Jungermannia tersa NV. ab Es. E. Leb. 1, p
Tige dressée ou ascendante, simple ou peu divisée, garnie, à la base seulement, de radicules hyalines abondantes; long. 15—35 millim.; touffes assez denses, d'un vert foncé, passant au brun. Feuilles uniformes, insérées plus ou moins obliquement, orbiculaires ou très obscurément ovales, brièvement décurrentes, un peu sinuolées sur le contour, rapprochées de la tige par les bords et présentant parfois une concavité en forme de sac au milieu, puis très élalées ou mème renversées, subhorizontales; diam. 1 172 mill. ; cellules arrondies, ou très obscurément hexagones, renfermant beaucoup de chlorophylle, à parois fermes ; les marginales supérieures parfois un peu allongées, rayonnantes; espaces intercellulaires étroits. Fol. de linvolucre libres entre elles, adhérant brièvement par leur base au périanthe , puis très étalées. Périanthe vert, dépassant linvolucre presque des deux tiers, obové-oblong, fortement plissé dès au-dessous du milieu (5—6 plis profonds, presque ailés), lobulé à l’orifice (4—6 lobules aigus) ; long. 2 172 mill., diam. 1 172 mill. Capsule subglobuleuse, noirâtre. — Printemps.
« Les tourbières, les rochers humides, Ballon de Servance , Bruyères. » (Mougeot). — Voirons, dans la Haute-Savoie (J, Müller). Il faudra revoir les localités de cette plante dans les Vosges, vu que Nees, d'après M. Gottsche, a réuni au J. {ersa plusieurs formes du J. obovata.