‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 66 sur 395 · HYPNUM MURALE · texte numérisé non relu

HYPNUM MURALE

mide, plus lâches à l’état sec, largement oblongues, rapidement contraclées aux deux extrémités, aiguës ou apiculées, plus rarement muliques, munies d’une nervure qui disparait un peu au delà du milieu, ou se prolonge jusqu'aux 374, planes et /finement denticulées aux bords; les dents superficielles et rares vers la base des feuilles, deviennent plus grandes et plus nombreuses vers le sommet. Long. 1 millim., larg. 172 millim. (la feuille n’étant pas étalée). Tissu : cellules des oreillettes peu nombreuses, mais distinctes, plus grandes, brièvement oblongues, subquadrangulaires ou hexagones; les autres linéairesflexueuses, atténuées obliquement, 8— 15 fois aussi longues que larges. Folioles supérieures de l’involucre oblongues, à demi engainantes, puis contractées et finement acuminées (acumen dressé), presque entières, énerves ; 10—15 archégones; paraphyses filformes, nombreuses. Vaginule pâle, oblongue, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, se tordant à gauche, dressé. Long. 12—25 millim. Capsule assez petite, brune, oblique, plus rarement tout à fait horizontale, oblongue, bombée, rapidement contractée à la base, un peu reserrée sous l’orifice à l’état sec. Long. 2 mill., diam. 172—374 m. Opercule conyexe-conique élevé, terminé par un bec fin et oblique. Coiffe assez persistante descendant jusqu'aux 374 de la capsule, pâle. Péristome : dents orangées fortement lamellifères ; membrane interne élevée; lanières acuminées, étroitement ouvertes sur presque toute la carène; 2—3 cils noduleux, imparfaits ou bien développés. Spores vertes. Un anneau composé de plusieurs séries de cellules. Fleurs mâles dans le voisinage des fleurs femelles sur la même plante, oblongues, très petites. Folioles peu nombreuses (6—8), largement ovales-imbriquées, acuminées, 8—10 anthéridies; quelques paraphyses, dont le dernier article est long et atténué. — Décembre-janvier.

Var. b. julaceum Schimp. Plante plus robuste. Feuilles concaves cochléariformes, arrondies au sommet, puis brièvement apiculées.

C. à la base des vieux murs. sur les pierres dans les lieux ombragés et dans leshaies; partout dans la plaine et sur les collines inférieures. La variété b semble préférer les terrains calcaires : Mirecourt, Vouxey

(Vosges).

21. Hypnum rotundifolium Scop. Flor. Carn.; Rhynchostegium rotundifolium Bryol. europ. t. 513; Stirp. n° 1317.

Tige faible, déprimée, molle, flexueuse, se partageant sans

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ordre en plusieurs branches faibles, garnies de quelques rameaux. Plante formant de petiles touffes lâches, d’un vert foncé. Feuilles peu denses, légèrement concaves, étalées, imparfaitement imbriquées, largement et brièvement ovales, contractées très peu décurrentes à la base, aiguës ou brièvement acuminées au sommet, munies d’une nervure qui s'éteint vers le milieu, planes aux bords, un peu révolutées vers la base, finement denticulées. Long. 174 millim., larg. 394 millim. Tissu : cellules linéaires-hexagones aiguës ou étroitement rhombées, courtes, 2—3 fois aussi longues que larges ; quelques cellules peu distinctes, rectangulaires, aux angles. Folioles de linvolucre, 10—12; les externes un peu étalées, ovales-acuminées; les moyennes et les supérieures oblongues, à demi engaïînantes, assez longuement acuminées, énerves, lisses (acumen dressé); archégones et paraphyses peu nombreux. Vaginule oblongue. Pédicelle pourpre, à la fin tordu à gauche. Long. 6—19 millim. Capsule oblique ou horizontale, courte, brièvement oblongue, fortement bombée, munie à la base d’un petit col peu distinct. Long. 1 172 millim., diam. 3/4—1 millim. Opercule grand, convexe, surmonté d’un bec Gr, subulé, souvent ascendant. Un auneau formé de deux séries de cellules. Péristome : dents orangées, fortement lamellifères ; lanières internes assez large= ment ouvertes sur presque toute la carène ; 2—3 cils noduleux bien développés. Fleurs mâles dans le voisinage des LES femelles sur la même plante. — Hiver.

RR. Sur les pierres et les troncs d’arbres dans les haies. Près de Strasbour (Kneïff, Schimp.), de Münster (Blind), de Sainte-Marie-aux-Mines (Caspari). — Dauphiné : Echirolles, Renages (Ravaud), environs de Lyon (Debat), Var, aux Maurettes (We Mercey), près de Toulouse (Jeanbernat), environs de Paris.

**X* Feuilles très étroites, lancéolées-linéaires, dressées, sans

plis. (E. 22.)

22. Hypnum tenellum Dicks. Crypt. Fase. IV, p. 16; Stirp. n° 933; Rhynchostegium tenellum Bryol. eur. t. 508.

Tige très grêle, filiforme, pâle, couchée-flexueuse, bientôt dénudée, se fixant çà et là par des paquets de radicules, émettant des rameaux dressés- arqués, courts et peu nombreux où denses. Long. des tiges 2—4 centim. Plantes formant de petits gazons lâches ou serrés, d’un beau vert tendre et soyeux, mais fréquemment décolorés, pâles, ou bruns à l'intérieur. Feuilles moyennes des rameaux assez rapprochées, lâchement dressées, planes, étroitement lancéolées-linéaires, insensiblement et longuement atténuées-acuminées, munies d’une nervure forte qui

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