CHILOSCYPHUS POLYANTHUS
lieu , plissé-lobulé à l’orifice ; ordinairement 3 lobes légèrement denticulés ; long. 1 172 millim., diam. 172—23 millim. Coiffe libre au sommet seulement et laissant voir 2—3 lobules irréguliers, très courts. Capsule brune, brièvement elliptique; long. 172—273 millim. — Mai-juin.
Dans les fissures des blocs et des rochers et sur les troncs pourris dans les forêts élevées ; Hohneck , Bruyères, (Mougeot), vallée de la Vologne,
Saint-Dié, entre Lützelbourg et Saverne (B.); dans les Basses-Vosges (Koch, Lammers) ; fertile dans les Hautes-Vosges,
Harpanthus Flotovianus V. «b Es. Syn. p. 170. — Tige plus vigoureuse (1.20—25 millim.); feuilles ovales, longuement décurrentes, à sinus terminal, plus ouvert, subvertical , insérées très obliquement ; amphigastres ovales-lancéolés , relativement moins grands et moins nombreux. Plante croissant dans les tourbières, au milieu des touffes de mousses. — Forêt-Noire et Nord de l’Europe.
10° Genre : Chiloscyphus Cord.
Rameau fertile latéral, très court ; 2—3 paires de folioles involucrales plus petites que les feuilles de la tige, accompagnées d’amphigastres. Périanthe très court, largement trifide ou bilabié; coiffe souvent exserte, se déchirant au sommet. Tige couchée, souvent flottante; feuilles ordinairement aplanies , horizontales, décurrentes, entières ou rétuses (dans les espèces de nos régions. Amphigastres nombreux, grands, bifides, entiers ou dentés, souvent fugaces.
63. Chiloscyphus polyanthus N. ab E. E. Leb. II, p. 375; Jungermannia polyanthos Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 446; Jungermannia pallescens Schrad.
Tige couchée, molle, verte ou päle, garnie de radicules hyalines, réunies en paquets, simple ou plusieurs fois dichotome; long. 2—5 centim.; tapis déprimés, d’un vert très pâle ou obscur, noircissant dans l’eau. Feuilles se recouvrant à peine, insérées très obliquement, généralement aplanies, horizontales, carrées, arrondies au sommet , rarement un peu rétuses, entières, très légèrement sinuolées, décurrentes par le bord antérieur ; diam. { 172--3 mill.; cellules médiocres, nettement anguleuses, hexagones, à parois minces, sans espaces intercellulaires. Amphigastres ovales, plus ou moins nombreux, se détruisant de bonne heure, bifides ; lobes lanccolés ou linéairesacuminés , rapprochés ou étalés, ou infléchis d’un côté, entiers
820 10® GENRE : CHILOSCYPHUS.
ou munis de quelques dents peu saillantes vers la base. Rameau fertile naissant à la face inférieure de la tige, chargé de radicules, garni de 3—5 petites folioles, étalées, bilobées ou bifides, oblitérées au moment de la maturité. Périanthe obové, court, irrégulièrement bilabié ou trilobé; lobes ovales ou obovés, dressés ou étalés, ondulés, presque entiers ou plus souvent 2—3— lobulés, ou diversement incisés. Peut-être serait-il plus exact de ne voir dans le prétendu périanthe de cette espèce, que deux folioles involuerales diversement lobées ou incisées, cohérentes par leurs bords antérieurs, et réunies en dessous par un amphigastre qui constitue le troisième lobe, mais reste presque toujours plus petit. Coiffe longuement exserte, dressée, obovée, squamuleuse à la surface, pâle, s’ouvrant par 8--5 lobes irréguliers; long. 83—4 millim., diam. 1 millim. Pédicelle long de 20—80 millim. — Avril-mai.
Cette espece présente d’assez nombreuses variations. Les lobes du faux périanthe sont entiers ou à peu près(Chilosc. polyanthus N. ab E. Syn. p. 188), ou incisés-dentés (Ch. pallescens N. ab E. Syn. p. 187); mais entre ces formes extrêmes, on trouve tous les intermédiaires possibles ; sur la terre simplement humide, les pierres ou les mousses, les feuilles sont d’un vert très pâle, minces; dans les lieux vaseux ou inondés, dans les rigoles, la plante devient plus robuste, elle se charge d'innovations nombreuses, allongées, et forme de larges touffes flottantes, d’un vert foncé (var. rivularis N.) A cette dernière variété, se rattache une forme très curieuse, recueillie, près des sources au Rotabac, par M. Pierrat. Les innovations sont tres robustes, nombreuses, dressées; les feuilles insérées moins obliquement sont tres grandes {l. 8 millim.), très décurrentes, dressées, enroulées autour de la tige ou fortement révolutées par le bord postérieur (var. erectus N. Boul.). Sur ces formes stériles, les amphigastres sont ordinairement tres réduits, rudimentaires, ou même font complétement défaut.
C. presque partout, dans les lieux humides des bois, dans les prairies marécageuses, les rigoles, sur les pierres dans les petits ruisseaux ; rarement fertile.