FRULLANIA DILATATA
20° Genre : Frullania Radd.
Périanthe convexe à la face dorsale , caréné et plissé en dessous , mucroné au sommet; 2—4 archégones. Coiffe obovée, libre. Capsule subglobuleuse , à parois minces, à valves étaléesdressées, garnie vers le milieu d’élatères persistants. Spores polyédriques. Fleurs dioïques. Plantes développées, tenaces, croissant sur les troncs d’arbres ou les rochers, irrégulièrement pennées. Lobule des feuilles très concave, renflé en forme de sac, presque entièrement libre. Amphigastres ovales, bilobés.
81. Frullania dilatata N. ab E. E. Leb. III, p. 217; Stirp. n° 245 ; Jungermannia dilatata Linn. Spec. pl.
Tige allongée (4- 8 centim.), étroitement appliquée, divisée en plusieurs branches qui rayonnent dans un même plan et se subdivisent indéfiniment par dichotomie; rameaux divariqués, ivégaux, obtus; tapis circulaires, étroitement enlacés, passant du vert sombre ou olivätre au brun et au noir. Feuilles imbriquées ; lobe supérieur orbiculaire, légèrement convexe en dessus, infléchi sur le contour, présentant parfois une petite dent incurvée au sommet, appliqué, oblique, muni d’une oreillette arrondie à la base du bord supérieur; diam. { millim. ; lobule subarrondi, creusé en capuchon, tronqué et ouvert en bas, redressé près de la tige, atteignant le tiers ou la moitié du lobe supérieur; entre les deux lobes, on remarque 1—2 dents lancéolées, aiguës, divergentes. Amphigastres carrés-obovés, bilobés; lobes larges, dressés, légèrement crénelés-dentés ; sinus aigu, descendant au 173 ou au 174. Cellules arrondies ou un peu allongées, à parois épaisses, à contours un peu sinueux. 3—4 paires de folioles involucrales ; lobe supérieur ovale obtus, entier, étalé-renversé; lobule ovale-lancéolé, aigu ou acuminé, dressé, ordinairement muni d’une lanière acuminée latérale; amphigastres plus ou moins cohérents avec les feuilles par la base, bilobés, ou laciniés, grands. Périanthe obove, obtus, plissé en dessous, chargé de saillies irrégulières, terminé avant la sortie de la capsule par un mucron tubuleux; long. 2—2 172 millim. Capsule brièvement exserte, formée de cellules épaissies sur divers points du contour, mais dépourvues de fibres spirales. Epillets mâles abondants ; folioles florales imbriquées, bilobées ; lobes ovales, très concaves, peu inégaux. — Printemps.
CC. Sur les troncs d'arbres, surtout d'arbres isolés, dans les haies, les vergers, plus rarement sur les pierres ; partout.
838 90° GENRE : FRULLANIA.
82. Frullania Tamarisci N. ab E. E. Leb. III, p. 229; Jungermannia Tamarisci Linn. Spec. pl. ; Stirp. ‘n° 246.
Tige se dénudant à la base, allongée (1. 5—8 centim.), déprimée-pendante, se redressant à l'extrémité, adhérant au support par la base seulement, bipennée; rameaux étalés, imparfaitement disposés dans un même plan, de sorte que l’ensemble forme une fronde oblongue, allongée; touffes étendues, lâches, d’un vert obscur, passant au brun rougeûtre, à surface lisse. Feuilles imbriquées; lobe supérieur orbiculaire, légèrement convexe en dessus, infléchi sur le contour, formant au sommet une dent très obtuse ou aigué, recouvrant la tige par une oreillette arrondie à la base du bord supérieur: diam. { mill. ; lobule tres distinct, comme pédiculé, écarté de la tige, obovéoblong, obtus, atteignant le milieu du lobe supérieur; entre les deux lobes, 1—-2 dents subulées, divergentes ; cellules arrondies ou obtusément anguleuses, à parois fermes et épaisses ; sur le lobule, les cellules sont allongées, à contours sinueux. Amphigastres grands, débordant la tige, obovés, dressés, sipueux et souvent munis d'une dent à la base de chaque côté, bilobés jusqu’au tiers ; lobules ovales subobtus ou aigus, dressés ou connivents, sinuolés. Rameau fertile court, sur l’axe principal; 3—4 paires de folioles involucrales ; lobes supérieurs des folioles les plus élevées obovés-oblongs, aigus ou apiculés, dentés ou sinués ; lobes inférieurs ovales-triangulaires, acuminés, repliés aux bords. Périanthe brun, obové-oblong, arrondi au sommet et surmonté d’un bec tubuleux, convexe sur le dos, comprimé et muni de 8 plis dont le médian plus élevé, à la face inférieure ; coiffe obovée ; 2 archégones.
C. dans les forêts à la base des troncs d’arbres ; sur les pierres et les parois de rochers, même dans les lieux découverts des montagnes, particu-
lièrement des terrains siliceux; on trouve fréquemment, sur cette espèce, des périanthes bien développés, mais stériles.
9e Sous famille : JUNGERMANNIACÉES FRONDESCENTES.
ige membraneuse, divisée e ièr étroites, dé- Tig braneuse, divisée en lanières larges ou étroites, dé pourvue de feuilles distinctes, à l’exception du genre Fossombronia.
8 Tribu : Codoniées Dum.
Tige munie d’une nervure et découpée latéralement en lobes qui représentent des feuilles plus ou moins distinctes,