‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 380 sur 395 · ANEURA PALMATA · texte numérisé non relu

ANEURA PALMATA

89. Aneura palmata N. ab E. E. Leb. III, p. 459; Jungermannia palmata Roth; Stirp. n° 54.

Tige primaire couchée, garnie de radicules, bi-tripennée, très divisée; ramuscules également couchés ou dressés, souvent très rapprochés, courts, inégaux; plante ple; long. 8—10 mill., larg. 394—1 172 mill.; lanières lisses ou sinueuses sur les contours , digilées, dilatées au sommet, moins aplanies que dans l'A. pinnalifida, et moins nettement biconvexes que dans l’A. multifida, souvent un peu canaliculées en dessus, légèrement convexes en dessous, amincies aux bords, translucides, formées de 4—6 couches superposées de cellules. Involucre plus développé, dilaté , lacinié. Coiffe hérissée, profondément laciniée à l’orifice. Capsule petite, brièvement pédicellée. Anthéridies dans le voisinage des fleurs femelles. — Mai.

Sur les troncs pourris dans les forêts, plus rarement sur la terre et les pierres ; répandu dans toute la chaîne des Vosges , et aussi dans le Haut- Jura.

11° Tribu : Metzgériées N. ab E.

Fleurs naissant au-dessous des frondes sur la nervure. Pas de périanthe ; involucre concave, monophylle. Coiffe épaisse. Capsule oblongue, divisée imparfaitement en 4 valves; élatères à spire unique, persistant au sommet des valves. Frondes en forme de lanières étroites , linéaires , très divisées, munies d’une nervure subcylindrique, très nette, glabres ou velues.

25° Genre : Metzgeria Raddi.

Caractères de la tribu.

90. Metzgeria furcata N. ab Es. E. Leb. III, p. 485; Jungermannia furcata Linn.; Stirp. n° 148.

Fronde en forme de lanière très étroite, linéaire, longue de 1—4 centim., large de 1—1 172 millim. , déprimée, rarement ascendante, flexueuse, glabre en dessus , garnie en dessous, sur la nervure et parfois aux bords, de crampons terminés par des suçoirs, ou parfois encore nue sur de grands espaces; elle se divise normalement par des bifurcations répétées; mais il nait aussi, latéralement en dessous, des lobules qui se développent plus ou moins et rendent les lanières pennées ou même

846 95° GENRE : METZCGERIA.

bipennées ; souvent ces lobules se réduisent à l’état de gemmes prolifiques. La nervure cylindrique est saillante en dessous, formée de cellules étroites, elle atteint l'extrémité des frondes ou même forme au delà un petit mucron; les ailes sont formées d’une seule couche de cellules hexagones, subéquilatérales, renfermant plus ou moins de chlorophylle. La plante forme des tapis souvent étendus et denses, verts ou jaunàtres, rarement bleu violacé, ou encore elle vit isolée au milieu des touffes de mousses. Involucre en forme de gros bourgeon hérissé, sur la nervure en dessous; 1—4 archégones; coiffe également hérissée de soies. Pédicelle assez ferme, long de 10—12 millim. Capsule brièvement ovale, brune, s’ouvrant en 4 valves souvent peu régulières. Anthères naissant sur une plante distincte, au fond d’un involucre semblable à celui des fleurs femelles. — Automne et pendant l'hiver, rarement fertile.

CC. partout sur les racines dénudées, les troncs d’arbres, la terre, les rochers , au milieu des mousses, aux lieux ombragés, dans les haies et les forêts.

91. Metzgeria pubescens Raddi Jungerm. p. 46; Junger= mannia pubescens Schrank; Stirp. n° 149.

Fronde linéaire, large de 1 192—-2 millim., allongée, flexueuse, divisée en plusieurs branches dont chacune se garnit de rameaux alternes, courts, procombants ou étalés-dressés ; toute la plante est couverte sur les deux faces de poils simples, formés d’une seule cellule, courts, étalés ; elle forme des touffes déprimées, étendues , enlacées, d’un vert glaucescent à la surface, décolorées à l’intérieur. — Stérile dans nos contrées.

Sur les troncs d’arbres et les parois verticales des rochers granitiques ou calcaires; dans les Hautes-Vosges : Gérardmer, Hohneck (Mougeot), Donon , Champ-du-Feu , Ballon de Servance, Rochesson, roches du Pechet , etc. (B.); plus commun encore dans tout le Haut-Jura , souvent mélangé au Bartramia OEderi, — GC. dans les hautes montagnes de France.

9e Famille : MARCHANTEACÉES.

(Trib. Marchantieæ N.)

Appareils de frucüfication élevés au sommet d’une hampe naissant de la nervure; involucres groupés, cohérents par la base et libres du reste ou contenus et pendants à l’intérieur d’un réceptacle convexe, plissé, lobé ou garni de rayons ; capsules pendantes ou divergentes, s’ouvrant par 6—8 (rarement 4)

92, LUNULARIA VULGARIS. 847

valves. — Rarement (Targionia) la capsule est solitaire dans un involucre coriace, à la fin bilabié, sessile à la face inférieure des frondes, pres du sommet. — Frondes épaisses, munies d’une nervure dilatée et, en dessous, de lamelles violettes longitudinales ou obliques, entre lesquelles courent des faisceaux de longues radicules, chargées de grandes papilles à l’intérieur ; à la face supérieure des frondes, s'ouvrent de nombreux stomates entourés de cellules rayonnantes, et communiquant avec uue couche formée de cellules renflées, contenant de la chlorophylle, et articulées de manière à présenter des piles entre lesquelles l'air peut circuler.

{'e Tribu : Lunulariées N. ab Es.

Hampe entourée d’une gaine à la base et portant, au sommet, des involucres cohérents par la base seulement, contenant chacun une capsule qui s’ouvre par 4—8 valves.

262 Genre : Lunularia Mich.

Involucres (2—6) tronqués, horizontaux. Capsule exserte. Pas de périanthe. Frondes larges , souvent garnies en dessus de cupules renfermant des corps lenticulaires ; disques mâles sessiles.

92. Lunularia vulgaris Mich. Nov. gen.; Marchantia cruciata Linn. Sp. pl.

Espèce indiquée d’une manière générale par le D' Mougeot sur les pots de fleurs dans les serres et les orangeries, signalée d’ailleurs en France sur une foule de points. M. Le Jolis a distingué deux espèces confondues sous le nom primitif de L. vulgaris. La première (L. Dillenii Le Jol.), celle de nos contrées du Nord, est caractérisée par sa floraison dioïque, les hampes très velues, les frondes fertiles privées (toujours ?) de cupules, les frondes mâles garnies de cupules semi-lunaires abondantes ; maturité en automne. La seconde (L. Michelii Le Jol.), monoïque ? (selon Micheli), a des frondes fertiles garnies également de cupules semi-lunaires, une hampe glabre, et muürit ses capsules au printemps. Elle est propre à la région méditerranéenne. (Le Jolis, Mémoires de la Soc. de Sc. nat. de Cherbourg, [, pp. 191—192.)

848 97° GENRE : MARCHANTIA.

2e Tribu : Jécorariées N. ab E.

Un réceptacle convexe ou conique souvent lobé ou garni de rayons, pédonculé, contenant, à sa face inférieure, les capsules dans des enveloppes diverses. Hampe garnie, au fond de l’involucre, de lanières qui répondent aux lamelles des frondes et entremélées de radicules hérissées à l’intérieur; ces radicules se glissent aussi le long de 1—2 replis profonds, dont la hampe est creusée en long et que l’on ne reconnaît bien que par des sections transversales.

97° Genre : Marchantia Linn.

Réceptacle convexe, garni de rayons allongés, libres à l’extrémité, cohérents avec le réceptacle à la base; involucres renfermant plusieurs périanthes, et ces derniers chacun une capsule qui s'ouvre par des dents révolutées à l’état sec. Anthéridies enfoncées dans la substance d’un disque lobulé, plan en dessus et pédonculé.

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