Jungermannia Taylori Hook. Brit. Jung. p
Tige entièrement couchée ou se relevant un peu à l'extrémité, simple, parfois dichotome , peu divisée, ou émettant de la base, plus rarement au sommet, des jets grêles, allongés, garnie de radicules hyalines, très abondantes; long. 20—40 millim. ; plante vivant isolée au milieu des sphaignes ou des mousses, ou formant dans la vase des tourbières, des gazons plus ou moins étendus , d’un vert sale, jaunätre ou brun à la surface. Feuilles de deux sortes : les unes orbiculaires, plus ou moins grandes selon la vigueur des tiges, subhorizontales sur les tiges couchées, redressées , concaves, infléchies aux bords sur les jets ascendants; diam. 1 192—2 millim.; cellules relativement très grandes, à parois molles, mais épaisses, hexagones-subarrondies , renfermant de nombreux grains de chlorophylle; les autres occupant à elles seules certaines portions des tiges, surtout les parties couchées et robustes, ovales ou mème ovales-lancéolées , obtuses, concaves, corrodées par la chute de granulations, dressées, légèrement étalées par rapport à l’axe, toujours rapprochées; long. 2 millim., larg. 1 192 millim.; cellules, particulièrement sur une large bande médiane, subrectangulaires , à angles émoussés, allongées, 2—4 fois aussi 1. q. L. Amphigastres lancéolés, acuminés, entiers; on les rencontre sur les portions de tiges garnies de feuilles ovales. La plante que nous venons de décrire, demeure constamment stérile dans nos ré-
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gions ; l'axe est terminé fréquemment par des gemmes prolifiques. C'est la var. anomala N. (J. anomala Hook.)
C. dans les tourbières des Hautes-Vosges , presque partout , hauteurs de Vagney, de Tendon, du Tholy, de La Bresse, de Gazon-Martin, etc.; également dans les Basses-Vosges , dans les Faucilies , dans tout le Haut- Jura, et dans les tourbières de presque toute la France. — La forme type du J. Taylori a des feuilles constamment orbiculaires , des tiges plus développées, allongées ; elle forme de larges touffes très denses sur les parois humides des rochers. Les fol. involucrales sont plus grandes que les feuilles caulinaires , étalées, ondulées, sinuolées et même denticulées au sommet; le périanthe est atténué au sommet, bilabié, et les bords de l’orifice garnis de gros cils mous. Plante dioïque.
24. Jungermannia Schraderi Mart. FI. Erl. p. 180; J. autumnalis D. C.; Stirp. n° 528.
Tige verte, couchée et garnie de radicules hyalines abondantes, sur les points en contact avec des corps humides, redressée, flexueuse, souvent grêle, au milieu des touffes de inousses, presque simple ou plusieurs fois divisée; ramifications atténuées, ascendantes, dans les endroits touffus, déprimées, radicantes dans les endroits découverts ; long. 10—40 millim. ; plante vivant isolée ou formant des tapis d’un vert foncé, passant parfois au brun rougeûtre. Feuilles à demi imbriquées ou espacées, insérées très obliquement ou presque perpendiculairement, subhorizontales, aplanies sur les tiges déprimées, âressées sur les tiges ascendantes, souvent encore, dans ce cas, étalées par le sommet, suborbiculaires, ou brièvement elliptiques, arrondies au sommet, brièvement décurrentes par le bord antérieur; diam. {—1 172 millim.; cellules assez grandes, heæagones-subarrondies. Amphigastres linéaires, sélacés, formés de 2—5 séries de cellules, présents sur certaines parties des tiges, nuls sur d’autres. Fol. involucrales externes brièvement et largement obovées, entières ou émarginées, étalées, ondulées au sommet; les intimes (1—-3) laciniées-mullifides; lanières lancéolées-subulées, nombreuses (5—6) ; amphigastres correspondants plus ou moins adhérents aux feuilles voisines, également laciniés, beaucoup plus développés. Périanthe obovéoblong ou subcylindrique, légèrement comprimé, subtrigone, fortement plissé (3—5 grands plis) dès le milieu ou même des le tiers inférieur, lacinié-frangé à l’orifice, long. 2—92 172 mill., diam. 1 174; 10—15 archégones. Fleurs mâles formant de petits épis bruns ; fol. exactement imbriquées, tres concaves, orbiculaires ; anthéridies globuleuses, grandes, très brièvement pédicellées; les amphigastres manquent sur les portions de tiges occupées par ces fleurs. — Premier printemps et dès l’automne.
25, JUNGERMANNIA SUBAPICALIS. 785
Sur les rochers au milieu des touffes de mousses, particulièrement de Dicranum; sur ies troncs pourris ei même sur la terre, au milieu des mousses ; vallée de la Vologne, cascade de Tendon (Mougeot), roche des Ducs à Rochesson (Pierrat), Saut-du-Bouchot à Vagney, Corcieux, Saint- Dié, Blanchemer, Belle-Briette, Hohneck (B.). — Montagnes granitiques du Centre de la France, Haute-Vienne (Lamy,. Nees ab Es. indique aussi cette espèce dans le Jura et en particulier à Bâle. Nous n'avons pas trouvé la var. undulifolia N. caractérisée par ses feuilles supérieures émarginées, ondulées, les fol, de l’involucre lobées, sinueuses, très ondulées et les amphigastres beaucoup plus développés, ovales, trifides.
25. Jungermannia subapioalis N. ab E. E. Leb.I, p.310; Stirp. n° 1138.
Tige couchée, flexueuse, médiocre ou grêle, garnie de radicules hyalines; long. 10—30 millim.; gazons déprimés, enlacés, d’un vert foncé, passant à des teintes brunes et même noirâtres. Feuilles espacées à la base des innovations, rapprochées à leur extrémité, subhorizontales, ou étalées, concaves, tres rarement dressées , largement ovales, suborbiculaires, contractées à la base, brièvement décurrentes, entières, obtuses au sommet; diam. 3/4— 1 millim. ; cellules subhexagones, à angles émoussés, assez petites ; les marginales ne sont pas distinctes. Fol. de l’involucre peu distinctes, imbriquées ou légèrement étalées, un peu plus grandes, ovales, obtuses, entières, atteignant le milieu du périanthe. Celui-ci oblong-subcylindrique, lisse, plissé à partir des 23 (6—8 plis), atlénué vers l’orifice qui est denticulé, brièvement frange; long. 1 192—2 172 millim., diam. 3J4—1 millim.; 7—8 “archégones. Fleurs mäles comme dans l'espèce précédente. Sur les tiges stériles grèles, les feuilles sont espacées, plus étroites, ovales-elliptiques. Dans cette espèce, les amphigastres sont triangulaires-acuminés ou très petits, subulés ; ils manquent assez fréquemment, particulièrement sur les parties un peu anciennes des tiges. — Premier printemps.
Sur les pierres et les rochers humides, sur la terre, dans les forêts sur les terrains siliceux; vallées de la Vologne et des Rouges-Eaux, Bruyères ” (Mougeot), Ballon de Servance et sur le grès bigarré près de Darney (B.). — Bois de la Bâtie, près de Genève (Müiler),
++. Pas d'amphigastres. (E. 26—35.)
a. Radicules d’un rouge vif; périanthe atteignant à peine la hauteur des fol. de l’involucre ou plus court. (E. 26.)