‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 390 sur 395 · RICCIA CRYSTALLINA · texte numérisé non relu

RICCIA CRYSTALLINA

que l’on considère la face supérieure des frondes; mais lobes épaissis, renflés selon la ligne médiane, et garnis de part et d'autre d’écailles imbriquées, étalées, ovales ou lancéolées, . vertes, brièvement saillantes aux bords.

Sur la terre dans les lieux frais et ombragés; près de Montpellier (Delille).

Riccia nigrella D. C. FI. fr. V, p. 193.

Lanieres plusieurs fois bifurquées, linéaires, très étroites, relevées-incurvées aux bords, munies d’un sillon profond le long de la ligne médiane, garnies en dessous d’écailles d’un pourpre foncé, imbriquées qui communiquent, pour l’aspect, leur teinte à la plante tout entière.

Lieux frais près de Montpellier (Boucher, De Candolle).

T1. Frondes munies, sous l’épiderme, de grandes cavités aériennes. (E. 107—109.)

a. Plante croissant sur la terre humide. (E. 407.)

107, Riccia crystallina Linn.; Stirp. n° 248.

Fronde exactement appliquée, fixée par des radicules abondantes, lisses pour la plupart, plus rarement hérissées intérieurement ; lobes rayonnants, plusieurs fois bifurqués, obtus, ondulés, légèrement relevés aux bords, rapprochés et se recouvrant latéralement, d’un beau vert clair en dessus, pâles en dessous ; rosettes orbiculaires, d’un diam. de 20—925 millim.; largeur des lobes 1 192—2 millim.; cellules épidermiques recouvrant des cavités aériennes hexagonales d’abord fermées, ouvertes à la fin par la rupture de l’épiderme en regard de ces cavités, de sorte que toute la surface des frondes apparaît percée de pores irréguliers, rapprochés, très facilement visibles à la loupe. Capsules naissant vers la base des frondes, souvent sur deux séries, découvertes comme autant de points noirs à la fin par la destruction des couches cellulaires qui les recouvraient d’abord ; spores brunes, grandes, fovéolées, munies de crêtes peu saillantes, finement papilleuses.

Sur la terre humide des terrains calcaires, près des sources, des lavoirs, sur le revers des fossés, région de la plaine dans les Vosges (Mougeot), Bosserville, Maxéville, Lunéville (Godron); Petit-Salève et bord du lac de Genève (J. Müller). — Etang du Riz-Chauvron dans la Vienne, étang

de Thouron, dans la Haute-Vienne (Lamy), près de Paris, étang de Saint- Léger (De Candolle).

b. Plantes flottant à la surface des eaux stagnantes. (E. 108—109.)

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