‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 338 sur 395 · JUNGERMANNIA EXSECTA · texte numérisé non relu

JUNGERMANNIA EXSECTA

et là, C. dans les Hautes-Vosges ; dans les Faucilles , près de Darney, sur le grès vosgien ; sur les grès verts de l’Argonne (B.). — Dans l'Auvergne et la Haute-Vienne, R. (Lamy).

21. Jungermannia exsecta Schmied.; Nees ab Es. Syn. p.77; Stirp. n° 533.

Tige couchée, simple ou divisée, redressée à l’extrémité, flexueuse, garnie de radicules hyalines; long. 10—20 millim. ; plante vivant isolée ou ne formant que de petits groupes, d’un vert brunätre. Feuilles rapprochées , insérées presque perpendiculairement, serrées près de la tige et à demi embrassantes par leur base, puis très étalées ou même arquées en dehors, tout en restant concaves, canaliculées , largement ovales, très inégalement bilobées ; dans les feuilles moyennes , vers le milieu du bord antérieur, se détache un lobule, lancéolé-triangulaire, aigu ou apiculé, plus ou moins ascendant, relié au reste de la feuilie par un sinus arrondi-obtus lorsque la feuille est étalée, assez fréquemment toutefois ce sinus est aigu ; le lobe inférieur, beaucoup plus grand, est entier, ovale, apiculé ou plus habituellement émarginé, bidenté ou bilobulé au sommet; ces lobules petits, subaigus: vers l’extrémité des innovations, on trouve des feuilles lobulées seulement au sommet; le petit lobe entier, lancéolé, aigu, rapproché de l’autre qui est ovale, obtus, superficiellement d@nticulé; sinus aigu ; longueur moyenne des feuilles 1—1 172 millim.; larg. 3/4—1 millim., cellules à parois très épaisses ; les basilaires médianes obtuses, 3—4 fois aussi 1. q. L.; les supérieures arrondies ; sur le contour du lobe principal, on remarque une bande de cellules allongées, dressées, Fol. de l’involucre lächement dressées, ovales, concaves, lobées vers le milieu latéralement; lobe principal bilobulé à son tour; lobules aigus, inégaux. Périanthe päle, oblong, atténué à la base, plissé vers le sommet ; 2 plis principaux, dont l’intervalle présente des plis moindres, nombreux; orifice lobulé ; lobules longuement ciliés; long. du périanthe 2 172 millim., diam. { millim. — Plante dioique.

A terre et sur les rochers; Bresoir, Hohneck, Bruyères (Mougeot) ; disséminé dans toutes les Vosges , sur le granite et le grès vosgien, bien qu’en petite quantité dans chaque endroit, sur les terrains en pente, dans les forêts, au bord des chemins creux, au milieu des mousses peu développées , dans les lieux sablonneux , à demi ombragés. — Plante trouvée jusqu'ici seulement à l’état stérile dans notre circonscription.

Jungermannia Dicksoni Hook. Brit. Jung. t. 48.

Tige rampante, simple. Feuilles obliques, ascendantes, lar- <

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gement ovales, profondément lobées, (jusqu’au delà du milieu), à demi condupliquées; sinus aigu; lobes aigus, un peu inégaux; l’inférieur ovale-oblong ; le supérieur plus petit, lancéolé, étalé. Fol. de l’involucre peu distinctes. Périanthe dépassant longuement l’involucre, ovale, fortement plissé; orifice presque tronqué, finement denticulé. Pédicelle court. Capsule arrondie.— Printemps.

Sur des rochers ombragés en Normandie , à Mortain (De Brébisson) ; se trouve principalement en Irlande.et en Ecosse.

Jungermannia Conradi Cord. in Sturm F1. germ.; N. ab E. Syn. p. 77. — Espèce distincte du J. exsecta par ses feuilles inégalement bilobées ; lobe principal obové, entier, arrondi, apiculé ; le plus petit dentiforme, courbé, arqué. Périanthe membraneux , denticulé à l’orifice. — Heidelberg (Zeiher), dans l’Odenwald (Hübener)

22. Jungermannia minuta Dicks. II, p. 13; N. ab Es. E. Leb. 1, p. 254; Stirp. n° 438.

Tige assez courte (10 mill.) ou très allongée (30—40 mill.), dépourvue de radicules, ne se dénudant pas, dressée au milieu des touffes de mousses, procombante à l’état libre, simple, bifurquée ou garnie d'innovations (3—5) fasciculées. Plante croissant mélangée à des mousses ou à d’autres hépatiques. Feuilles raides, à peine hygroscopiques, peu denses, presque wniformes, très élalées, obliques, concaves, de forme générale largement ovale, dilatées, subauriculées par le bord postérieur, bilobées jusque près du milieu; sinus aigu; lobe postérieur ovale, aigu ou apiculé, concave; lobe antérieur notablement plus petit, subtriangulaire, presque de même forme, lâchement dressé et un peu connivent vers le lobe postérieur; parfois encore les deux lobes sont obtus ; ils sont toujours entiers; long. 172— 374 millim. ; cellules alignées, arrondies, médiocres , à parois Jaunes très épaisses, en sorte qu’elles paraissent distantes. Fol. de linvolucre très dilatées transversalement (larg. 1 174 mill.), dressées, concaves, léchement imbriquées, 2—3—5—lobées ; lobes aigus ou acuminés. Périanthe dépassant l'involucre de toute sa moitié supérieure, oblong-subcylindrique ou légèrement obové, obtus, fortement plissé (5—6 plis prolongés), lobuléfrangé ou longuement cilié à l’orifice; archégones nombreux. Plante dioique, rarement fertile. Fleurs mâles ne formant pas d’épis bien nets. Souvent les feuilles supérieures sont fortement corrodées-laciniées par la chute de nombreuses granulations étoilées.

C. dans les Hautes-Vosges, dans les touffes de mousses qui garnissent les anfractuosités des rochers de granite et de grès vosgien , ou recouvrent les

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blocs entassés dans les forêts; Basses-Vosges (Lammers); Haut-Jura : Faucille , Dôle, Salève (J. Müller). — Dans presque toutes les hautes montagnes de France. — Lorsque cette plante forme des touffes libres, elles sont d’un vert jaunâtre passant au brun obscur; elle offre quelque analogie avec le Sarcoscyphus densifolius.

98 Section : communes N. ab Es. — Feuilles de formes variées, entières , bidentées, 2—3--5-—partites, subhorizontalesaplanies ou dressées-concaves, verticales ou subverticales. Amphigastres nuls ou diversement développés. Périanthe oblong ou obové, plus ou moins plissé. (E. 23—48.)

A. Feuilles entières, arrondies ou à peine émarginées au sommet; suborbiculaires , obovées ou oblongues. (E. 23—55.)

j. Des amphigastres. (E. 23—25.)

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