PREISSIA COMMUTATA
parois minces, renfermant des fibres annulaires jaunâtres, divisée en 6 valves lobulées au sommet. Elatères allongés, grêles, longuement alténués aux extrémités, à plusieurs spires jaunâtres, formant une touffe laineuse. Spores très petites, pâles, très légèrement papilleuses. Disque anthéridifère lobulécrénelé sur le contour, relevé de côtes rayonnantes en dessus; anthéridies oblongues-lagéniformes, enfoncées le long de ces côtes, communiquant au dehors par un pore. — Eté.
C. partout, en plaine et dans les montagnes, dans les lieux marécageux, près des sources, dans les allées humides, au pied des murs.
98° Genre : Preissia”N. ab Es.
Réceptacle hémisphérique, 2—4—lobé, garni de rayons courts, cohérents; involucres renfermant 1—3 périanthes, et ces derniers chacun une capsule qui s'ouvre très avant par l’écartement de 4—8 lanières. Fleurs mâles comme dans le genre précédent. Fronde moins développée, parcourue par de grands vaisseaux bruns.
94, Preissia commutata N. ab Es. E. Leb. IV, p. 117; Stirp. n° 735; Schultz, Herb. norm. n° 197.
Fronde dichotome, souvent rougeätre et à peine ondulée sur le contour, presque plane en dessus, d’un noir violacé et garnie de lamelles longitudinales violacées, en dessous; long. 10—12 millim., larg. 5—7 millim. Structure comme dans le genre précédent; mais, de plus, 12—15 gros vaisseaux anguleux, d’un brun violacé, courent à l’intérieur de la nervure. Hampe striée, munie de deux sillons tubuleux, rougeâtre à la base, naissant au fond d’une échancrure, sans rebord ni gaine, garni seulement de quelques écailles linéaires; long. 10—25 nillim. Réceptacle subhémisphérique, d’un vert assez pâle, présentant 4—6 rayons cohérents ou côles saillantes obluses, aboutissant à peine au bord; contour sinueux ; à l'intérieur du réceptacle, 3—4 renflements produits par autant de replis de la membrane qui forme les involucres; 2 périanthes dans chaque involucre. Capsule globuleuse, à parois minces. Elatères à 2 spires. Spores hérissées. Au sommet de la hampe, au fond du réceptacle, se voient de nombreuses paillettes entremèlées de radicules. Les involucres s'ouvrent, à la maturité, par une fissure produite à leur sommet, c’est-à-dire, à l'extrémité tournée vers le sol.
850 992 GENRE : FEGATELLA.
Sur les parois humides et dans les anfractuosités fraîches des rochers calcaires, sur le mortier des vieux murs ombragés ; ; remparts de Strasbourg (Mougeot et Nestler), Deux-Ponts (Bruch), grès vosgien du plateau de Bitche, à l’ouest de la crête des montagnes {Schultz) ; Dôle, Salève (J. Müller). — Alpes de la Savoie : Bains de la Caille (Puget); Dauphiné : Taillefer, Renage (Ravaud), Le Sidobre dans le Tarn (M.-D.); dans les Pyrénées centrales (Salzmann) ; souvent confondu avec le Reboulia hemisphærica.
29° Genre : Fegatella Raddi.
Réceptacle conique obtus, dépourvu de lobes et de rayons; involucres (4—8) cohérents entre eux et avec la paroi du réceptacle, ne renfermant chacun qu’une capsule obovée; cette dernière s'ouvre par 8 dents roulées en dehors à l’état sec. Pas de périanthe. Anthéridies enfoncées dans un disque oblong, sessile, sur une plante distincte.
95. Fegatella conica Cord.; Marchantia conica Linn.; Stirp. n° 247.
Frondes planes, plus ou moins relevées et ondulées aux bords, dichotomes, d’un beau vert uniforme en dessus, pâles, garnies de lamelles hyalines, en dessous ; larg. 10— 90 millim.; innovations naissant par une portion d’abord #rès étroite, étalées ou divergentes ; nervure médiane dilatée, épaisse ; épiderme de la face supérieure très distinct, divisé en losanges érès nets, grands, par des lignes plus claires; stomates aussi très saillants, grisâtres à l'œil nu, entourés de cellules concentriques. Pas de vaisseaux. Hampe naissant vers le sommet des lobes, par une rupture circulaire des couches superficielles de la fronde qui forment un rebord crénelé et écarté; un seul repli tubuleux profond dans la hampe; long. de celle-ci 2—10 centim. Réceptacle pyramidal obtus, muni de 4—6 angles émoussés, d’abord vert, à la fin décoloré, à peine sinué sur le contour; 4—6 involucres s’ouvrant par une fente au sommet, cohérents entre eux et avec la paroi du réceptacle; espaces libres occupés par de nombreux replis de la membrane des involucres voisins. Coiffes obovées. Capsules de mème forme, à parois brunes, formées de cellules dilatées, renfermant des fibres annulaires. Elatères à 3 spires. Spores tuberculeuses. Plante mâle plus grêle ; disques saillants au sommet des lobes, sessiles dans une échancrure, verts, oblongs, entourés par le rebord du thalle déchiré, d’un diamètre de 3—4 millim.; anthéridies (20—60) grandes, ovales-oblongues, s’ouvrant par un pore au sommet d’un petit cône saillant. — Avril.