‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 64 sur 395 · HYPNUM STRIATUM · texte numérisé non relu

HYPNUM STRIATUM

b. Pas de stolons grêles pourvus de petites feuilles spéciales espacées. (E. 17—22.)

* Feuilles ovales triangulaires, très étalées, plissées, (E, 17.)

Hypnum striatum Schreb. F1. Lips., p. 91; Stirp. n° 142; Eurhynchium striatum Bryol. eur. t. 523; Hypnum longirostre Ehrh.

Tige allongée (10—15 centim.), robuste, se divisant plus ou moins en grandes branches arquées procombantes, enracinées au contact du sol, plus ou moins régulièrement pennées ou fasciculées vers le milieu; rameaux nombreux, allongés, plus ou moins alténués, flexueux, très étalés-arqués. Plante formant des gazons ou des tapis raides, interrompus, peu denses, assez profonds, d’un vert sombre terne ou jaunätre, dans les lieux découverts. Feuilles caulinaires moyennes rapprochées, largement ovales-triangulaires, aiguës ou subaiquëès , arrondies, auriculées à la base, brièvement décurrentes, munies d’une nervure qui se prolonge jusque vers les 374 ou les 415, fortement dentées en scie sur tout le contour, très élalées, en tous sens, dès la base, légèrement concaves et presque lisses à l’état humide, étalées lâchement incombantes et fortement plissées à l'état sec. Long. 2 millim., larg. 1 millim. Tissu ferme, scarieux : cellules des oreillettes plus grandes, brièvement oblongues ou subrectangulaires; les autres linéaires, brièvement atténuées, plus flexueuses et plus allongées vers le sommet de la feuille, 8—15 fois aussi longues que larges; feuilles supérieures des rameaux ovales-lancéolées, aiguës, plus fortement denticulées, légèrement concaves. Folioles de l’involuere toutes fortement arquées, divergentes au sommet, à part les externes, qui sont ovales- obtuses, concaves; les moyennes oblongues-acuminées, énerves ; les intimes oblongues- lancéolées, très Tonguement acuminées, dentées, munies d une faible nervure ; 15—90 archégones; para physes filiformes, nombreuses. Vaginule cylindrique, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, épais, à la fin légèrement tordu à gauche. Long. 20—35 millim. Capsule brune, subhorizontale, oblonque- bombée ou parfois subcylindrique, sans rétrécissement à l orifice, à La fin arquée, munie à la base d’un col plus ou moins distinct. Long. 2 172—3 millim., diam. 1—1 174 millim. Opercule convexe-élevé, surmonté d’ un long bec arqué. Un large anneau. Péristome : dents lancéolées, finement acuminées, d’un rouge orangé, fortement lamellifères à à la face interne, très hy grométriques : lanières internes étroites acuminées, ouvertes sur presque loute la carène ; 2—3 cils noduleux, bien développés. Fleurs mâles constituant des gemmules,

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qui adhèrent à l’aide de radicules pâles à la plante femelle, ou se développant sur une plante spéciale. Dans ce dernier cas, folioles externes orbiculaires, les moyennes largement ovales, orbiculaires, puis rétrécies, lancéolées-obtuses, les intimes ovales-acuminées (acumen dressé), toutes denticulées au sommet; les intimes seules munies d’une faible nervure; anthéridies oblongues, nombreuses (20—25); paraphyses plus longues, grêles, aiguës. — Novembre-décembre.

CC. sur la terre et les pierres dans les bois, sur tous les terrains et à toutes les altitudes.

N.B. Sur les troncs d'arbres, et surtout de sapins, dans les lieux secs, la tige s’allonge (15—31 centim }), reste étroitement appliquée et chargée de radicules, assez régulièrement pennée; rameaux nombreux, divariqués,

arqués, atténués ; les feuilles sont scarieuses, peu hygrométriques, ovaleslancéolées.

Hypnum striatulum Rob. Spruce, Musc. pyr., n° 12; Eurhynchium striatulum Sch. Bryol. eur. t. 522.

Plante plus grèle que l’espèce précédente; feuilles beaucoup moins étalées, lächement dressées-concaves, assez longuement et finement acuminées, beaucoup plus superficiellement dentées, presque lisses ; folioles de l’involucre dressées ; capsule oblongue, oblique, peu courbée, plus étroite, petite. Dioïque. — Printemps.

Zône méridionale : Alpes du Dauphiné (Ravaud), ervirons de Marseille (Sarrast-Gineste), de Narbonne (Roumeg.), Pyrénées centrales (Spruce); se retrouve aux environs de Paris (Chevallier), sur le littoral de la Manche (Le Jolis); sur les rochers calcaires,

** Feuilles largement ovales-oblongues, sans plis, lächement ow étroitement imbriquées, concaves. (E. 18—21 )

18. Hypnum megapolitanum Blandw. Musc. exsice. n° 147; Rhynchostegium megap. Bryol. eur. t. 511; Eurhynchium strigosum Stirp. vog. rhen. n° 1415 (saliem ex parte).

Tige flexueuse déprimée, finissant par se dénuder, peu radiculeuse, se divisant irrégulièrement en plusieurs branches, souvent allongées (3—6 centim.), garnies de quelques rameaux, les uns grêles, les autres plus développés, procombants, légerement atténués à l'extrémité. Plante formant des touffes lâches, déprimées, d’un vert plus ou moins jaunâtre. Feuilles moyennes des rameaux robustes, assez rapprochées, concaves, lâchement imbriquées à l’état humide, plus appliquées par la sécheresse,

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