‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 388 sur 395 · RICCIA BIFURCA · texte numérisé non relu

RICCIA BIFURCA

au sommet, subspatulés, légèrement canaliculés en dessus, un peu relevés aux bords, obtus ou brièvement émarginés au sommet, simples ou 1—2 fois bifurqués, étroitement appliqués, garnis de nombreuses radicules hérissées la plupart intérieurement ; long. 3—4 millim.; sur le contour des lobes en dessous, une bande d'un violet foncé, visible à cause du relèvement des bords ; la structure des lobes est épaisse; ils sont formés d’un grand nombre de couches superposées de petites cellules remplies de matière verte et presque uniformes; celles de la couche superficielle en dessus sont un peu plus lâches, hyalines, mais cependant mal définies. Les spores sont obtusément polyédriques, d’un brun presque noir, fovéolées, munies de crêtes obtuses, peu saillantes ; les capsules sont échelonnées successivement en petit nombre ; la surface des lobes est d’un vert très pâle.

Sur la terre humide dans les lieux vaseux , au bord des fossés, des

étangs en voie de dessication ; çà et la, semble commun dans la Haute- Vienne (Lamy).

104, Riccia minima Linn. Lindenb. Rice. p. 427.

Espèce assez voisine de la précédente, ayant de même une fronde à lobes solides, épais, bordés de violet sur le contour en dessous ; mais les extrémités sont presque toujours rétrécies, subaiguës ; les bords sont fortement relevés et presque incurvés de manière à déterminer un sillon en dessus; les capsules finissant par se trouver dénudées par la destruction de l’épiderme ; les parois de la capsule sont aussi plus solides ; les spores nous ont paru plus petites, plus nettement anguleuses, moins fovéolées, mais plutôt couvertes de circonvolutions larges et obluses.

Indiqué par M. Godron dans les lieux humides près de Nancy (Bois de Tomblaine), région de, la plaine des Vosges ? (Mougeot). — Près du pont

de Lathus dans la Vienne (Deloyne et Chaboïsseau), midi de la France (Montagne).

b. Contour des lobes cilié. (E. 405—106.)

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