‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 340 sur 395 · Jungermannia obovata:N. ab E. E. Leb. I, p · texte numérisé non relu

Jungermannia obovata:N. ab E. E. Leb. I, p

Tige déprimée ou à peine ascendante, garnie de radicules

786 6® GENRE : JUNGERMANNIA.

abondantes, ordinairement d’un beau rouge violacé, émettant, de la base ou de l’aisselle des feuilles, des innovations gréles ; long. 15—30 millim. Feuilles des tiges fertiles successivement plus grandes, rapprochées, souvent imbriquées, brièvement ovales-suborbiculaires, à insertion légèrement oblique, brièvement décurrentes, dressées, concaves, ou subverticales, ou concaves à la base, puis très étalées, aplanies par le sommet, entières ; long. 1 172—2 millimètres, cellules subarrondies, ou obscurément hexagones, les basilaires un peu allongées; les marginales ordinairement carrées, parfois allongées, rayonnantes, toutes à parois minces, renfermant de la chlorophylle; des espaces intercellulaires étroits. Sur les pousses grèles, les feuilles sont ordinairement très espacées; elles restent assez grandes, ovales, subhorizontales, aplanies, ou un peu concaves, en forme de sac à la base. Les deux fol. supérieures de l’involucre longuement cohérentes avec le périanthe, obovées, dilatées, très étalées par le sommet. Périanthe ne dépassant pas ces folioles lorsqu’on les redresse, libre seulement sur une longueur de 1 millimètre à peine, plissé (4-6 plis), un peu atténué à l'extrémité, lobulé; lobes entiers ou sinuolés. Capsule subglobuleuse. Plante dioïque. — Premier printemps.

Sur les parois des rochers humides, dans les forêts, près des torrents et des cascades, sur le granite; Hohneck, cascade du Chaufour (Mougeot), hauteurs de Rochesson (Pierrat), Ballon de Servance, Blanchemer, hauteurs de La Bresse, non loin du lac des Corbeaux (B.). — Mont-Dore (Lamy). M. Gottsche (Hep. eur. n° 266) rattache à cette espèce toutes les Jungermannes à feuilles entières et garnies de radicules rouges, tandis que Nees attribue ce caractère au J. hyalina et n’en parle pas au sujet du J. obovata. Sur certains échantillons de cette dernière espèce, nous avons trouvé des radicules presque entièrement hyalines, et sur d’autres espèces des radicules pourpres, en particulier, sur une espèce à feuilles bilobées, publiée par confusion sous ce même n° 266 de la collection de M. Rabenhorst. Ce caractère, utile certainement, ne nous paraît pas exclusif.

b. Radicules hyalines; périanthe dépassant l’involucre. (E. 27—533.)

*, Feuilles orbiculuires ou même dilatées transversalement. (E. 27

o. Des espaces intercellulaires opaques. (E. 26—50.)

27. Jungermannia hyalina Lyell in Hook. Brit. Jung. t. 63; Gotische in Rabenh. Hep. eur. n° 469; N. ab Es. Syn. p. 92?

Tige pâle, étroitement couchée, garnie de radicules hyalines

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