‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 55 sur 395 · HYPNUM SQUARROSUM · texte numérisé non relu

HYPNUM SQUARROSUM

ves, brusquement acuminées; acumen fin, très étalé; anthéri-

dies oblongues médiocres, assez longuement pédiculées, 10—20; paraphyses filiformes, nombreuses, atteignant la hauteur des anthéridies. — Mat. mars-avril. Ordinairement fertile.

CC. dans les forêts des Hautes et des Basses-Vosges, à toutes les altitudes , sur les terrains siliceux; dans les Faucilles et la forêt de Serre. Lesquereux l'indique comme assez commun dans le Jura, où il nous a paru rare. Il évite les terrains calcaires.

3. Hypnum squarrosum Linn. Spec. pl.; Stirp. n° 233. Hylocomium squarrosum Bryol. eur. t. 4992.

Tige ligneuse, brune (long. 10—15 centim.), plus grêle et moins raide que dans les espèces précédentes, dénudée et couchée à la base, non radiculeuse, puis ascendante flexrueuse, divisée ordinairement en 2—3 branches, garnies de rameaux assez nombreux, simples ou ramuleux, disposés sans ordre, étalés ou divergents, ordinairement diversement courbés, atténués; le sommet des branches principales obtus étoilé. Plante formant de vastes gazons lâches, mous, d’un vert jaunâtre terne. Feuilles caulinaires largement ovales, imbriquées par leur base, puis rapidement contractées, lancéolées-linéaires, finement acuminées, canaliculées, arquées en dehors en tous sens, superficiellement denticulées, munies d’une nervure bifurquée dès la base, et dont les branches très minces n’atteignent pas le milieu ; bords droits. Long. 3 millim., larg. 1 194. Tissu ferme, scarieux. Cellules basilaires distinctes, allant des bords vers la nervure, hexagones ou imparfaitement reetangulaires, d’un brun ferrugineux, 2—3 fois aussi longues que larges ; les autres linéaires, légerement flexueuses, atlénuées aux extrémités, reufermant une seule série de grains de chlorophylle, 8—10 fois aussi longues que larges, les supérieures un peu plus courtes. Les folioles supérieures des rameaux grèles, plus petites, oblongues, puis linéaires-acuminées, rapprochées de l’axe. Fleurs femelles, sur la tige, nombreuses, oblongues-allongées ; folioles externes ovales-oblongues, imbriquées, puis rétrécies et arquées en dehors ; les moyennes et les supérieures oblonguesallongées, terminées par un acumen filiforme, finement denticulées, binerviées, plus rarement énerves, hyalines, dressées, à demi engainantes, puis étalées par le sommet; archégones 4—6 ; paraphyses à peine plus longues, peu nombreuses, filiformes. Vaginule subcylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, tordu à gauche; long. 25—35 millim., dressé ou flexueux. Capsule horizontale, brièvement ovale, fortement bombée, sans col notable, d’un brun jaunâtre, lisse; long. 2—

182 Ho 1" GENRE : HYPNUM.

9 192 millim., diam. { 172 millim. Opercule assez petit, conique, élevé, aigu. Anneau étroit, composé de cellules épaisses, brunes. Péristome petit, élégant : dents lancéolées-linéaires, brunes; membrane interne relativement peu élevée; lanières larges, percées sur la carène de grandes ouvertures arrondies ; cils 2—3 fortement noduleux, plus ou moîns cohérents. Fleurs mâles ovales; folioles externes et moyennes ovales, imbriquées, acuminées, brièvement binerviées; les intimes énerves > anthéridies oblongues; paraphyses un peu plus longues, filiformes. — Mat. mars-avril. Rarement fertile.

CC. partout, dans les prés stériles, près des haies, des murs et des bois. — Milde (Bryol. siles. p. 344) indique, en Silésie, en Thuringe et dans le Fichtelgebirge, le Æ. subpinnatum Lindb. voisin des H. squarrosum et triquetrum, mais distinct du premier par sa tige plus robuste, plus raide, assez régulièrement pennée; par ses feuilles plissées, plus fortement dentées vers l'extrémité, par les cils du péristome inte:ne longuement appendiculés ; et du second, par sa tige atténuée, ses feuilles lisses, plus longuement rétrécies, plus allongées. A rechercher dans nos hautes montagnes des Vosges et du Jura.

b. Des feuilles accessoires, (E. 4-5.)

4. Hypnum brevirostrum Ehrh. Muse. exsicc. n° 85; Stirp. n° 493 ; Hyloccmium brivostre Bryol. eur. 1. 493.

Tige raide, ligneuse, brune, se dénudant, sans radicules à la base, allongée, arquée procombante, divisée en 2—38 branches, également procombantes ou redressées, pennées, rarement bipennées; rameaux plus ou moins longuement atténués, arqués, ou diversement élalés, rapprochés, parfois comme fasciculés; les extrémités retombantes des branches principales vont se fixer au sol par des paquets de radicules pourpres; long. de la tige 10—90 centim. Plante vivant isolée, ou formant des touffes élevées, raïdes, peu étendues, d’un vert jaunâtre. Feuilles caulinaires scarieuses, très largement ovales, munies de grandes oreillettes rapprochées de la tige, rapidement contractées, finement acuminées et canaliculées au sommet, un peu concaves, du reste très étalées sur les parties dressées, légèrement homotropes sur les parties horizontales, fortement plissées, surtout à l’état sec (8—10 plis), munies de deux nervures très faibles, n’alteignant que le tiers ou à peine le milieu, finement denticulées ; dents plus saillantes à partir du tiers inférieur; long. 3 millim., larg. 2 millim. Tissu presque uniforme. Les cellules basilaires sur une bande étroite un peu plus grandes, oblongues, sinueuses, rougeâtres ; 4—6 fois aussi longues que larges; les autres linéaires flexueuses, un peu rétrécies, obtuses aux extrémités, 4—8 fois aussi longues que

et

Page 1