat).