SPHAGNUM SQUARROSULUM
versale); cellules de la zône médiane simplement 7aunûâtres ; zône centrale étendue. Feuilles caulinaires dressées, concaves, ovales-lingulées, obtuses, légèrement corrodées au sommet, étroitement marginées; long. 1 172 millim., larg. 374 millim. ; cellules hyalines de la base étroites; les supérieures rhombées, courtes, dépourvues de pores et de fibres. Rameaux groupés 4—6 ; 2—3 pendants, allongés, très grèles; les autres arqués relombants, atténués ; feuilles raméales moyennes dilatées à la base, obovées-suborbiculaires, imbriquées, puis brusquement contractées en un acumen lancéolé, canaliculé par l’inflexion des bords, très étalé, presque divergent, denticulé au sommet (3 petites dents); long. 1 172—1 374 mill., larg. 1 mill.; 2 séries de cellules marginales ; cellules hyalines de la base allongées, garnies de fibres et percées de quelques pores très grands; les supérieures , sur l’acumen, courtes, 3—4 fois aussi 1. q.1., à contours peu nels, très réduites, percées de 3—6 pores petits, inégaux ; canaux à chlorophylle relativement très développés. — Les dimensions beaucoup plus faibles de toutes les parties, la forme des feuilles raméales et leur tissu ne permettent que difficilement de réunir cette plante au S.-squarrosum. Son mode de floraison n’est pas connu.
Tourbières des Ponts dans le Haut-Jura (Lesquereux).
7. Sphagnum cuspidatum Ehrh. Decad. n° 251; Stirp. n° 405 ; S. cuspidatum b. submersum Schimp. Syn. p. 676.
Touffes souvent inondées, flottantes, vertes à la surface, décolorées à l’intérieur. Tige allongée (20—40 centim.), grêle, mais {enace, d’un vert pâle passant au brun; zône corticale formée de 2—3 couches de cellules assez distinctes, comprimées d'avant en arrière, allongées , dépourvues de fibres et de pores ; zône médiane formée de 4—5 couches de cellules vertes, jaunâtres ou brunes, médiocrement épaissies; cellules de la zône centrale plus grandes, hyalines. Feuilles caulinaires réfléchies, ovales-triangulaires , infléchies aux bords vers le sommet, dentées à ce point (2—4 dents), long. 1 192 mill., larg. { mill.; oreillettes sous la forme de petites saillies ovales; cellules hyalines inférieures linéaires, allongées ; les supérieures plus courtes, de mème forme , garnies de fibres et percées de quelques petits pores ; cellules à chlorophylle très distinctes, larges; 4—5 séries de cellules marginales. Rameaux groupés 3—5, ordinairement 4; 2 grèles, très allongés ; les autres arqués, retombants, également atténués; long. 10—15 millim. Feuilles moyennes de ces rameaux dressées-étalées à l’état humide, plus étalées encore à l’état sec, étroitement lancéolées, rétrécies et longuement
718 7. SPHAGNUM CUSPIDATUNM.
linéaires-acuminées à cause de l’inflexion des bords , denticulées au sommet (4 dents); long. 8 millim., larg 172 millim.; 3—5 séries de cellules marginales; cellules hyalines allongées, flexueuses, garnies de fibres spirales très nombreuses, les supérieures 8-10 fois aussi L. q. l., percées de pores rares, souvent très petits; canaux à chlorophylle restant bien distincts, très verts. Rameau fertile allongé ; 15—20 fol. ; les supérieures très grandes, engaïnantes à la base, obtuses, souvent bifides au sommet, entourées d’une marge très élargie; cellules hyalines extrêmement allongées; les supérieures seulement garnies de quelques fibres et percées de pores peu nombreux. Capsule exserte , dilatée à l’orifice, infundibuliforme apres la sporose, à l’état sec. Chatons mâles orangés ou brunâtres. — Eté.
b. Mougeotii N. Boul.(S. Mougeotii Schimp. Stirp. vog.rhen. n° 1806; S. cuspidatum, forma typica Schimp. Syn. p. 676. — Forme bien distincte. Touffes plus ou moins dressées ou ascendantes ; zône corticale de la tige à peine distincte de la zône médiane; feuilles caulinaires brièvement ovales-triangulaires, formées de cellules plus courtes, toutes dépourvues de pores et de fibres. Rameaux groupés 5—6 ; les rameaux pendants
très atténués, souvent très allongés, 20—95 millim. Feuilles
raméales moyennes oblonques-lancéolées, acuminées , infléchies aux bords, denticulées au sommet, étalées-fexueuses à l’état sec; long. 3 millim., larg. 1 millim.; 1—2 séries de cellules marginales ; cellules hyalines très allongées, 15—20 fois aussi I. q. l., dépourvues de pores ou pores peu communs. Les fol. du rameau fertile ont des cellules hyalines tout à fait dépourvues de pores et de fibres.
La forme type dans les fossés inondés des tourbières, surtout des Hautes- Vosges et du Haut-Jura ; la var. b. disséminée dans les lieux très humides, les marécages des boïs, dans toute la chaîne des Vosges ; Bruyères, Saint- Dié, Deyvillers, Retournemer, etc. Autour de ces formes, se meuvent de nombreuses variations en plus ou en moins; elles portent principalement sur la longueur des tiges, des rameaux et des feuilles qui sont plus ou moins longuement acuminées ; les rameaux sont aussi parfois très effilés.
Sphagnum molle Sulliv ; S. Muelleri Schimp. Monogr. et Syn. p. 686 ; S. molluscoides C. Müll. Syn.1 , p. 99. — Espèce ayant quelque ressemblance avec le S. rigidum , mais beaucoup plus molle et monoïque; zône corticale formée de 3 couches de grandes cellules molles ; cellules de la zône médiane pâles , jaunâtres ; feuilles caulinaires très rapprochées et grandes , lingulées-obovées, légèrement denticulées au sommet; cellules hyalines supérieures garnies de fibres et percées de quelques pores. Feuilles raméales ovales-lancéolées, fortement involutées aux bords, denticulées au sommet, érès étroitement marginées , formées de cellules hyalines érès enflées et très molles, enveloppant les canaux à chlorophylle, garnies de fibres, percées de quelques pores assez grands. — Dans les bruyères humides de nombreuses localités en Silésie, en West-
phalie ; C. en Hollande.