‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 293 sur 395 · BRUCHIA VOGESIACA · texte numérisé non relu

BRUCHIA VOGESIACA

3° Famille : PHAsCACÉES.

Pédicelle court; capsule cachée dans l’involucre, plus rarement et brièvement exserte ou globuleuse, ovale ou oblongue , : obtuse, apiculée ou acuminée , munie ou dépourvue d’une columelle et d’un sporange ; spores ordinairement nombreuses, arrondies, papilleuses. Coiffe campanulée, conique ou fendue latéralement et oblique.

64 Genre : Bruchia Schwægr.

Fleurs monoïques ; vaginule cylindrique ; pédicelle droit ; capsule exserte, terminée par un long bec, munie d’un col très distinct ; sporange plus petit que là capsule; columelle persistant longtemps, développée; spores petites. Plante formant de petits gazons ; feuilles nerviées.

438. Bruchia vogesiaca Schwægr. Suppl. I, Sect. 11, p. 91, t. CXXVII; Bryol. eur.t. 11; Husnot, Musc. Gall. n° 202; Schuliz, Herb. norm. n° 797; Saproma vogesiacum Brid. ; Voitia vogesiaca Hornsch. Stirp. vog.-rhen. n° 706.

. Tige grèle, dressée ou ascendante, presque toujours simple, émettant des radicules ramifiées avec plus ou moins de régularité; long. 3--5 millim.; gazons denses, d’un beau vert jaunâtre, «plus ou moins étendus. Feuilles inférieures dresséesétalées, espacées ; les supérieures plus grandes , rapprochées et légèrement courbées-homotropes, étroitement oblongues, concaves à la base, puis rétrécies, linéaires-subulées, munies d’une assez forle nervure qui occupe tout l’acumen, canaliculées, denticulées aux bords et sur le dos, vers le sommet ; long. 2— 2 172 millim., larg. 173 millim.; cellules basilaires étroites, lisses, subrectangulaires ou rhombées, aiguës; 3—8 fois aussi 1. q. L., renfermant peu de chlorophylle. Fol. de l’involucre dilatées, oblongues, plus allongées , ensuite linéaires-subulées, étalées-flexueuses; 1—3 archégones; paraphyses courtes, peu nombreuses. Vaginule oblongue , brune. Pédicelle dressé ou flexueux, pâle ; long. 2—3 millim. Capsule exserte, oblongueclaviforme, munie d’un long col, généralement bien distinct, plus étroit, terminée au sommet par un bec pâle, droit ou légèrement arqué, d’abord d’un beau jaune, brunissant à la fin;

684 65° GENRE : PHASCUM.

long. 2—2 172 mill., diam. 193 mill. Coiffe conique-acuminée, brune au sommet, irrégulièrement lacérée, laciniée à la base, descendant jusqu’au tiers de la capsule, souvent plus allongée d’un côté que de l’autre. Spores pâles, anguleuses, grandes, fortement papilleuses. Membrane capsulaire mince. Sporange plus petit, oblong. A la fin, le tissu cellulaire qui remplissait d’abord le col se réduit à de simples filaments. Fleurs mâles sur un rameau spécial; 5—10 fol. dilatées, imbriquées à la base, puis rétrécies, linéaires-subulées et étalées; les intimes plus courtes ; 10—20 anthéridies oblongues; quelques paraphyses grêles, un peu plus longues. — Nous avons observé plusieurs fois qu'il naît, au-dessous des fleurs mâles, des innovations terminées, à leur tour, par des fleurs de même espèce. — Septembre-octobre.

RR. Sur la terre humide, dénudée, au bord des rigoles et sur le fumier de vaches très décomposé , dans l’escarpement du Castelberg, au Hohneck (Mougeot , 1822). C’est encore aujourd’hui l'unique localité connue de cette jolie petite mousse.

65e Genre : Phascum Schreb.

Fleurs monciques ou synoïques. Capsule globuleuse-obtuse ou oyale-apiculée , portée sur un pédicelle droit ou arqué, cachée dans l’involucre, plus rarement exserte, dépourvue de col, munie d’une columelle et d’un sporange adhérant complétement ou en partie à la paroi capsulaire. Coiffe petite, souvent fendue latéralement. Spores petites, nombreuses. Tige simple ou ramifiée, annuelle ou se renouvelant par des innovations basilaires. Plantes très petites, vivant isolées, gemmiformes ou plus grandes et formant des gazons. Prothalle fugace. è

Ÿ. Feuilles supérieures étroitement oblongues à la base, ensuite rétrécies et longuement subulées. (E. 439—442.)

a. Cciffe conique , lobulée à la base (E. 439.)

439. Phascum palustre Br. Sch. olim.; Stirp. n° 1002; Schultz, Fl. Gall. et G. exsicce. n° 970 et bis, Herb. norm. n° 998; Pleuridium palustre Bryol. eur. t. 10; Sporledera palustris Schimp. Coroll. et Syn.

Tige ascendante, innovant au-dessous des fleurs ; la tige ancienne s’affaisse et disparait presque complétement; long.

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