‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 304 sur 395 · Sphagnum cymbifolium Æhrh. Hann. Mag.; Stirp. < n · texte numérisé non relu

Sphagnum cymbifolium Æhrh. Hann. Mag.; Stirp. < n

Plante occupant de vastes espaces, molle, d’un vert pâle ou glaucescent, passant parfois au roux brun ou au violet pâle. Tige robuste, ascendante, rougeûtre; long. 15—920 centim. Rameaux espacés ou plus souvent rapprochés, groupés 3—5, ordinairement 4; 2 atténués, pendants; les autres renflés, cylindriques, épais, brièvement atténués, arqués-divergents, parfois ascendants, longs de 10—20 millim, Zône corticale de la

719 1. SPHAGNUM CYMBIFOLIUM.

tige formée de 3—4 couches de cellules très grandes, rectangulaires, munies de 1—2 pores et de fibres spirales entrecroisées ; zône médiane formée de 5—6 couches de cellules linéaires, à parois épaisses, brunes ou orangées. Feuilles caulinaires largement lingulées, obtuses, infléchies aux bords, exactement renversées ; long. 1 172 millim.; cellules hyalines allongées, aiguës, 8—10 fois aussi 1. q. l.; les supérieures brièvement rhombées, à contours tres flexueux ; oreillettes très petites, formées seulement de quelques cellules. Feuilles moyennes des rameaux imbriquées, très légèrement étalées par la pointe, largement ovales, obtuses, très concaves, incurvées aux bords vers le sommet, étroitement marginées; long. 2—9 172 millim., larg. 1 172 mill.: cellules linéaires très étroites ; cellules hyalines très grandes, saillantes, subhexagones ou rhombées ; pores larges, 2—5 sur chaque cellule. Fol. involucrales externes ovales; les intimes très grandes, plissées, plus ou moins complétement engaînantes, largement elliptiques :; long. 4—5 millim. Capsule à la fin exserte, brièvement: elliptique , subglobuleuse ; long. 2 172—3 millim.; à l’état sec, après la sporose, elle apparaït tronquée, mais très peu évasée. Spores brunes. Rameaux florifères de la plante mâle bruns ou rougeûtres. — Eté.

C. dans les marécages, dans les lieux humides des forêts de toute la chaîne des Vosges, sur le granite et les grès, ainsi que dans les plaines sur les terrains d’alluvion siliceuse; dans la forêt de Serre et les tourbières du Haut-Jura. La var. congestum Schimp. (S, compactum Brid. ex parte) forme, dans les tourbières, aux lieux secs, et parmi les bruyères légèrement humides, des touffes raides, très denses, moins étendues, plus ou moins jaunâtres ; les rameaux sont courts, obtus, très rapprochés, enlacés ; les feuilles paraissent subaiguës à cause de l’inflexion des bords.

2. Sphagnum subsecundum Nees et Hornsch. Bryol. germ. Erst: Th. S. 17, t. IT; Stirp. n° 806; Büillot, exsice. n° 580.

Tige dressée, rarement bifurquée, assez ferme, d’un jaune

foncé ; long. 8—10 centim.; rameaux groupés au nombre de 6;

3—4 grêles, pendants; 2—3 arqués en dehors et le dernier

ascendant contourné; touffes généralement peu étendues,

vertes ou tachetées de jaune de rouille. Zône corticale de la tige formée d'une seule couche de cellules allongées, médiocres, dépourvues de pores; zône médiane formée de 3—4 couches de cellules orangées, petites, à parois épaisses. Feuilles caulinaires ovales-triangulaires, arrondies, un peu corrodées, au sommet, largement marginées (3—4 séries de cellules linéaires), dresséesétalées ; long. 1 millim., larg. 23 millim. ; oreillettes arrondies, formées de 5—6 cellules allongées, rayonnantes, autour d’une

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