‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 354 sur 395 · JUNGERMANNIA BARBATA · texte numérisé non relu

JUNGERMANNIA BARBATA

muliques, le postérieur souvent plus petit, presque tronqué ; sinus arrondis, étroits; long. et larg. 2 millim. Amphigastres nuls ou subulés et masqués par les radicules.

c. quinquedentata N. ab. Es. I], p. 196; J. quinquedentata Web. Spicil. p. 137; Stirp. n° 440. — Tige plusieurs fois dichotome, couchée, très radiculeuse à la base, redressée par le sommet; long. 10—15—20 millim.; touffes d’un vert foncé passant habituellement au jaune sale. Feuilles rapprochées, très étalées, obliques, concaves, fortement plissées, carrées, tronquées obliquement d’arrière en avant; bord postérieur très développé, dilaté, arrondi; bord antérieur beaucoup plus court ; à lobes, rarement 4 par l'addition d’un denticule latéral ; lobe antérieur aigu, droit, séparé du suivant par un sinus aigu ou arrondi, profond ; le second ordinairement aigu, beaucoup plus petit, parfois encore arrondi, obtus ou mucroné; le troisième large et court, souvent superficiel, obtus ou mucroné ; sinus intermédiaire arrondi, large; larg. 2 millim., hauteur 1 172 millim. Sur certaines formes, les lobes des feuilles s’infléchissent ; ils sont aussi très diversement obtus, aigus, mucronés ou même acuminés. Plante souvent fertile. Fol. de l’involucre un peu cohérentes, 83—5-lobées ; lobes plus aigus, plus profonds. Périanthe obové-oblong, fortement plissé dans toute sa longueur (8—15 plis au sommet), lobulé à l’orifice ; chaque lobule cilié; long. 4 millim., diam. 2 millim.; 10—15 archégones. Capsule oblongue ; long. 1 174 millim.

d. Flæœrkei N. ab Es. Il, p. 168; J. Flæœrkei W. et M. Taschb. p. 410; Stirp. n° 1041 (J. orcadensis, ex parte). — Tige simple ou bifurquée, très peu radiculeuse, diversement ascendante. Feuilles plus petites, dilatées transversalement ; 3—5 lobes, le plus souvent 3, ovales, aigus. Amphigastres très grands, très nombreux, bifides, diversement lacinulés, ciliés. Deux formes principales : 1° var. densifolia N. Tige ascendante, grèle (1. 20—40 millim.), feæueuse, raide; feuilles rapprochées, plus ou moins exactement dressées-imbriquées, obovées, 3-lobées; lobes profonds, aigus ou subobtus, incurvés; long. 1—1 172 millim., larg. 1 172 et au delà; cellules remplies de chlorophylle ; touffes d’un vert foncé à la surface, décolorées ‘au-dessous. Amphigastres toujours très nombreux et très développés. 2 var. squarrosa N. Tige moins raide, plus souvent. décombante et aussi tout à fait dressée, simple, dichotome ou fasciculée ; long. 25—35 millim.; touffes souvent étendues, profondes, d'un vert foncé; feuilles moins rapprochées, très élalées, légèrement infléchies aux bords, carrées-obovées, 3—5—lobées; ordinairement 3 lobes ovales, aigus, incurvés. Amphigastres moins développés et moins nombreux, divisés en

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deux lanières subulées, étalées, moins ciliés à la base. Plante stérile, dans nos contrées, ainsi que la suivante.

e. attenuata N. ab Es. II, p. 163; J. altenuata Lindenb. Hep. eur. p. 48; Stirp. n° 1040. — Tige d’abord couchée, radicante, émettant, au sommet, des innovations grêles, cylindriques, dressées, fasciculées, ordinairement chargées de granulations; gazons d’un vert olivâtre. Pas d’amphigastres. Feuilles des tiges couchées, à insertion perpendiculaire, très étalées, subhorizontales ou ascendantes, légèrement infléchies aux bords, carrées, 2—4-]obées ; lobes subobtus, presque égaux. Feuilles des jets cylindriques obovées, 3—lobées ; lobes ovales, aigus ou subobtus, connivents. Feuilles supérieures corrodées par la chute des granulations.

La var. a. répandue dans tout le Haut-Jura, Faucille, Dôle, Suchet, Mont d'Or, dans les lieux secs, au milieu des mousses, sur les rochers ou dans leurs anfractuosités. La var. b. sur les pentes sablonneuses, au bord des chemins creux dans les bois, sur les collines et les montagnes inférieures; Saint-Dié, Vagney (B.), Salève, Voirons (J. Müller). La var. c. dans les montagnes plus élevées jusqu’à la région alpestre. CC. dans les Hautes- Vosges et dans le Haut-Jura, dans les cavités humides des rochers, dans le voisinage des cours d’eau, dans les lieux frais et ombragés. La forme densifolia du J. Flærkei G. dans les escarpements des Hautes-Vosges, sur le granite, dans la région alpestre, sur la terre qui recouvre les rochers ou les blocs, ou au milieu des mousses qui tapissent les pentes escarpées, surtout au Castelberg, au Rotabac, aux Ballons, etc ; la forme squarrosa abondante dans les tourbières de Gazon-Martin. La var. e. répandue sur la terre sablonneuse et dans les fissures des rochers, dans les forêts, AC. dans les Vosges, marais de la Pile dans le Haut-Jura (J. Müller). Outre les formes qui viennent d’être énumérées, il en existe, particulièrement dans les Hautes-Vosges, une multitude d’autres qui s’y rattachent plus ou moins exactement ou servent de transition d’une forme à l’autre.

48, Jungermannia setiformis Ehrh. Beitr. LI, p. 80; N. ab Es. E. Leb. IN, p. 205.

Tige ascendante, flexueuse, dichotome ; innovations arquéesascendantes, striées-julacées par la disposition des feuilles, garnie de radicules courtes, peu fournies ; long. 25—30 mill.; touffes denses d’un vert jaunätre. Feuilles très rapprochées, insérées perpendiculairement, dressées-imbriquées, embrassant la tige presque complétement, dilatées transversalement, divisées jusque près de la base en 4 lobes ovales-lancéolés, aigus, ou même apiculés, canaliculés en dehors, presque entiers ou garnis aux bords, surtout vers la base, de dents très élalées, diversement denticulées, souvent même ciliées au bord postérieur ; long. 374 millim., larg. 1 194 millim.; cellules petites, arrondies, opaques, à parois fermes, très épaisses, laissant des espa-

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