‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 63 sur 395 · HYPNUM STRIGOSUM · texte numérisé non relu

HYPNUM STRIGOSUM

brusquement acuminées, énerves, superficiellement denticulées ; anthéridies oblongues, “bossues, 6—10; paraphyses atténuées aussi longues. — A la fin de l'automne et en hiver.

CC, dans les montagnes des Vosges, à toutes les altitudes, sur les parois inclinées et ombragées des rochers de granite et de grès, surtout de grès vosgien ; plus rare à la base des troncs d'arbres. Comme nul dans le Jura; Lesquereux ne l'indique, d’après Chapuis, qu’à Boudry, près de Neufchâtel.

16. Hypnum strigosum Hoffm. Deutschl. Flora, Il, p.76; Eurhynchium strigosum Bryol. eur. t. 519; Hypnum Thuringicum Brid. Musc. (Hyp. Thuringiacum Slatist. Vosg.)

Tige primaire couchée, radicante, grêle, stoloniforme, garnie de feuilles espacées , très petites, ovales-triangulaires, plus ou moins longuement acuminées, étalées, brièvement nerviées ou presque énerves; branches principales arquées ou déprimées, pennées ou garnies seulement de quelques rameaux courts fasciculés. Feuilles inférieures des rameaux atténuées-acuminées (acumen à demi tordu); les moyennes rapprochées, dresséesimbriquées, peu hyg rométriques , ovales-aiquès ou subaigquës, Ou presque obtuses, très concaves, brièvement décurrentes, planes on à peine révolutées aux bords vers le sommet, munies d’une nervure forte qui s’arrête un peu au-dessous de l’extrémité, finement denticulées sur tout le contour, très légèrement, à peine plissées. Long. 172—374 millim., larg. 192 millim. Cellules basilaires, aux angles, petites, irrégulièrement anguleuses, vertes ou jaunätres, les autres linéaires, un peu flexueuses, subobtuses ou légèrement atténuées, 6—12 fois aussi longues que larges. Involucre non radicant ; 15—20 folioles ; les externes ovales, les internes oblongues, énerves, imbriquées à la base, terminées par un long acumen subulé, denticulé, très étalé, arqué en dehors; 15—20 archégones; paraphyses grèles, très nombreuses. Vaginule conique. Pédicelle épais, d’un pourpre foncé, se tordant un peu vers la gauche, à la base, et vers la droite au sommet. Long. 7 millim. Capsule couleur rouge de brique, à la fin brune, oblongue-bombée, un peu arquée, subhorizontale, légèrement resserrée sous l’orifice à l’état sec. Long. { 192 millim., diam. 374—1 millim. Opercule convexeconique surmonté d’un bec fin. Un anneau. Péristome : dents étroites, peu lamellifères, légèrement marginées; lanières étroites, percées d'ouvertures étroites sur la carène ; 2—3 cils plus ou moins parfaits, peu noduleux. Les plantes mâles sont très petites, gemmiformes, et se fixent par des radicules sur les plantes femelles. — Automne.

R. dans notre circonscription : Deux-Ponts? (Bruch}), Sarrebrück (Winter), au Leimel, près de Münster (Blind). 11 croît sur les pierres, la terre et les troncs d'arbres, dans les lieux ombragés. — Plus commun dans le midi de la France : Alpes du Dauphiné (Ravaud), Var, Bouchesdu-Rhône (Hanry. Chambeiron), Aude (Roumeg.), Tarn (M -D. J.), Bretagne (La Pylaie in Bridel); indiqué aussi dans les environs de Paris,

Hypnum diversifolium Schleich. (Eurhynchium diversifofolium Sch. Bryol. eur. t. 520.)

Nous croyons devoir rapporter à cette espèce une plante que nous avons reçue de M. l'abbé Ravaud. Elle se distingue du H. strisgosum par ses stolons plus grèles, très allongés, par ses rameaux julacés, dressés-arqués, obtus, simples ou fasciculés (long. 2—6 millim.), par les feuilles moyennes et les supérieures des rameaux exactement imbriquées à l’état sec, ovales, presque toujours arrondies-mutiques au sommet, diversement plissées et souvent un peu iordues-ondulées, garnies sur le contour de dents fines, plus saillantes vers le sommet, formées de cellules dont les moyennes sont linéaires-flerueuses, 8—10 fois aussi longues que larges, à parois fermes ; par les folioles supérieures de l’involucre toutes énerves, hyalines, obtusément incisées vers la base de l’acumen, qui est courbé en dehors. La plante est dioïque. Elle nous parait distincte de la var. imbricatum du H. strigosum (H. præcox Hedw.) par les caractères que nous avons fait imprimer en italiques. — Juin.

Alpes du Dauphiné : Grand-Veymont, cabane du Grand-Playe (Ravaud).

Hypnum circinatum Brid. Mantiss. Musc., p. 165; Eurhynchium circinatum Bryol. eur. t. 521.

Tige stoloniforme çà et là, flexueuse, émettant des branches dressées-arquées, pennées; rameaux subcylindriques-julacés, subobtus recourbés à l’état sec. Feuilles moyennes ovales-lancéolées, subaiguës, imbriquées à l’état sec, vertes, formées de cellules courtes, tronquées. Folioles de l’involucre longuement nerviées. Capsule assez fortement bombée; lanières du péristome interne très ouvertes sur la carène. Plante mâle distincte. — Hiver.

C. dans toute la région méditerranéenne : Var (Bridel, Hanry), Aude (Roumeguère), Hérault (La Perraudière), Gard, à Nîmes (Boulay), Corse (Mabille), littoral de la Manche (Le Jolis); croît sur les pierres et les rochers, aux lieux secs découverts ou ombragés.

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