LOPHOCOLEA HETEROPHYLLA
61. Lophocolea heterophylla {V. ab Es. E. Leb. Il, p. 338; Jungermannia heterophylla Schrad. Journ.\, p. 66 : : Stirp. n° 535.
Tige exactement appliquée, fixée par des radicules byalines, abondantes, plus ou moins divisée, courte; long. 5—20 millim.; tapis peu étendus, d’un vert assez foncé ou pâle. Feuilles rapprochées, se recouvrant en partie, subhorizontales, convexes en dessus, ou demi-verticales, redressées, surtout vers l’extrémité des tiges, ovales se rapprochant de la forme carrée, à peine décurrentes, arrondies, un peu rétrécies aux angles externes du sommet, simplement rétuses ou légèrement émarginées ; les inférieures, au contraire, bilobées ou bidentées ; sinus et lobules variables; sinus généralement ouvert ; les lobes courts, aiqus ou obtus ; long. 1 174 mill., larg. 1 mill.; cellules subhexagones. Amphigastres rapprochés, légèrement élalés, obovés, divisés jusqu’au 173 inférieur ; lanières linéaires ou lancéolées-acuminées, garnies, en dehors vers la base, d’une pelite dent plus ou moins saillante; sinus ouvert, arrondi; ces amphigastres sont relativement très grands Fol. supérieures de l’involucre émarginées au sommet, où profondément bifides et denticulées au sommet; ces dernières le plus souvent dresséesappliquées, tandis que les autres sont renversées. Périanthe terminal, brièvement obové, obtusément trigone, trilobé ; lobes peu profonds, arrondis, garnis de 3—6 dents irrégulières ; long. 2 mill., diam. 374 mill. Pédicelle long de 15—20 mil. Capsule petite, brièvement elliptique; long. 374 mill. Spores très petites, d’un jaune foncé. — Mai.
Répandu dans toute la chaîne des Vosges, sur les troncs pourris dans les forêts , particulièrement dans les lieux escarpés et frais, C. dans les Hautes-Vosges ; disséminé, quoique plus rare, dans le Haut-Jura : Salève, Dôle (3. Müller), Suchet (B.) — Probablement dans toutes les montagnes de France. Les tiges grêles de cette espèce ont des feuilles subrectangulaires , aplanies ; sinus et lobes aigus,
Observations. Le Lophocolea vogesiaca N. ab E. E. Leb. Il, p. 348, (Jungermannia Flotoviana et vogesiaca Hübn. Hepat. P. 149), est une espèce très problématique. Hübener dit avoir trouvé cette plante dans les marais tourbeux des Vosges, en société du Hypnum stramineum ; mais il n'indique pas de localité précise. Voici la traduction de la diagnose qu’il en donne. « Tige procombante, divisée, flexueuse, radiculeuse en dessous ; feuilles imbriquées, décombantes, horizontales, insérées obliquewent, ovales-suborbiculaires, planes, obtusément émarginées, ascendantes au sommet, d’un vert luride; amphigastres aigus, bifides , dentés à la base. Organes de fructification terminant des
818 92 GENRE : HARPANTHUS.
rameaux ascendants, radiculeux ; folioles de l’involucre plus grandes, dressées, émarginées-trifides ; périanthe oblong, subtrigone, comprimé et brièvement denté à l’orifice. » Nees, qui rapporte au genre Lophocolea le Jungermannia vogesiaca de Hübener, n’avait pas vu cette plante. Elle est demeurée inconnue à tous les botanistes qui ont exploré nos régions.
9 Genre : Harpanthus N. ab E.
Un rameau fertile distinct, très court, naissant à la face inférieure des tiges, arqué, redressé, radicant; folioles de l’involucre peu nombreuses et peu développées. Périanthe obové ou oblong-subcylindrique, lobulé à l’orifice; lobules entiers ; coiffe incluse, adhérant presque entièrement au périanthe , et . donnant à la moitié inférieure de ce dernier un aspect charnu caractéristique. Le reste comme dans le genre Jungermannia. Feuilles décurrentes , étalées , bilobées ; des amphigastres nombreux, grands, ovales-acuminés , entiers ou faiblement dentés.
62. Harpanthus scutatus R. Fo ia Trans. Bot. Soc. Il; p. 210; Jungermannia scutata Web. et M. Taschb.; Jung. slipulacea Hook. Brit. Jung. ; Stirp. n° 632.
Tige courte, pâle, dressée au milieu des touffes de mousses, couchée à l’ état libre, garnie de radicules nombreuses ; innovations nombreuses, courtes et épaisses, redressées ou grêèles et plus allongées : long. 510 millim.: touffes très petites, d’un vert pâle. Feuilles rapprochées, à insertion presque perpendiculaire, obliquement ascendantes sur les innovations, parfois tres étalées, subhorizontales sur la tige principale, très brièvement biens ; Rae bananes à rétrécies à la base, bilobées au sommet ; sinus aigu ou obtus, étroit, peu profond; lobes ovales, triangulaires , obtus ou subaigus, étalés ou légerement connivents; diam. 1783—374 millim.; cellules arrondies, médiocres , à parois molles, laissant des espaces intercellulaires distincts. Amphigastres {rès nombreux, égalant la moitié des feuilles, ovales-triangulaires, aigus, entiers ou munis latéralement de 1--2 dents peu saillantes. Rameau fertile érès court, garni de radicules hyalines très abondantes; 1—2 paires de très petites folioles involucrales dressées, larges et courtes, presque entières ou 2—3—lobulées; amphigastres correspondants peu développés. Périanthe oblong-subeylindrique, charnu dans sa moitié inférieure, un peu contracté au dessus du mi-