JUNGERMANNIA HYALINA
abondantes, se redressant un peu au sommet; long. 5—920 millim.; gazons denses, étendus, d’un vert päle. Feuilles espacées et étalées sur les jets grèles, plus rapprochées, se recouvrant à demi sur les tiges fertiles, presque uniformes, subverticales, ascendantes, concaves, légerement incurvées aux bords, s’étalant plus ou moins selon les conditions, suborbiculaires, dilatées transversalement, un peu décurrentes par le bord antérieur ; diam. 1 174—1 172 millim. ; cellules grandes, subarrondies ou brièvement oblongues, à parois molles, mais épaisses, avec des espaces intercellulaires distincts. Les 4 fol. de l’involucre adhérentes en partie au périanthe ; les deux intimes libres seulement par leur moitié supérieure, très dilatées, ondulées aux bords et éfalées par le sommet. Périanthe pâle, obové, épais, dépassant l’involucre par le tiers supérieur, un peu rétréci, apiculé au sommet, fortement plissé (4 plis principaux, subdivisés), lobulé à l'orifice, après la sortie de la capsule; lobules presque entiers; long. 2 millim., diam. 1 194 millim. Capsule subglobuleuse. — Premier printemps.
Hohneck (Mougeot); nous n'avons pas vu d'échantillons authentiques provenant des Vosges; indiqué au Petit-Salève (J. Müller); dans les Basses-V osges (Hübener). — Haute-Vienne (Lamy). — Nees attribue à cette espèce des radicules rouges ; tandis que M. Gottsche déclare ce caractère exclusivement propre au J. obovata ; c'est d’après la plante publiée dans les Hepaticæ europeæ, sous le n° 469, que nous avons rédigé la description qui précède
28. Jungermannia crenulata Sm. Engl. Bot.; N. ab Es. Syn. p. 90; Stirp. 435 et 1417; Husnot, H. G. n° 81.
Tige grêle, couchée, radicante (radicules hyalines), émettant des rejets stoloniformes effilès; long. 10—35 millim.; gazons plus ou moins fournis, souvent très läches, déprimés, d’un beau vert tendre ou passant au brun et au rouge. Feuilles molles, très espacées et très petites, ascendantes, concaves sur les jets grèles, rapprochées, imbriquées, dressées, concaves, rendant l’axe comprimé verticalement, sur les tiges fertiles, du reste. subréniformes ou suborbiculaires; long. 1 millim., diam. transversal parfois 1 1792 millim. ; cellules molles, subhexagones ou subarrondies, avec des espaces intercellulaires peu développés; les basilaires plus grandes et plus transparentes ; sur le contour des feuilles une série de cellules à parois plus épaisses, jaunâtres, allongées, formant une marge ordinairement très distincte. Fol. de l'involucre peu distinctes, dressées, imbriquées, ou légèrement étalées par le sommet, obovées-orbiculaires. Périanthe obové, plissé vers le sommet, lacinié à l’orifice, dépassant du tiers l’involucre ordinairement coloré en rouge vif
788 6® GENRE : JUNGERMANNIA.
ainsi que les folioles voisines ; archégones peu nombreux. Pédicelle court; long. 2—3 centim. Capsule subglobuleuse ou brievement oblongue. Selon les conditions de sécheresse ou d’humidité plus ou moins prolongées, cette plante émet des rejets stoloniformes plus ou moins abondants. — Avril-mai.
C. Sur la terre humide, au bord des chemins creux ou négligés dans les forêts, ou au bord des creux dans lesquels l’eau séjourne pendant une partie de l’année; presque partout ; nous avons recueilli cette plante en bel état de fructification à Saint-Dié.
29, Jungermannia nana NV. ab Es. E. Leb. I, p. 317.
Tige courte, ascendante ou dressée, garnie de radicules
hyalines, abondantes, émettant, vers le sommet, des rameaux
grêles ou plus épais, souvent dressés, raides, fasciculés ; gazons denses, d’un beau vert foncé, passant au vert pâle ou au brun. Feuilles insérées presque perpendiculairement, étroitement imbriquées ou légèrement étalées, non décurrentes, tout à fait arrondies, quelquefois un peu rétuses au sommet, parfois dilatées transversalement , fermes; diam. 1 192 millim. ; cellules assez grandes, subarrondies, à parois épaisses; espaces intercellulaires {rès distincts, triangulaires : les marginales souvent plus allongées, à parois épaisses, formant une marge peu nelte. Fol. de l’involucre imbriquées, semblables aux feuilles caulipaires. Périanthe dépassant l’involucre de la moitié ou du tiers supérieurs, ovale, non comprimé, muni, vers le sommet, de 4 plis d'abord aigus, puis obtus, presque ailé, brièvement apiculé avant la sortie de la capsule, puis ouvert et brièvement lobulé. Capsule subglobuleuse, d’un brun marron. Spores petites, arrondies, brunes. — Printemps.
«Sur la terre dans les sentiers au Hohneck >» (Mougeot); près de Deux-Ponts (Müller, Nees), Dôle (J. Müller), Fleurier (Lesquereux). — Bords de l’Arve (J. Müller), Haute-Vienne (Lamy).
-30. Jungermannia sphærocarpa Hook. Brit. Jung. t. 14;
N. ab Es. Syn. p. 93; Stirp. n° 529.
Tige courte (5—15 millim.), dressée ou ascendante, ordinairement simple, plus rarement divisée, ferme, garnie de radicules hyalines peu fournies; gazons denses, d’un vert foncé obscur. Feuilles ordinairement rapprochées, étalées-dressées, concaves, brièvement décurrentes, orbiculaires ou même dilatées transversalement; diam. 1 172—1 394 millim.; cellules à parois minces, de grandeur moyenne, carrées subarrondies ou hexagones ; les marginales carrées, de même grandeur que les