‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 379 sur 395 · Aneura pinnatifida N. ab E. E. Leb. III, p · texte numérisé non relu

Aneura pinnatifida N. ab E. E. Leb. III, p

Fronde plane sur les deux faces, mince, rayonnante, formant des expansions fournies, orbiculaires, d’un vert assez clair ; lanières 2—8—pennées, aussi larges à la base que plus haut, garnies sur les bords de rameaux fréquents et souvent très courts, qui leur donnent un aspect sinueux ; long. 3 centim., larg. 1—2 millim. Involucre lobulé, court, peu apparent, latéral, coiffe ascendante, päle, squamuleuse, cylindrique, obovée au sommet ; long. 8 millim. Longueur du pédicelle 5—6 millim. Capsule oblongue ; long. 1—1 172 mill., diam. 172 mill. — Sur une section transversale de la tige, on constate 5—6 couches de cellules, dont les médianes sont hyalines, hexagones ; les cellules épidermiques sont un peu plus petites ; les surfaces inférieure et supérieure sont presque parallèles entre elles. — Mai.

Sur les pierres dans les petits cours d’eau des montagnes ; sur le grès vosgien, dans les environs de Saint-Dié, sur le granite dans les Hautes- Vosges (B.) ; Basses-Vosges ([Lammers) ; tourbières de Sontier (J. Müller), des Rouges-Truites , dans le Jura (B.).

88. Aneura multifida Dum. Syll. p. 85: Jungermannia multifida Linn.; Stirp. n° 147.

Lanières étroites, biconvexes, plus convexes en dessus, lisses, déprimées, dépourvues de radicules, plus ou moins régulièrement bipennées ; long. 2--5 centim., larg. 1 millim. ; les jeunes rameaux obtus, divergents au sommet des frondes ; touffes raides, d’un beau vert foncé à la surface, noirâtres à l’intérieur. Fleurs femelles latérales ; involucre représenté par des franges courtes qui résultent de la rupture du thalle. Coiffe cylindrique, squamuleuse, longue de 5—8 millim. Pédicelle atteignant 20—30 millim. Capsule noire, elliptique ou cylindrique; long. 1 172—2 millim., diam. 374 millim. Spores vertes. Anthéridies subglobuleuses, naissant (5—6) sur la tige principale latéralement, dans une cavité entourée d’un rebord saillant, lacinié-frangé; ces lanières formées d’une série de grosses cellules hyalines, obtuses. Tige formée, au milieu, de 7—8 couches superposées de cellules; les médianes grandes, hyalines; les épidermiques vertes, minces, allongées. — Avril-mai.

C. dans les Vosges sur le granite et le grès vosgien, près des sources, des cascades, des ruisseaux, dans les forêts, des rigoles dans les prairies marécageuses. — AC. dans le Centre (Lamy).

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