JUNGERMANNIA CURVIFOLIA
54, Jungermannia curvifolia Dicks. Fasc. Il, p. 15; AN. ab Es. E. Leb. I, p. 277; Stirp. n° 431.
Tige molle, exactement appliquée, radiculeuse; 1. 10—20 millim. ; innovations divergentes ou rapprochées , plus ou moins nombreuses, courtes ou allongées ; tapis-exactement déprimés, lâches ou fournis, d'un vert jaunâtre pâle ou passant au brun. Feuilles insérées presque perpendiculuirement, imbriquées, étalées - dressées, très concaves, transversalement dilatées, contractées à la base, non décurrentes, terminées au sommet par deux lanières linéaires-subulées, allongées, infléchies ou conniventes, séparé par un large sinus arrondi; le bord antérieur est simplement convexe ; mais le postérieur très dilaté représente une large oreillette concave repliée en dedans, en forme de sac oblong ; long. 172 millim.; cellules subrectangulaires, ordinairement un peu allongées, à parois fermes, renfermant peu de chlorophylle. Rameau fertile radicant ; 3—4 paires de folioles dressées, obovées-oblongues ; les supérieures atteignant le milieu du périanthe , bilobées; sinus aigu ; lobes aigus, souvent étalés ou plissés, inégalement dentés en scie. Périanthe subcylindrique à la base, plissé dès le milieu (3—4 plis obtus), à la fin comprimé, obtus, cilié à l’orifice ; long. 2 mill., diam. 3/4 mill. Pédicelle long de 7—8 millim. Capsule oblongue , brune; long. 394—1 millim. Plante dioïque. — Juin.
Sur les troncs pourris dans les forêts élevés ; région montagneuse des Vosges (Mougcot) ; hauteurs de Champenay, de Preyé, de Laveline, de Liézey, de Blanchemer, etc. (B.); Suchet (Reuter), Dôle (J. Müller), dans le Haut-Jura ; Alpes, forêts de la Grande-Chartreuse (Ravaud). — Les feuilles passent du vert pâle au brun rougeâtre ; elles sont plus ou moins dilatées à la base , les lobes plus ou moins longuement subulés ; du reste cette espèce est très facile à reconnaître,
Jungermannia Turneri Hook. Brit. Jung. p. 11, t. 29; Mees ab Es. Syn. p. 143.
Tige couchée, flexueuse, radicante, émettant des rameaux dressés, courts (1. 5-8 millim.), garnis de feuilles successivement plus grandes et rapprochées; tapis peu denses, d’un vert jaunâtre ou brun-orangé. Feuilles lächement dressées, étalées, dilatées transversalement, divisées, jusqu’au-dessous du milieu, en deux lobes ovales, aigus ou acuminés, légèrement inclinés lun vers l’autre par leurs faces internes, de sorte que leur ligne de cohérence, du sinus à la base, forme un pli saillant; les deux lobes incisés, doublement dentés (dents aiguës, saillantes) sur tout le contour ; le lobe antérieur est arrondi, un peu étale
812 6° GENRE : JUNGERMANNIA.
par le bord antérieur; le lobe postérieur présente un lobule plus ou moins distinct à son bord externe ; long. des feuilles 172 millim.; cellules subarrondies ou diversement anguleuses, à parois très épaisses, fermes, jaunûâtres, faisant paraître les cellules distantes, sans qu’il y ait d’espaces libres aux angles Fol. de l’involucre trilobées, dressées. Périanthe subcylindrique, plissé vers le sommet, lobulé-frangé à l’orifice.
Sur la terre humide ; talus des fossés, au milieu des bruyères ; Vienne, à Pindray {Chaboisseau), Montmorillon (De Lacroix), Maine-et-Loire : Angers (Guépin).
4° Section : Æquifoliæ N. ab Es. — Feuilles et amphigastres semblables, en sorte que la tige se trouve garnie de 8 rangs de feuilles. (E. 55—56.)