‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 291 sur 395 · FUNARIA CALCAREA · texte numérisé non relu

FUNARIA CALCAREA

petites, finement papilleuses, anguleuses. Fleurs mäles sur un petit rameau spécial; anthéridies petites, oblongues, peu nombreuses ; paraphyses courtes, renflées; fol. de l’involucre oblongues, aiguës ou acuminées, étalées. — Mars.

RR. Sur la terre qui recouvre les rochers calcaires, à Zillisheim, près près de Mulhouse (Mühlenbeck); Fouvent-le-Haut, dans la Haute-Saône (Renauld); près de nos limites, sur les murs des vignes à Durlach (A. Braun) et au Kaiserstuhl (Sickenberger), dans le Grand Duché de Bade. — Midi de la France : Toulouse, Montpellier, Avignon (Schimper), Mende (Prost), Cahors (Cloquet), Capendu, dans l’Aude (Roumeguère), gorge de Durfort, dans le Tarn (M.-D.), Toulon, le Luc (Hanry), Bussy, dans l'Oise (Questier) ; littoral de la Manche (Le Jolis).

Observations. La description qui précède a été faite sur des échantillons provenant de Zillisheim et de Durlach : d’autres recueillis à Annecy-le-Vieux (Haute-Savoie) par M. Puget, en différent notablement. Plante beaucoup plus développée. Feuilles largement ovales-oblongues, partiellement infléchies aux bords, terminées par un acumen médiocre; long. 8 millim., larg. 1 174 millim. Pédicelle souvent peu tordu ; long. 10—13 mill. Capsule grande , obovée, presque lisse, munie d’un col défluent; long. 3 millim. Opercule convexe, obtusément apiculé. Coiffe grande, descendant au-dessous du milieu de la capsule. Dents du péristome larges , acuminées, contournées ; lanières internes ovales-lancéolées, acuminées, pâles, entières. — Mai. C’est la var. patula Schimp.

433. F'unaria hibernica Hook. et Tayl. Musc. brit. ed. Q, p. 122; Bryol. eur. t. 804; F. Muehlenbergii v. serrata in Stirp. voges.-rhen. n° 726 (786 ex errore).

Plante semblable à la précédente (de Durlach), mais plus robuste ; feuilles moyennes plus grandes, plus allongées, carénées, lâchement imbriquées, flexueuses, insensiblement rétrécies, finement acuminées-subulées , diversement infléchies aux bords, garnies , sur le contour du tiers supérieur, de dents saillantes, nelles, étalées-dressées; la nervure s'arrête à la base de l'acumen; long. 3 millim., larg. 1 millim. Pédicelle tordu, dans toute sa longueur, vers la droite; long. 10—12 millim. Capsule arquée, obovée-oblongue, munie d’un col défluent, légèrement plissée-ridée; long. 2 172 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-conique, obtus. Péristome semblable.

RR. Collines sablonneuses, à Gressweiler, près de Mutzig (Kneiff}, Salève, au Pas de l’Echelle (Mühlenbeck). — Midi de la France : Vaucluse, Montpellier, Avignon (Schimper), Corse (Requien), Isère : Villard-de- Lans, Balmes de Fontaines (Ravaud), Savoie : Chambéry (B. R, D.),

678 63° GENRE : PHYSCOMITRIUM.

Maurettes du Var (Hanry), Aude : Capendu (Roumeguëre), Orne : Trun (Husnot), Seine et Oise : Port-Villez (Cosson). En présence des nombreuses variations en plus ou en moins que subissent les espèces du genre Funaria, il reste douteux que les F. calcarea et hibernica constituent des espèces distinctes.

Funaria convexa À. Spruce, Musc. pyren.; F. serrata Br. Sch. Bryol. eur. t. 304.

Feuilles obovées-spatulées, fortement dentées sur le contour de la moitié supérieure, assez brusquement contractées, acuminées. Opercule plan-convexe. Péristome déprimé. Plante du reste semblable au F. hibernica.

Lieux humides , escarpés , fossés. Près de Saint-Séver, dans les Landes (Spruce , Schimper), de Bordeaux (Durieu), de Toulouse (Schimper), Pont de Claix, en Dauphiné (Ravaud), Maurettes, dans le Var (De Mercey).

Genre Entosthodon Schwgr. Br. Sch.

Capsule exserte, dressée, obovée, munie d’un long col et d’un péristome formé de 16 dents lancéolées ou subulées, déprimées-conniventes à l’état humide , dressées à l’état sec. Tous les autres caractères comme dans le g. Physcomitrium.

Entosthodon Templetoni Schwægr. Suppl. Il, Sect. 1, p. 44, t. CXIIL; Bryol. eur. t. 802; Physcomitrium Soleirolii Mont. Ann. Sc. nat. 1857.

Feuilles oblongues-obovées, acuminées, presque entières, très étroitement marginées; la nervure s’arrête au-dessous du sommet. Dents du péristome linéaires , noduleuses, simples.

Sur la terre humide, argileuse; Corse (Thomas), Manche : Hague, Gréville, Jobourg (Le Jolis), Aude : Cahuzac (Roumeguère), Var : Maurettes (De Mercey).

63° Genre : Physcomitrium Brid.

Coiffe à la fin lobulée à la base, ou oblique, moins renflée. Capsule symétrique, portée sur un pédicelle médiocre, droit ou légèrement courbé. Péristome nul ou rudimentaire dans les espèces de notre circonscription.

434, PHYSCOMITRIUM FASCICULARE. 679

+. Coiffe vésiculeuse à la fin, et déjetée obliquement. (E. 454— 435.)

454. Physcomitrium fasciculare Br. Sch. Bryol. eur. t. 301 ; Funaria fascicularis Sch. Syn. p. 700; Schultz, Herb. norm. n° 994: Bryum fasciculare Dicks. Fasc. IT, p.%; Entosthodon fascicularis Schimp. Syn. ; Stirp. n° 607.

Tige dressée, divisée-subfasciculée (2—4 rameaux); long. 24 millim. ; gazons tres peu étendus , d’un vert terne. Feuilles successivement plus grandes; les supérieures lâächement imbriquées, concaves , oblongues-subspatulées, rétrécies vers la base, aiguës, brièvement acuminées, finement denticulées sur le contour du tiers supérieur ; pas de marge bien sensible; la nervure . s'arrête immédiatement au-dessous du sommet ; long. 2-9 172 millim., larg. 1 inillim. ; cellules basilaires 3-4 fois aussi 1. q. 1., rectangulaires ; les supérieures subhexagones. Fleurs femelles : 3—4 archégones; paraphyses très courtes. Vaginule ovale, nue. Pédicelle dressé, ferme, rougeâtre à la base, pâle au sommet, très légèrement tordu vers la gauche; long. 5—7 mill. Capsule dressée, lisse, subglobuleuse ou très brièvement obovée , resserrée à l’orifice, munie d’un. petit col peu distinct, à la fin brune ; long. 1 192 millim., diam. { millim. Opercule convexeobtus. Pas d’anneau. Sur le contour interne de l’orifice, on voit quelques saillies pâles, que M. Schimper considère comme des dents rudimentaires. Après la sporose, à l’état sec, l’orifice de la capsule se relève et s'étale pendant qu’une contraction se produit au-dessous, ce qui se voit aussi dans plusieurs des espèces voisines. Coiffe d’abord prismatique, létragone, à la fin renflée, embrassant toute la capsule jusqu’à la maturité, surmontée d’un petit acumen, fendue laléralement sur un ou deux points ; long. 3 172 millim. Fleurs mâles terminant un petit rameau, subdiscoïdes : fol. étalées, 10—15 anthéridies courtes ; paraphyses renflées, obtuses. — Avril-mai.

Répandu sur la terre argileuse ou sablonneuse des champs en friches, sur le revers des fossés , sur les collines argileuses , dans les lieux gramineux, incultes ; dans la région des collines basses, çà et là, presque partout.

Physcomitrium curvisetum Br. Sch. Bryol. eur. t. 301; rymnostomum curviseltum Schwægr. Suppl. ; Funaria curvisela Milde, Bryol. siles.

Cette espèce diffère du P. fasciculare par ses feuilles plus

680 632 GENRE : PHYSCOMITRIUM.

larges, obovées, et surtout par le pédicelle fortement arqué, la capsule horizontale ou pendante , obovée-piriforme , allongée, atténuée à la base, dilatée, infundibuliforme à l’état sec.

Sur la terre argileuse , humide , dans les champs, les lieux incultes; en Normandie (De Brébisson), dans le Var, aux Maurettes (We Mercey), en Algérie (W. Schimper).

435. Physcomitrium ericetorum Br. Sch. Bryol. eur. t. 300 ; Gymnostomum ericetorum Bals. et De Not. Pusg. n° 27; Entosthodon ericetorum Schimp. Syn. p. 316.

Tige courte (1—3 millim.), radiculeuse à la base, émettant de petits rameaux terminés par les fleurs mâles; plante vivant isolée, ou ne formant que des groupes très lâches. Feuilles de l’involucre femelle (6—8) lancéolées, aiguës ou brièvement acuminées , planes aux bords, très superficiellement sinuolées , marginées; marge formée de 2 séries de cellules jaunûätres, allongées ; la nervure s'arrête ordinairement au- dessous du sommet; long. 1 192—2 millim., larg. 172 millim. ; cellules assez grandes , subrectangulaires ou hexagones-tronquées , 8—6 fois aussi L. q. 1. 3—6 archégones ; paraphyses molles, courtes. Pédicelle jaunûâtre ou d'un rouge pâle, plus ou moins arquégéniculé au milieu et un peu tordu vers le sommet; long. 2—4 millim. Capsule obovée-piriforme, munie d’un col atténué, resserrée à l’oritice à l’état humide, contractée au-dessous à l’état sec, couleur rouge de brique; long. 1 1794 millim., diam. 34 millim. Opercule petit, convexe-obtus. Spores arrondies, assez grandes. Fleurs mâles : fol. lancéolées, brièvement acuminées ; anthéridies courtes, peu nombreuses; paraphyses courtes ; leur dernier article très renflé. — Juin.

RR. Sur la terre argileuse et sableuse aux bords des chemins, dans les bois de l’Argonne , entre Clermont et Futeau , dans la Meuse , sur les grès verts (B.); sur le vogésias, près de Neustadt dans le Palatinat (Gümbel) — Environs de Paris : Bois de Verrières, au Carrefour des Paresseux (Durieu), environ de Lyon (Debat), Dauphiné : Balmes de Fontaine (Ravaud), Var : Massif des Oiseaux , Maurettes (De Mercey), Haute- Garonne : Toulouse (Jeanbernat), Tarn : Larroque de Vère, aux Gasques (M.-D. J.), Haute-Vienne (Lamy). — La var. longifolia Sch. (Physc. Bonplandi Bruch, Stirp. n° 1004) est caractérisée par ses feuilles oblongues-lancéolées, brièvement acuminées , superficiellement denticulées, ondulées, fleæueuses, molles (cellules marginales très allongées , jaunâtres); la capsule est subglobuleuse, munie d’un petit col. — Coilines sablonneuses , à Soultz, près de Guebwiller (Mühlenbeck ); dans les Landes , près de Saint-Séver (L. Dufour).

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