LEJEUNIA CALCAREA
ventes après la sporose. Elatères persistant au sommet des valves de la capsule. Fleurs mâles sur une plante distincte. Tige très grêle, irrégulièrement divisée, étroitement appliquée sur le support, et fixée par des paquets de radicules qui naissent sur le dos des amphigastres. Lobe supérieur des feuilles arrondi ou aigu ; lobule longuement adhérent au supérieur, presque plan ou légèrement convexe en dehors.
78, Lejeunia calcarea Lib. in Bory Ann. Sc. nat. VI, p. 373; Stirp. n° 1421.
Tige très grêle, exactement rampante sur les tiges et les feuilles des mousses ou d’autres hépatiques; rameaux divariqués, diversement enlacés; long. 3—6 millim. ; tapis très petits, d’un jaune clair, offrant à l’œil nu l'aspect d’incrustations granuleuses. Feuilles rapprochées, rarement espacées, lâächement imbriquées ; lobe supérieur très concave par rapport à la tige, étalé-dressé, ovale, aigu ou acuminé, rétréci à la base, très finement denticulé par la saillie des cellules marginales; long. à peine 174 millim.; cellules petites, à parois molles, päles, anguleusessubarrondies, surmontées chacune d’une papille très saillante; lobule ovale-oblong, replié obliquement sous le lobe supérieur dont il atteint La moitié ou les trois quarts, libre seulement tout au sommet par une pointe courte, denticulé, très concave, enflé, présentant la convexité en dehors. Amphigastres très grèles, subulés, formés d’une seule série de cellules, naissant à la base du lobule des feuilles. Périanthe obové, anguleux (5 angles saillants), denté à l’orifice. Plante presque toujours stérile dans nos régions.
Sur les mousses (particulièrement le Hypnum alopecurum) qui tapissent les parois fraîches et ombragées des rochers calcaires dans les montagnes ; répandu dans tout le Haut-Jura : Salève, Reculet, Dôle (J. Müller), vallon de Flumen près de Saint-Claude (B.). — Concise près de Montmorillon, dans la Vienne (Chaboisseau),
79. Lejeunia serpillifolia Lib. N. ab Es. E. Leb. II, p. 261; Jungermannia serpillifolia Dicks. Crypt. IV, p. 19; Stirp. n° 537.
Tige molle, pâle, plus robuste, couchée, très divisée, pennée; rameaux rapprochés, droits, tous dirigés dans un même sens; long. 20—35 millim.; tapis parfois très étendus, très lâches ou fournis, lisses à la surface, d’un vert tendre ou obscur ou jaunûtre. Feuilles se recouvrant en parte, légèrement con-
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vexes en dessus; lobe supérieur brièvement ovale-arrondi, entier; long. 374 millim.; lobule brièvement ovale, replié et formant une petite oreillette gonflée qui n’atteint que le tiers ou le quart du lobe supérieur; cellules hexagones, nettement anguleuses, remplies de chlorophylle. Amphigastres ovalessuborbiculaires, appliqués, débordant la tige de part et d’autre, bilobés ; lobes ovales-obtus:; sinus subaigu, tres court ou assez profond. Périanthe obové, anguleux, mucroné à l'orifice.
Presque partout, sur les parois humides des rochers siliceux dans les montagnes, sur les mousses qui recouvrent les troncs d’arbres, plus rarement sur la terre, particulièrement dans le voisinage des cascades ; CC. dans les Vosges, mais stérile; répandu dans tout le Haut-Jura, sur les mousses et les troncs d’arbres, mais moins abondant.
80. Lejeunia minutissima Spruce, Transact. bot. Edinb. IT, p. 212; Stirp. n° 1492; Jungermannia minutissima Smith Engl. Bot. t. 1633; Lejeunia ulicina Tayl. et N. ab Es. Syn. Hep. p. 387.
Tige très grêle et courte (1. 5—8 millim.), exactement appliquée, émettant, à droite et à gauche, des rameaux étalés, plus ou moins nombreux; plante vivant isolée ou formant de très petits groupes, d’un vert clair délicat ou jaunâtre, ressemblant à un Lepraria, lorsqu'on les considère à l’œil nu. Feuilles espacées; lobe supérieur largement ovale-subarrondi, dressé, convexe en dessus ; long. 125 ou 176 millim. ; lobule brièvement ovale, atteignaut les 273 ou mème les 374 du lobe supérieur, auquel il adhère dans presque toute sa longueur, libre seulement par une petite pointe souvent émoussée , formant un large repli très concave; cellules molles, à parois assez minces, subarrondies, obscurément anguleuses, formant par leur saillie des papilles obtuses. Amphigastres nombreux, petits, ovales, mous, briévement bilobés, égalant à peine le diamètre de la tige. Périanthe court, obové, présentant au sommet 5 angles saillants.
Sur les vieilles écorces à la base des troncs d’arbres, particulièrement de Pinus sylvestris et d’Abies picea, dans les forêts des Hautes-Vosges : Bruyères (Mougeot), Gérardmer, Saint-Dié (B.); mais stérile. — Vienne (De Lacroix), Haute-Vienne : Etang du Riz-Chauvron, sur le tronc des chênes et des charmes (Chaboisseau), Saint-Jouvent et Isle; Gironde : Arcachon (Lamy). — Dans la plante du Riz Chauvron, les amphigastres sont beaucoup. plus rares; le lobule est relativement plus grand, les cellules à parois plus épaisses et plus molles.