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Pas d'espaces intercellulaires distincts

Jungermannia cæspititia Lindenb. Hep. eur. p.67 ; N.ab E. Syn. p-. 92. — Tige extrêmement courte (1—3 millim,), simple, dressée ou ascendante , très radiculeuse ; gazons d’un vert pâle. Feuilles orbiculaires où même dilatées transversalement, imbriquées, concaves, de

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consistance épaisse, presque charnues. Fol. de l’involucre imbriquées. Périanthe en grande partie exserte, obové , obtus, plissé vers Le sommet (3 plis obtus) , lobulé à l’orifice. Capsule ovale subglobuleuse. — Montagnes de la Silésie.

Jungermannia nigrella De Not. Primit. Hep. it. p.35; NN. ab Es. Syn. p. 95; Rab. Hep. eur. n° 146; Billot, exsicc. n° 3295.

Tige très courte (2 millim.), dichotome, couchée , chargée de radicules abondantes d’abord hyalines, bientôt brunes. Feuilles très rapprochées, imbriquées, concaves, subverticales ou étalées, arquées en dehors par le bord antérieur, arrondies, décurrentes à la base, dilatées transversalement, d’un vert olivâtre, passant au brun foncé; cellules hexagones, remplies de chlorophylle. Fol. de l’involucre imbriquées, sinuolées. Périanthe très court, entouré de radicules, rétréci vers le sommet, irrégulièrement divisé à l’orifice ; lobes connivents. Capsule globuleuse, d’un brun marron; diam. 8/4 millim.

Rochers du calcaire jurassique un peu recouverts de mousses dans toute la vallée de la Gartempe, de Pindray à Montmorillon, dans le département de la Vienne (De Lacroix et Chaboisseau), environs de Paris (Bes— cherelle et Roze).

**X, Feuilles ovales, dilatées à la base, rétrécies vers le sommet.

o. Périanthe allongé, arqué-ascendant, lisse, déprimé et apiculé au sommet. (E. 32.)

32. Jungermannia lanceolata Lindenb. Hep. eur. p. 71; Stirp. n° 527 ; Liochlæna lanceolata N. ab E. Syn. p. 150.

Tige étroitement appliquée, radicante {radicules hyalines), se redressant à l'extrémité dans les touffes denses, simple ou peu divisée; long. 5—25 millim.; tapis déprimés d’un beau vert foncé ou passant au brun. Feuilles souvent rapprochées, insérées très obliquement, un peu concaves à la base ou plus généralement aplanies dès ce point, horizontales, elliptiques ou largement oblongues, obluses au sommet ; long. 1 172—2 172 millim., larg. 1 174—1 172 millim. ; cellules à contours arrondis , presque toutes un peu allongées, renfermant beaucoup de chlorophylle, à parois fermes ; des espaces intercellulaires développés. Fol. de l’involucre libres, un peu dilatées et imbriquées à la base, puis très étalées, divergentes, obtuses, munies

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d'un pli au bord antérieur. Périanthe terminal, longuement libre, ascendant, subcylindrique, lisse, vert, déprimétronqué au sommet, percé, à ce point, d’un pore central, dont l'orifice est formé de grandes cellules rayonnantes, allongées , redressées de manière à former un petit cône saillant; long. 2—4 millim. Coiffe libre, pédiculée, oblongue, déchirée latéralement ou près du sommet. Pédicelle long de 10—12 millim. Capsule brièvement elliptique. Spores brunes. Les innovations naissent immédiatement au-dessous du périanthe ; elles sont d’abord garnies de feuilles redressées , concaves à la base, c’est à l’aisselle de ces feuilles que se trouvent les anthéridies, obovées, très brièvement pédiculées. La plante est donc monoïque. — Avril-mai,

AC. sur les pierres humides près des cours d’eau , plus rarement sur les bois pourris humides, dans les forêts, sur le granite’ et les grès; Hohneck, Blanchemer, vallée des Rouges- Eaux (Mougeot), Gérardmer, cascade de Tendon , Ballon de Servance , Saint-Dié, Saint-Baslemont près de Darney, entre Lützelbourg et Saverne (B.), Preyé (Lemaire). — Alpes du Dauphiné (Ravaud), Cantal (Husnot).

00. Périanthe dressé, oblong , rétréci et plissé au sommet. (E. 33—35.)

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