REBOULIA HEMISPHÆRICA
Sur les pierres, les parois humides des rochers, dans les lieux frais et ombragés, surtout des montagnes, dans les Vosges et le Haut-Jura, presque partout. La hampe ne se développe qu’au moment de la maturité.
80° Genre : Reboulia Raddi.
Réceptacle hémisphérique, lobé ; 3—6 lobes profonds ; involucres répondant à chaque lobe et s’ouvrant par une fente longitudinale, contenant chacun une capsule sans périanthe; capsules à parois minces, dépourvues de fibres annulaires, s’ouvrant par des déchirures. Hampe garnie à la base et au sommet, au fond du réceptacle, de paillettes en forme de lanières nombreuses et allongées , saillantes, entremêlées de radicules. Anthéridies enfoncées dans des disques sessiles. Frondes dépourvues de vaisseaux et de compartiments losangés en dessus, d’un noir violacé en dessous.
96. Reboulia hemisphærica Radd.; Slirp. n° 1232; Marchantia hemisphærica Linn. Spec. pl.
Cette espèce ressemble, jusqu’à un certain point, au Preissia * commulata dont elle possède le port et l’aspect général; mais elle en diffère par la fronde dépourvue de vaisseaux et de compartiments losangés ; les stomates sont très petits et à peine saillants, en sorte que la surface est lisse, d’ailleurs d’un vert päle glaucescent; les contours sont plus sinueux, plus ondulés. Les longues paillettes, en forme de houppes laineuses très saillantes à la base de la hampe et au-dessous du réceptacle, sont aussi très caractéristiques. Les lobes du réceptacle sont très distincts ; leur nombre varie de 3 à 9; la forme d’ensemble du réceptacle "est conique, convexe ou presque déprimée. Les involucres, en même nombre que les lobes et opposés à ces derniers, s'ouvrent par une fente longitudinale du côté de la bampe. Capsule incluse et s’ouvrant par des déchirures irréqulières; ses parois sont formées par une membrane molle, dépourvue de fibres annulaires , mais renfermant souvent beaucoup de matière verte. Spores grandes, relevées de crêtes papilleuses. Elatères assez courts , à trois spires. Disques mâles sessiles. — Printemps.
Parois des rochers fraîches et ombragées , sur le grès vosgien autour de Bitche (Schultz), Reculet, Salève (3. Müller). — Fontenay aux Roses
rès de Paris (Roussel), Lisieux en Normandie (A. Braun), Vaucluse meer): }, Montpellier (Gouan), Remoulins dans le midi de la France (Montagne), dans la Provence (Gérard), dans le Centre (Lamy),
8952 91° GENRE : GRIMALDIA.
31° Genre : Grimaldia Raddi.
Réceptacle hémisphérique, papilleux et garni de stomates en dessus, décurrent en dessous, 3—4—lobé sur le contour; involucres renfermant une seule capsule; pas de périanthe; capsule globuleuse, s’ouvrant en boîte à savonnette par la chute d'un segment circulaire. Spores hérissées de crêtes saillantes. Fleurs mâles formant des disques sessiles. Fronde canaliculée, dichotome, garnie en dessous de lamelles imbriquées, atteignant les bords et faisant saillie au sommet.
97. Grimaldia barbifrons Bisch. in Nov. Act. Ac. Nat. Cur. XVII, p. 1028; N. ab E. Syn. p. 550; Grim. fragrans N. ab E. E. Leb.
Frondes très étroites (larg. 1—1 172 millim.), flexueuses, se dilatant un peu vers l'extrémité (larg. 2—92 172 millim.), innovant au-dessous du sommet, dichotomes, épaisses, fortement canaliculées en dessus par l’inflexion des bords qui sont ondulés, en sorte que la face supérieure est à peine visible, surtout à l’état sec; la face inférieure, garnie, selon la ligne médiane, de radicules abondantes, est couverte, de chaque côté de cette ligne jusqu'aux bords, de lamelles arquées, très nombreuses, imbriquées, d’un beau pourpre, percées de trous espacés; les lamelles du sommet sont plissées et terminées par de longs appendices blancs, comme argentés, laciniés-frangés, dressésrecourbés en dessus ; l’épiderme de la face supérieure est formé de cellules petites, plus épaisses que larges, et percé de stomates peu saillants. La plante forme à la surface du sol des cordons, vermiformes, bruns, reconnaissables à la touffe de lanières argentées qui les terminent; elle répand une odeur assez agréable qui est avivée par l’action de l’eau. Hampe naissant au sommet, souvent très courte; réceptacle divisé le plus souvent en 3 lobes très distincts qui recouvrent chacun un involuere. Capsule à demi exserte, s’ouvrant par scission circulaire transversale, en sorte que le segment supérieur se détache et tombe. Spores nombreuses, grandes, un peu anguleuses, hérissées de crêtes. Elatères courts, nombreux, à 2 spires. Disques anthéridiüfères sur une plante distincte, sessiles, obovés.
Sur la terre légèrement fraiche, exposée au midi, sur les collines des terrains siliceux et des terrains calcaires; près de Bâle (Nees ab Es, Syn. p- 551), indiqué près de Deux-Ponts. — Près de Lyon (Montagne).
FIMBRIARIA LINDENBERGIANA. 853 Genre : F'imbriaria N. ab Es.
Réceptacle pédonculé, légèrement lobé ; 2—4 lobes; involucres courts, tronqués; un périanthe dans chaque involucre, dépassant ce dernier, fissuré en long, terminé par un mucron tubuleux ; capsule globuleuse, s’ouvrant par la chute d'un opercule, dépourvue de fibres annulaires ; élatères courts, à 2 spires. Anthéridies enfoncées dans le thalle à la base et dans le voisinage de la hampe sur la même plante.
Fimbriaria fragrans N. ab Es. Syn. p. 558.
Fronde étroite linéaire, convexe en dessus, garnie en dessous de lamelles qui atteignent les bords latéralement et Les dépassent au sommet en formant une touffe blanche ; le réceptacle est vert; le périanthe se partage en 8 lanières cohérentes au sommet.
Mont-Cenis (Bonjean).
Fimbriaria Lindenbergiana Corda, N. ab Es. E. Leb. IV, p. 283.
Fronde beaucoup plus large (larg. 7—8 millim.), munie d’une nervure étroite, du reste mince, garnie en dessous de lamelles peu développées qui sont loin d'atteindre les bords et ne dépassent pas le sommet; réceptacle, capsule, spores et élatères colorés en violet-pourpre.
Sur la terre et les mousses ; Mont-Cenis (Bonjean).
Fimbriaria elegans Spreng. Syst. veget. IV, p. 235.
Fronde linéaire, étroite, simple, verte en dessus, violette, chargée d’écailles et de radicules en dessous ; hampe velue au sommet; réceptacle fuberculeux en dessus, crénelé aux bords ; périanthes divisés en 8 lanières cohérentes.
Corse (Thomas).
3° Tribu : Targioniées N. ab Es.
Involucre sessile au sommet des lobes en dessous, noir, renflé, s’ouvrant par une fente verticale en deux valves conca-
854 92° GENRE : TARGIONIA.
ves coriaces. Capsule subsessile, à parois minces, s’ouvrant par des déchirures irrégulières. Spores hérissées de crêtes. Frondes canaliculées en dessus, garnies, en dessous, de lamelles obliques, imbriquées, violettes.
32° Genre : Targionia Mich.
Caractères de la Tribu.
98. Targionia Michel Corda in Op. Beitr. |, p. 649; Targionia hypophylla Linn.; Stirp. n° 937.
Frondes épaisses, munies d’une nervure dilatée, sinuolées sur le contour, émarginées au sommet, relevées aux bords à l’état sec, garnies, en dessous, de lamelles ovales, obliques, atteignant les bords, violettes; long. 5—7 millim., larg. 1 192—3 millim. ; les innovations s’articulent au-dessous du sommet par une portion étroite; l’épiderme de la face supérieure est formé de cellules épaisses, percé de stomates nombreux, saillants. Involucre subglobuleux, noir, présentant une arête verticale selon laquelle il s'ouvre, à la maturité, en deux écailles concaves, dès lors béantes ; la paroi de l’involucre présente 4 couches de cellules dont l’externe seule est colorée ; 4 archégones ; pédicelle réduit à un petit bulbe verdâtre: pas de périanthe; coiffe mince, déchirée irrégulièrement. Capsule globuleuse formée de cellules qui renferment des fibres spirales; spores grandes, hérissées de crêtes ; élatères à 2 spires.
Sur la terre qui recouvre les rochers ; recueilli par Lesquereux dans le Jura, probablement au Val de Travers; indiqué par Stolz en Alsace (Nees,
E. Leb. IV). — Calvados : Clécy (Husnot); Angers (Boreau, Bouvet), Bretagne, Meudon, Dax, Montpellier, Provence (F1. franc.).
3e Famille : ANTHOCEROTÉES.
(Trib. Anthoceroteæ N. ab Es.).
Capsule naissant à la face supérieure des frondes, linéairesubulée, s’ouvrant en deux valves tordues à l’état sec ; une columelle sur laquelle naissent les spores. Pas de périanthe. Frondes dépourvues de stomates.
33° Genre : Anthoceros Mich.
Caractères de la famille,
99, ANTHOCEROS PUNCTATUS. 859