‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 355 sur 395 · JSUNGERMANNIA STARKEI · texte numérisé non relu

JSUNGERMANNIA STARKEI

ces intercellulaires distincts. Amphigastres nombreux, de même forme que les feuilles, fortement ciliés à la base, mais seulement bilobés et notablement plus petits. — Nous n’avons pas vu cette plante en état de fructification.

Montagnes du Jura, dans les environs de Bâle, probablement au Weissenstein (Fr. Nees) ; C. Nees l'indique aussi das les Vosges (Syn. p. 130) ; mais sans Citer aucun document à l'appui. Cette curieuse espèce est à rechercher dans la région alpestre de nos hautes montagnes, sur Les blocs, au milieu des mousses et des lichens, dans les endroits légèrement frais et ombragés.

3° Section : Bicuspides N. ab Es. — Plantes grêles; feuilles bilobées; lobes euspidés. Périanthe terminant un rameau propre, triangulaire-prismatique; fol. de l’involucre plus grandes et plus divisées; capsule jamais globuleuse. (E. 49—54.)

49. Jungermannia Starkei Herb. Funck; N. ab Es. E. Leb. Il, p. 223; J. byssacea Lindenb. Syn. Hep. p. 78; Stirp. n° 531.

Tige très grêle, flexueuse, molle, garnie de radicules peu nombreuses, déprimée ou redressée lorsqu'elle s'appuie sur quelque support ; long. 5—10 millim.; plante isolée au milieu des mousses ou d’autres hépatiques, ou formant de petits gazons olivâtres passant au brun foncé. Feuilles espacées, étalées, concaves, carrées-obovées ; lobes ovales-lancéolés, subobtus, entiers ou légèrement sinuolés, divergents; sinus aigu, mais émoussé au sommet de l’angle, descendant jusqu’au delà du milieu ; cellules médiocres, carrées-subarrondies, à parois épaisses, molles. Amphigastres petits, lancéolés ou linéaires, courts, étalés, rares ou assez fréquents. Fol. de l’involucre successivement plus grandes : les supérieures cohérentes à la base, bilobées, rarement trilobées; sinus aigu ; lobes lancéolés, aigus, dentés. Périanthe oblong, fortement plissé presque dès la base (3—4 plis saillants), blanchätre vers le sommet, lacinié-denté à l’orifice ; long. 394 millim. Pédicelle long de 3 millim. Capsule oblongue, très petite; long, 174 millim. — Automne et premier printemps.

CC dans toute la chaine des Vosges, sur le granite et les grès, dans les bruyères, au bord des bois, sur la terre des sentiers et mélangé aux touffes des grandes espèces de mousses ; lieux sablonneux des environs de Nancy (Godron)., — Egalement répandu sur les terrains siliceux de presque toute la France. Le J. divaricata Hook. ne semble être qu'une forme privée d’amphigastres de la même espèce; du reste, même dans ce cas, les folioles de l’involucre sont accompagnées d’amphigastres, et ces organes sont d’ailleurs plus ou moins fréquents sur le J, Starkei type.

808 __ 6® GENRE : JUNGERMANNIA.

50. Jungermannia Menzelii Cord. in Sturm. F1. II, p. 171; N. ab Es. E. Leb. Il, p. 238.

Tige divisée dès la base, émettant de longues pousses filiformes ; tapis grêles, déprimés, d’un vert pâle. Feuilles rapprochées sur les tiges stériles, espacées vers la base des tiges fertiles, ascendantes, ovales-arrondies, un peu infléchies aux bords ; lobes lancéolés, aigus, dressés; sinus aigu, descendant jusqu’au milieu ; contours entiers du reste; cellules larges, hexagones, translucides; pas d’espaces intercellulaires. Fol. de l’involucre plus grandes ; lobes allongés, aigus, entiers. Périanthe vert, dépassant l’involucre de moitié, obtusément plissé vers le sommet. Capsule brièvement ovale.

Sur la Die au bord des sentiers peu fréquentés; ; Kaiserslautern, dans les Basses-Vosges (Zeyher, 1832). Nous n'avons RS cette plante ; notre description est un résumé de celle de Nees,

51. Jungermannia catenulata !. ab Es. E. Leb. Il, p. 248; Gotische et Rabenh., Hep. eur. n° 483; Stirp. n° 1323 et 1419.

Tige très grêle, flexueuse, déprimée, fixée par des radicules allongées, peu fournies , ou diversement ascendante, émettant des rameaux espacés, très élalés; long. 8—12 millim.; gazons denses, raides, d’un vert brun ou jaunûtre. Feuilles à à demi imbriquées, insérées obliquement, ascendantes, suborbiculaires, un peu rétrécies à la base, très peu décurrentes, concaves; sinus descendant jusque vers le milieu, assez étroût, mais arrondi au sommet de l'angle; lobes lancéolés-triangulaires, subaigus dressés ou légèrement connivents; diam. 174 millim.; cellules carrées-subhexagones, médiocres, à parois épaisses , jaunes, sans espaces intercellulaires. Rameau fertile, court, radiculeux; fol. inférieures très petites, bilobées, du reste entières ; les autres successivement plus grandes, les deux supérieures libres, imbriquées, beaucoup plus grandes, divisées jusqu’au dessous du milieu ; sinus aigu; lobes ovales-lancéolés, aigus ou acuminés, garnis, sur le contour, de dents souvent nombreuses, très inégales, parfois très grandes ; sur ce rameau, on trouve aussi des amphigastres d’abord tres petits, ovales ou oblongs, émarginés, les supérieurs bilobés. Il n’y à pas d’amphigastres sur les tiges ordinaires. Périanthe étroitement oblong , dressé ou ascendant, atténué au sommet,

anguleux, comprimé dans toute sa longueur, d’un jaune brun à la base , blanchätre au sommet, raide , lobulé-frangé à à l’orifice; long. 2 millim., diam. 192 millim. Capsule brièvement

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