PHASCUM PALUSTRE
3—5 millim.; gazons fournis, jaunâtres. Feuilles inférieures étroitement et brièvement lancéolées, longuement acuminéessubulées par l’excurrence de la nervure, trés étalées-flexueuses ; les supérieures plus grandes et plus rapprochées, lächement dressées, souvent un peu courbées-homotropes , brièvement oblongues à la base, très longuement subulées, canaliculées, finement denticulées vers le sommet; nervure épaisse formant presque tout l’acumen; long. 3 millim., larg. 173 millim.; cellules basilaires à parois épaisses, molles, rectangulaires, 2—6 fois aussi 1. q. l.; les supérieures irrégulières, rhombées, etc. Fleurs plus ou moins complétement synoïques; fol, intimes brièvement dilatées à la base, brusquement contraclées en une longue pointe subulée : à l’aisselle de ces folioles, se rencontrent les anthéridies en petit nombre; 1—2 archégones ; quelques paraphyses grêles. Vaginule oblongue, nue. Pédicelle pâle, droit, court; long. 174 millim. Capsule brièvement ovaleoblongue, jaunâtre, terminée par un bec droit, oblus, médiocre ; long. 3/4 millim., diam. 178 millim. ; membrane capsulaire épaisse, solide; sporange distinct; columelle épaisse. Spores nombreuses, grandes, finement papilleuses, un peu anguleuses. Coiffe conique-acuminée, lobée à la base (3—4 lobes peu profonds). — Juin.
R. Lieux vaseux ou tourbeux , sur le sable humide , au bord des étangs, sur la vase des étangs en voie ‘le dessèchement, dans les Basses-Vosges , Limbach (Bruch), Bærenthal (Schimper), environs de Bitche et de Pirmasens, au Langweiher près de Neuhaüsel (Schultz\, près de Sarrebrück et de Neunkirchen (Winter); prairies humides de Roche-Bulon, dans le Jura (Lesquereux). — Près de Mende (Prost); AC. dans la Haute-Vienne (Lamy).
b. Coiffe fendue latéralement, d’un seul côté, oblique. (E. 440—%42 )
*, Fleurs mâles munies d’un involucre distinct; tiges émettant des rejets stériles, grèles. (E. 4410.)
440. Phascum alternifolium Pr. Sch. olim.; Wils. Bryol. brit. p. 35; Pleuridium alternifolium Bryol. eur. t. 10; Stirp. n° 707; Pleuridium subulatum Lindb.
Tige dressée, courte (24 millim.), émettant, la seconde année, de longs jets déprimés ; gazons Tâches, d’un vert sombre, noirâtre. Feuillés inférieures ovales-oblongues à la base, puis fortement rétrécies, acuminées, étalées, arquées en dehors, à peine denticulées, planes aux bords, munies d’une nervure
686 65° GENRE : PHASCUM.
dilatée qui occupe tout l’acumen; les supérieures longuement subulées, dressées ou légèrement homotropes; long. 2 millim. , larg. 174 millim.; cellules basilaires grandes, rectangulaires, 2—4 fois aussi L. q. 1. Les feuilles des rejets stériles sont lancéolées, aiguës, moins brusquement et moins finement acuminées. Fol. involucrales dressées, allongées, oblongues , élargies à la base, puis longuement et finement subulées, à peine denticulées aux bords; long. 3 172—5 millim.; 1—38 archégones ; quelques paraphyses grèles. Vaginule brièvement oblongue, brune. Pédicelle tres court. Capsule immergée, brune, ovale, arrondie à la base, terminée par une pointe courte, obtuse, légerement oblique. Spores grandes, brunes, fortement papilleuses. Coiïffe grande, descendant jusqu’au dessous du milieu de la capsule, fendue latéralement; long. 874 millim. Fleurs mâles axillaires, gemmiformes ; 2—4 fol. concaves, acuminées; anthéridies petites et peu nombreuses. — Juin.
R. Sur le revers des fossés , dans les lieux dénudés , frais, au bord des sentiers dans les bois, sur la terre argileuse, humide des champs, des prairies ; « assez répandu. » (Mougeot) ; champs de Luzerne à Saulxures et à Heïllecourt, près de Nancy (Godron), commun sur le grès bigarré, autour de Deux-Ponts (Bruch}), dans les environs de Wissembourg (Schultz), de Sarrebrück (Winter) ; dans les bois de Sarrebourg, sur le muschelkalk (B.), dans la forêt de Saint-Gorgon, près de Rambervillers (B.) Lesquereux n'indique pas cette espèce dans le Jura. — Environs de Paris, Haute-Vienne (Lamy), sud de la France.
**, Fleurs synviques, pas de rejets déprimés. (E. 441—449,)
441. Phascum subulatum Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 112 ; Pleuridium subulatum Bryol. eur. t. 9; Astomum subulatum C. Müll.; Pleuridium acuminatum Lindb.
Tige dressée ou ascendante, simple ou peu divisée; long. 2—5 mill.; gazons denses, parfois étendus, Jaunûtres. Feuilles lâchement dressées; les supérieures légèrement homotropes, oblongues-lancéolées à la base, ensuite longuement subulées, canaliculées, denticulées aux bords à partir du quart inférieur ; la nervure dilatée occupe l’acumen tout entier ; long. 4—5 mill., larg. 172 mill.; cellules basilaires hyalines, rectangulaires, à parois épaisses , 6—10 fois aussi L. q. L.; les feuilles inférieures sont lancéolées-acuminées, beaucoup plus courtes. Fleurs synoïques ; anthéridies petites, peu nombreuses ; 2—3 archégones ; paraphyses grêles, courtes, assez nombreuses. Vaginule cylindrique , ‘étroite, nue, brune. Pédicelle droit, extrêmement court, jaunâtre. Capsule immergée, brièvement oblongue-ellip-
449, PHASCUM NITIDUM. 687
tique ou subglobuleuse, jaunâtre, lisse, terminée en pointe dressée ou oblique, obtuse, très courte; long. { millim., diam. 23 millim. Coiffe pâle, petite, ne descendant pas au milieu de la capsule, fendue latéralement jusque près du sommet, très oblique. Organisation de la capsule et spores comme dans le P. palustre. Des innovations naissent au-dessous des fleurs et continuent la plante, au moins dans certains cas. — Juin.
C. Sur la terre sablonneuse , au bord des fossés, des chemins creux , sur les pentes, au bord des bois, dans les prairies , en plaine et dans les montagnes , partout. À l'exception de la coiffe et de la capsule plus brièvement apiculée , sabglobuleuse, cette espèce est très voisine du P, palustre,
442, Phascum nitidum Aedw. Musc. frond. 1, p. 92; Schuliz, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 577, Herb. norm. n° 399; Phascum axillare Dicks. ; Stirp. n° 605; Pleuridium nilidum Bryol. eur. t. 9.
Tige simple, rarement divisée; long. 2—4 millim.; gazons irréguliers ou assez fournis, d’un vert jaundtre. Feuilles successivement plus grandes, étroilement lancéolées, puis linéairesacuminées , étalées-dressées , légèrement homotropes, un peu concaves, planes aux bords, denticulées au sommet seulement , munies d’une nervure qui disparait au-dessous de l'extrémité ; long. 1 172 millim. ; cellules basilaires à parois minces, rectangulaires , 2—3 fois aussi 1. q:1.; les supérieures rhombéessubhexagones. Fleurs synoïques ; 2—3 anthéridies; 1—3 archégones; paraphyses grèles, peu nombreuses. Vaginule oblongue-subcylindrique. Pédicelle très court (174 millim.). Capsule brièvement ovale-oblongue, arrondie à la base, terminée par une pointe droite ou oblique, obtuse, courte, brune; long. 172 millim. Spores médiocres, papilleuses. Coiffe assez grande, ouverle latéralement, brune au sommet. — Pendant qu'une première fleur se développe, la tige continue de s’accroitre par innovation, et produit 2—3 fleurs successives donnant lieu à à des capsules dont la maturation se trouve de plus en plus tardive. — Octobre-novembre.
Sur la terre sablonneuse ou argileuse, nue, remuée depuis quelque temps, le long des haies, des fossés, aux lieux couverts, ou dans Les étangs desséchés, Bruyères (Mougeot), bois de Tomblaine (Godron), Mandray B.), Deux-Ponts (Bruch), Bitche, Wissembourg, Schleithal et Bienwald alt Sarrebrück (Winter), Mulhouse (Mühlenbeck), Münster (Blind), et ailleurs en Alsace (Schimper). — Calvados (De Brébisson), Hte-Vienne (Lamy).
688 65° GENRE : PHASCUM.
: Feuilles brièvement acuminées, élargies, ovales, obovées ou oblongues. (E. 443—449.) à
a. Feuilles oblongues-lancéolées, capsule émergée, apiculée ; pédicelle droit ou arqué. (E. 443—445.)
443. Phascum bryoides Dicks. Fasc. IV; Bryol. eur. t. 6; Stirp. n° 705; Schultz, Herb. norm. n° 999.
Tige dressée, parfois décombante, radiculeuse à la base, émettant des innovations grêles au-dessous des fleurs ; long. 5—10 millim. ; gazons lâches, parfois étendus, d’un vert un peu jaunâtre. Feuilles inférieures petites, espacées, ovales-lancéolées, acuminées; les supérieures ovales-oblongues, concaves, élalées à l’état humide, un peu crépues-contournées à l'état sec, étroitement révolutées aux bords jusque vers le milieu ou les trois quarts, entières, médiocrement acuminées par l’excurrence de la nervure; long. des feuilles supérieures 3 172 millim., larg. 374—1 millim.; cellules basilaires hyalines, à parois minces, rectangulaires, 8—6 fois aussi 1. q. 1. ; les supérieures carrées ou subhexagones, courtes, lisses, renfermant de gros grains de chlorophylle ; les cellules basilaires des fol. florales intimes sont plus allongées, 6—10 fois aussi 1. q. L. Fleurs femelles : 2—3 archégones ; paraphyses grêles et courtes. Vaginule brièvement ovale, brune. Pédicelle brun ou rougeätre au sommet, dressé, rarement arqué; long. 2—3 millim. Capsule exserte, ovale-oblongue, un peu courhée, munie d’un petit col à la base, terminée par un bec oblique, obtus, médiocre. Coiffe descendant à peine au milieu de la capsule, longuement fendue latéralement, oblique, acuminée. Fleurs mâles gemmiformes, axillaires, au-dessous des fleurs femelles; 2—3 fol. ovales, aiguës, nerviées ; 5—6 anthéridies oblongues, courtes ; quelques paraphyses légèrement renflées. — Mars-avril.
Nul sur les terrains siliceux purs des Hautes-Vosges ; assez répandu, dans les terrains calcaires ou argilo-calcaires, au bord des champs, des vignes, sur Les collines, dans Les lieux négligés, gramineux, dans Les plaines de l’Alsace et de la Lorraine, assez rare dans le Jura. — Dans les mêmes conditions dans presque toute la France.
44&. Phascum rectum Sm. Engl. Bot. p. 905, t. 330; Bryol. eur. t. 6; Stirp. n° 804.
Tige simple, dressée; long. 2—3 millim.; gazons parfois . denses, très pelits, d’un vert passant au brun. Feuilles infé-