Riccia glauca Linn.; Stirp. n
Fronde divisée en 6—8 lobes, 2--3 fois bifurqués à leur tour, appliqués, obus, émarginés, largement canaliculés, plans ou légèrement relevés aux bords, larges de 1—2 millim. ; plante formant de petites rosettes d’un vert pâle glaucescent en dessus, péles, garnies de radicules la plupart hérissées intérieurement, dépourvues de lamelles, en dessous ; diam. 8—12 m.; cellules de la couche supérieure hyalines , à parois minces, hérissées de petites papilles inégales; au-dessous 2—3 couches de cellules renfermant de la chlorophylle; enfin une zône inférieure de cellules hyalines; 2—$ séries de cellules marginales hyalines ne formant qu’une seule couche. Capsules disposées en grand nombre, selon une bande médiane, sur deux séries imparfaites , à l’intérieur des lobes, depuis le point central jusque près des bords, visibles à la maturité, par transparence, comme autant de points noirs. Spores brunes, hérissées de papilles fines assez saillantes, polyédriques, planes sur les faces de contact dans le groupe primitif de 4. A la fin, la surface des frondes, relevée par la saillie des capsules, se rompt en regard de cellesci, et forme un pore par lequel les spores peuvent s’échapper. Anthéridies renflées, enfoncées dans la substance des frondes, près des fleurs femelles, sur la même plante. — Septembrenovembre.
CC. partout sur la terre argileuse, un peu humide, dans les allées peu fréquentées ; dans les champs, au bord des fossés. La var, minimæ Lin-
denb. (R. minima Schmid.) a des frondes divisées en lobes plus étroits, linéaires.
103, Riccia bifurca Hoffm. Lindenb. N. ab Es. E. Leb. IV, p. 396.
Disposition rayonnante des frondes moins netle que dans l'espèce précédente, à cause de la destruction rapide des parties moyennes ; lobes étroits (larg. 172—273 millim.), un peu dilatés