‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 391 sur 395 · Riccia natans Linn.; Stirp. n · texte numérisé non relu

Riccia natans Linn.; Stirp. n

Fronde obovée, dilatée, courte ou cordiforme échancrée au sommet, d’un vert clair ou olivâtre, plane ou légèrement convexe en dessus, munie d’un sillon plus ou moins profond, parfois oblitéré le long de la ligne médiane de chaque lobe; targeur des frondes 5—10 millim.; le contour de la couche supérieure et de l’épiderme est un peu incurvé et ondulé; cette couche se compose de petites cellules hexagones; vue en dessus elle laisse apercevoir par transparence des compartiments heæagones assez grands qui répondent aux cavités aériennes sousjacentes; les couches inférieures en petit nombre et minces émettent sur toute la surface et principalement sur le contour des lanières lancéolées ou linéaires, obtuses, garnies de dents espacées, planes ou irrégulièrement plissées, tombant selon la verticale ou étalées, rayonnant sur le contour de la fronde; ces lanières sont vertes ou noirâtres. Capsules naissant à l’intérieur du tissu au-dessous des sillons, renfermant des spores peu nombreuses, fovéolées. — Très rarement fertile.

« Sur les eaux des fossés, région de la plaine des Vosges. > (Mougeot). Nous n’avons pas trouvé cette espèce; dans le Palatinat, surtout inférieur (Pollich, Bischoff). — Près de Paris, de Caen (De Brébisson), en Pro-

- vence; près d’Aarau en Suisse (J. Müller).

109. Riccia fluitans Linn.; Stirp. n° 151; R. eudichotoma Bisch. in Nov. Act. Ac. Nat. Cur. XVII.

Plante d’un vert foncé ou pâle, flottant à la surface des eaux, croissant plus rarement sur la terre par suite du retrait des eaux. Fronde rayonnante, formant des rosettes mesurant jusqu’à 50 et 60 mill. de diamètre; lobes primitifs très ramifiés par des bifurcations répétées ; lobules obtus, très étalés, espacés, linéaires, entiers, larges de 172—1 millim., légèrement convexes et de même teinte sur les deux faces; à l’intérieur de la fronde, se trouve un faisceau de cellules linéaires, remplies de chlorophylle qui, vers le sommet des lobes, se détachent et courent successivement vers les bords en laissant entre elles des cavités aériennes allongées et obliques. Sur la vase, la plante émet des radicules plus ou moins abondantes, qui font complétement défaut lorsqu'elle flotte à la surface des eaux tranquilles ; dans le même cas, les bords des lobes se redressent aussi à divers degrés, et déterminent un sillon selon la ligne médiane. C’est la var. canaliculata N.; R. canaliculata Hoffm.; Stirp.

109, RICCIA FLUITANS, 863

n° 1143. Capsules naissant à l’intérieur et vers la base des frondes ; coiffe distincte de la capsule ; à la maturité, la capsule détermine ordinairement la rupture de l’épiderme inférieur. Spores fovéolées. — Plante du reste rarement fertile.

Dans les eaux stagnantes , les fossés , les mares, etc.; Bruyères, Epinal (Mougeot), Nancy (Godron), Lunéville (Dænen), Haute-Saône : Champagney (Vendrelÿ), Chassey (Paillot) ; Doubs : Montfaucon (Paillot); la var. canaliculata , près de Bollriller en Alsace (Mühlenbeck). — Semble répandu dans presque toute la France.

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