‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 290 sur 395 · FUNARIA HYGROMETRICA · texte numérisé non relu

FUNARIA HYGROMETRICA

Pédicelle allongé, flexueux. Capsule lisse ou cannelée, obovéepiriforme, munie d’un col atténué, bombée, à la fin plus ou moins arquée. Péristome double.

TJ. Capsule cannelée, munie d’un anneau; pédicelle très flexzueux ; opercule convexe. (E. 431.)

#31, Funaria hygrometrica Hedw. Spec. Musc. p. 172; Bryol. eur. t. 305; Stirp. n° 132; Mnium hygrometricum Linn. Spec.

Tige radiculeuse à la base, émettant des rameaux dressés ou ascendants, florifères ; long. 5—10 millim. ; gazons parfois très étendus, plus ou moins denses, d’un vert tendre. Feuilles rapprochées et formant une touffe qui contient les organes floraux; feuilles moyennes de l’involucre femelle grandes, lâchement imbriquées, très concaves, cochléariformes, rétrécies à la base, aiguës au sommet, molles, entières; la nervure atteint le sommet ; long. 3—4 millim., larg. 2 millim.; cellules grandes, à parois minces, hexagones, 2 fois aussi 1. q. l.; les basilaires hyalines, rectangulaires, un peu plus longues ; fol. intimes plus étroites et plus courtes. Vaginule très courte, ovale, nue. Pédicelle rougeûtre, flexueux, fortement tordu vers la gauche au sommet, se délordant avec vivacilé lorsqu'on l’humecte de nouveau, du reste, dressé ou diversement arqué ; long. 20—60 millim. Capsule grande, obovée-piriforme, un peu arquée, horizontale ou pendante, munie d’un col atténné distinct, rétrécie à l’orifice qui est oblique, d’un jaune vif, passant au brun, fortement cannelée à l’état sec ; long. 2 172—3 millim., diam. 1 172 millim. Opercule convexe, déprimé, petit, lisse, pourpre. Anneau formé de cellules hyalines, allongées, tombant d’une pièce. Dents du péristome (16) lancéolées, longuement atténuées, acuminées, munies de lamelles très saillantes latéralement, surtout vers le sommet, pourpres, légèrement contournées et formant un cône convexe qui se déprime à l’état sec; lanières internes lancéolées-acuminées, plus courtes, jaunes. Sporange très petit, relié par des filaments à la paroi capsulaire. Coiffe grande, embrassant toute la capsule, d’abord prismatique-pentagone, à la fin renflée, radiculeuse, fendue latéralement et surmontée d’un long acumen. Fleurs mâles terminant un rameau spécial, capituliformes ; fol. obovées-oblongues, ou subspatulées, aiguës, nerviées, étalées-dressées, légèrement denticulées: anthéridies petites; paraphyses à peine plus longues, nombreuses, très renflces, obtuses, — Maijuin.

676 62° GENRE : FUNARIA.

CC. partout, sur la terre, au pied des murs, dans les allées négligées, un peu fraîches et ombragées des jardins et plus particulièrement, dans les bois, sur les emplacements à charbon.

Funaria microstoma Br. Sch. Bryol. eur. t. 306.

Semblable au F. hygrometrica, mais feuilles nettement et assez longuement acuminées. Pédicelle plus ferme, bien que tres arqué, flexueux. Capsule à parois plus épaisses, plus finement cannelée, ordinairement penchée par la courbure du pédicelle. Opercule très petit, surmonté d’un petit mamelon. Péristome interne rudimentaire.

Lieux sablonneux ; terrains siliceux ; Calvados : Falaise (De Brébisson), Mayenne : château de Maison-Rouge (Lamy), indiqué dans l’Aude, à Forges (Roumeguère).

TT. Capsule lisse, sans anneau; pédicelle raide. (E. 432

432. F'unaria calcarea Wahlenb. Act. Holm. (1806); Schimp. Syn. p. 320; Funaria Muehlenbergii Schwægr. (ex parte) ; Bryol. eur. t. 303; Stirp. n° 1019 (non 786); F. mediterranea Lind.

Tige courte, dressée, simple ou peu divisée, radiculeuse à la base; long. 2—4 millim. Feuilles inférieures espacées, oblongues-lancéolées : les supérieures rapprochées et plus grandes, formant des touffes bulbiformes, imbriquées, concaves, largement ovales-oblongues, un peu rétrécies, décurrentes à la base, rapidement contractées en un long acumen piliforme, flexueux, planes aux bords, garnies, vers le sommet, de dents superficielles et obtuses, presque entières; la nervure s’arrète un peu au-dessous de l’acumen ou l’atteint; long. 2 mill., larg. 1 mill.; cellules grandes, hexagones ou subrectangulaires vers la base, en partie hyalines, 2—4 fois aussi L. q. 1. Fol. involucrales intimes plus petites; 5—6 archégones; pas de paraphyses. Vaginule conique, molle. Pédicelle rougeâtre, tordu vers la droite, à la base, et vers la gauche, au sommet; long. 3—4 millim. Capsule courte, oblique, obovée, munie d’un petit col atténué, légerement resserrée à l’orifice, irrégulièrement et peu ridée à l’état sec, brune: long. 1 172 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-conique. Dents du péristome lancéoléesacuminées, lamellifères, incombantes à l’état humide. Spores

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