‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 373 sur 395 · MADOTHECA RIVULARIS · texte numérisé non relu

MADOTHECA RIVULARIS

LA

avons constaté, en effet, cette forme nettement ovale du lobe supérieur des feuilles, la forme ovale-lancéolée, aigue et Fenroulement en sens oblique du lobe inférieur, etc., et de plus un caractère tiré du tissu dont les cellules sont hexagones, à contours exactement anguleux, sans laisser d'espaces intercellulaires. Nous avons retrouvé fréquemment ces mêmes caractères sur des plantes recueillies dans les Hautes-Vosges : Hohneck, Rotabae, ete., ainsi que dans le Haut Jura : Suchet, Mont-d'Or. Toutefois nous devons faire observer que, sur nos échantillons, le lobe supérieur des feuilles prend souvent une forme subelliptique, il est moins rétréci vers le sommet; le lobe inférieur est fortement roulé en dehors obliquement, aigu, longuement décurrent ; mais le tissu fait voir des ie HT avec des espaces intercellulaires. D'ailleurs il y a des formes de transition, comme l’est, du reste, le n° 449 des Hepaticæ europeæ, par rapport au n° 371 de la même collection. Nous croyons que c’est bien le M. rivularis qui se trouve répandu dans nos hautes montagnes, sur les parois fraîches des rochers et sur les trones d’arbres : ; mais nous doutons que cette plante soit spécifiquement distincte du M. platyphylla. Le M. rivularis était déjà indiqué au Hohneck et au Ballon de Servance par le D' Mougeot.

76. Madotheca platyphylloidea MN. ab E. E. Leb. Il, p 181; Gottsche et Rabenh. Hep. europ. n° 372, tab.

Forme également peu distincte du M. platyphylla. Lobe supérieur des feuilles largement et brièvement ovale, dilaté à la base ; lobe inférieur également large et court, obtus, concaye, un peu révoluté par le bord externe. Amphigastres rapprochés, suborbiculaires, concaves, révolutés sur le contour. Il est à remarquer que, de l’aveu de Nees lui- -même, certaines formes du M. platyphylla se rapprochent tellement ‘au M. platyphylloidea, que l’on ne sait si on doit les rattacher à ce dernier, ou si même il ne conviendrait pas de réunir le A. platyphylloidea à à l'espèce primitive.

Troncs d’arbres, particulièrement de hêtres; Kaiserslautern (Lammers), Longwy (Montagne;.

77. Madotheca Porella N. ab E. E. Leb. IT, p. 201; Jungermannia Porella Dicks.; J. Cordæana Hübn. Hep. germ. p. 291 ; Stirp. n° 1044 (ex parte).

Tige médiocre, se dénudant à la base, ascendante ou pro-

834 18° GENRE : MADOTHECA.

combante , flexueuse, irrégulierement bi-tripennée ; rameaux espacés, divergents ; long. 6—7 centim. ; touffes molles, assez denses, d’un vert obscur, souvent encombrées de terre. Lobe supérieur des feuilles légèrement convexe en dessus, divergent, recouvrant à peine la tige par le bord supérieur qui ne forme pas d’oreillette bien distincte, largement elliptique, oblus; long. 2 millim., larg. 1 172 millim.; lobule très petit, rapproché du lobe supérieur, dressé, lancéolé, aigu ou obtus , arqué, convexe en dehors. Amphigastres elliptiques, obtus, brièvement décurrents, entiers, exactement appliqués sur la tige, plans aux bords ; le contour des feuilles et des amphigastres est entier ; cellules médiocres , anguleuses, à parois minces, remplies de chlorophylle, sans espaces intercellulaires distincts. Lobes des folioles de l’involucre femelle ovales, subaigus. Périanthe bilabié, crénelé sur le contour de l’orifice. — Espèce très distincte.

Sur les pierres dans les ruisseaux ; sur les parois humides des rochers, et même sur la terre au bord des cours d’eau; Kaïserslautern (Hübener), Trippstadt (Bruch), dans les Vosges inférieures. — AC. dans le Centre, dans les départements de la Vienne et de la Haute-Vienne (Chaboisseau, Lamy), environs d'Angers (Guépin), Orne (Husnot). — Nous ne croyons pas que cette ÉRÈ ait été trouvée au Hohneck par le D' Mougeot ; du reste, sous le n° 1044 des Stirpes voges.-rhen., on rencontre des parts qui appartiennent au Madotheca rivularis.

7° Tribu : Jubulées.

Fleurs femelles au sommet d’un rameau spécial; archégones peu nombreux (1—4). Capsule à parois minces, dépourvue de fibres annulaires , divisée en 4 valves jusqu’au milieu seulement. Elatères à spire unique. Pédicelle court: Périanthe anguleux ou cylindrique, mucroné et bi-trifide à l’orifice. Tige déprimée, tres divisée, irréoulièrement pennée. Feuilles incombantes , entières ou dentées, bilobées ; lobe inférieur rapproché de la tige, plus petit, affectant des formes variées, plan ou diversement enroulé, concave. Des amphigastres entiers où bifides, nombreux. Plantes croissant sur Les troncs d’arbres ou les rochers.

19° Genre : Lejeunia N. ab E.

Périanthe subsessile, arrondi ou anguleux, tronqué ou mucroné au sommet. Un seul archégone. Coiffe incluse, libre. Pédicelle articulé, géniculé à l'état sec. Capsule globuleuse pâle, très petite, à parois membraneuses, et à valves conni-

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