HYPNUM TRIQUETRUM
1. Hypnum triquetrum Linn. Sp. pl.; Slirp. vog.-rhen. n° 235. Hylocomium triquetrum. Bryol. eur. tab. 491.
Tige très robuste (long. 15—920 centim.), décombante et dénudée à la base; du reste, dressée, raide, rougeûtre, sans radicules, émettant en tous sens des rameaux simples, inégalement distribués, divariqués, souvent arqués en dehors, ordinairement atténués, l'extrémité de la tige demeurant obluse; parfois elle se divise en deux ou trois grandes branches ramifiées, comme il vient d’être dit. Gazons “lâches, étendus, d’un vert jaunâtre, décolorés à l'intérieur. Feuilles caulinaires scarieuses, largement ovales-deltoïdes, auriculées à la base (oreillettes rapprochées de la tige), assez longuement rétrécies-acuminées, très élalées en lous sens ou diversement courbées, parfois légèrement homotropes, ou à demi-tardues, munies de deux nervures très minces, et dont l’une s’avance jusqu'aux 874, et de 3—4 plis peu profonds, ondulées aux bords et denticulées en scie sur tout le contour, finement papilleuses sur le dos dans le tiers supérieur. Long. 5—5 172 millim., larg. 3. Les feuilles supérieures des rameaux beaucoup plus petites, lancéolées-oblongues, acuminées, binerviées, sans plis, papilleuses ; long. 1—2 millim., larg. 172— 374. Tissu ferme. Cellules basilaires grandes, oblongues; les moyennes linéaires, flexueuses, obtuses, 8—10 fois aussi longues que larges; celles du sommet oblongues, atténuées, faisant saillie au dehors par leur extrémité. Fleurs femelles sur la tige, peu nombreuses; rameau floral à la fin très allongé (5-6 millim.), radicant ; folioles très nombreuses (environ 25) ; les infimes ovales, obtuses, énerves ; les moyennes oblongues, à demi engainantes, brièvement binerviées, subitement contractées en un long acumen filiforme divariqué; les intimes énerves; archégones 15—30, allongés; paraphyses filiformes, un peu plus longues, nombreuses. Vaginule allongée, chargée des débris de la fleur. Pédicelle dressé ou flexueux, pourpre, tordu vers la gauche; long. 25—530 millim. Capsule horizontale, oblongue-bombée, légèrement arquée à la fin, d’un brun foncé et striée, munie d’un col peu distinct; long. 2 12— 3, diam. transv. 1—1 172 millim. Opercule conique-élevé aigu ou apiculé. Anneau tombant par fragments, formé de cellules colorées, oblongues. Péristome : dents pourpres, larges, festonnées aux bords, fortement lamellifères à la face interne; membrane interne jaune-orangée, élevée ; lanières larges, percées de grandes ouvertures arrondies, confluentes sur la carène; 2—4 cils noduleux ou même apendiculés. Spores assez grandes, vertes. Fleurs mâles petites ; folioles de l'involucre nombreuses, imbriquées, ovales, brièvement et finement acuminées, énerves, ou brièvement binerviées; les intimes éneryes; l’açumen est
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très étalé, arqué ; 10—15 anthéridies courtes, renflées; paraphyses filiformes, assez nombreuses.— Mat. février-mars. Assez rarement fertile.
Sur la terre, haies, broussailles, forêts. CC. partout.
2. Hypnum loreum Linn. Spec. pl.; Stirp. v.-rhen. n° 939. Hylocomium loreum Bryol. eur. t. 490; Billot, exsice. n° 3294; Schultz, FI. Gall. et Germ. exsicc. n° 1584.
Tige robuste, ligneuse, allongée (environ 20 centim.), ne se dénudant pas, et sans radicules à la base, flexueuse, décombante ou ascendante, divisée en 2—38 grandes branches, dont chacune est irrégulièrement pennée; rameaux simples, inégaux, rapprochés ou très écartés, ordinairement arqués, attenués, et se fixant par de longues radicules lorsqu'ils se trouvent en contact avec le sol. Plante formant de vastes tapis enlacés, peu denses, d’un vert jaunâtre terne. Feuilles caulinaires largement ovales- -COncaves, étroitement imbriquées, munies de 6—7 plis à la base, puis rapidement contractées, lancéolées, longuement et très finement acuminées, canaliculées tubuleuses, étalées flexueuses en tous sens, ou ldchement homotropes, superficiellement dentées sur tout le contour. Des traces à peine sensibles de deux nervures très courtes. Longueur 3 172—4 millim., largeur 1 172—1 374. Tissu ferme. Cellules uniformes, étroitement linéaires flexueuses, obtuses, renfermant des grains nets de chlorophylle, disposés en une seule série, 10—15 fois aussi longues que larges. Fleurs femelles naissant sur la tige principale : rameau floral allongé; folioles inférieures ovales lancéolées médiocrement acuminées, divariquées ; les moyennes et les supérieures oblongues, presque engainantes, puis longuement et finement acuminées étalées, hyalines, superficiellement denticulées au sommet; toutes énerves; 8—-10 archégones; paraphyses filiformes, grêles, allongées, très nombreuses. Vaginule oblongue, peu saillante, chargée des débris de la fleur. Pédicelle ‘dressé, pourpre, tordu à gauche; long. 20—40 miliim. Capsule subglobuleuse, fortement bombée, horizontale, sans col notable, à la fin légèrement siriée, d’un brun rougeätre foncé. Orifice largement ouvert; long. 2 millim., diam. 1 172. Opercule élevé, convexe, arrondi, brièvement apiculé. Anneau étroit, brun. Péristome comme dans l'espèce précédente, dents presque lisses aux bords, garnies de lamelles très peu saillantes, brunes à la base, hyalines au sommet; cils 3, développés, appendiculés. Spores petites d’un vert pâle. Fleurs mâles extrèmement nombreuses, subglobuleuses; folioles largement ovales, suborbiculaires, imbriquées, éner-