HYPNUM MEGAPOLITANUM
largement oblongues, ou ovales-oblongues, puis rétrécies, assez longuement acuminées (acumen souvent à demi tordu), brièvement décurrentes, étalées-révolutées aux bords vers la base, munie; d’une nervure qui s'éteint au delà du milieu, garnies sur tout le contour de dents espacées, peu saillantes. Long. 2 mill., larg. 374—1 mill. Tissu : cellules des oreillettes molles, plus grandes, oblongues subrectangulaires, les autres linéaires-rhombées, aiguës, assez grandes, à parois molles, 5—10 fois aussi longues que larges; feuilles des rameaux grèles, plus étroites, oblongues-lancéolées, ou lancéolées, acuminées, plus lâches et plus étalées. Folioles de l’involucre 12—15, longuement et finement acuminées, entières ou à peine denticulées, lisses; les externes et les moyennes dressées-imbriquées, puis recourbées par le sommet ; les supérieures entièrement dressées, à demi engainantes, munies d'une faible nervure qui atteint le milieu ; les externes à peu près énerves ; archégones peu nombreux (5—12); paraphyses filiformes, allongées. Vaginule pâle, molle, oblongue subcylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle gréle, rougetre, flexueux, légèrement tordu à gauche. Long. 15—30 millim . Capsule subhorizontale, oblongue-subcylindrique, légèrement bombée, arquée, brune : long. 1 1792—2 millim., diam. 112—374 millim. Opercule grand, convexe-conique, terminé par un bec fin, courbé. Un anneau étroit, pâle. Péristome : dents d’un brun rougeàtre, peu lamellifères, allongées , fermes; membrane interne élevée ; lanières presque complétement ouvertes sur la carène; 2—3 cils noduleux ou même appendiculés, plus ou moins cohérents. Spores petites, päles. Plante monoïque. — Printemps.
R. dans notre circonscription: sur le grès bigarré, à Deux-Ponts (Bruch), Sarrebrück (Winter), Bruyères? (Mougeot). — Çà et là dans presque toute la Fronce. Environs de Grenoble (Ravaud), de Toulon, de Marseille, de Toulouse, de Narbonve ; de Montlucon (Perard), de Paris (Durieu), Haute-Vienne (Lamy) — Cette espèce se rencontre sur les Pierres et la terre, aux lieux ombragés.
19. Hypoum confertum Dicks. Crypt. Fase. 4, t. 11, f. 14; Rhynchostegium confertum Bryol. eur. t. 510; Stirp. n° 1316.
Tige grêle, couchée-flexueuse, radicante, émettant sans ordre des rameaux procombants simples ou peu divisés, dont les principaux s’enracinent fréquemment au contact du sol. Long. de la tige 20—30 maillim. Plante formant de petites touffes d’un vert clair, lisses. Feuilles moyennes des rameaux peu denses, lâchement dressées-imbriquées à l’état humide, plus étalées à l’état sec, très concaves, largement oblongues, brièvement dé-
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currentes, aiguës ou brièvement acuminées au sommet, munies d’une nervure mince qui s'éteint vers les 23, et, aux bords, qui sont droits, de dents fines, aiguës. Long. 374 millim., larg. 172 millim. Tissu : cellules linéaires-flexueuses, atténuées, 10—15 fois aussi longues que larges, remplies de chlorophylle, celles des oreillettes un peu plus courtes et plus larges, peu distinctes. Folioles de l’involucre peu nombreuses, les externes ovales-acuminées, énerves; les moyennes et les supérieures oblongues, à demi engaînantes, contractées, puis terminées par un acumen dressé, large et -assez long, denticulées et munies d’une nervure mince et longue; archégones, 6—10; quelques paraphyses un peu plus longues. Vaginule chargée des débris de la fleur, oblongue subcylindrique, courte. Pédicelle pourpre, dressé, tordu à gauche inférieurement et à droite sous la capsule. Long. 7—12 millim. Capsule oblique, plus rarement horizontale, oblongue bombée, à la fin arquée, atténuée à la base, rétrécie sous l’orifice, fauve ou d’un roux pâle. Long. 1 172 mill., diam. 172 mill. Opercule médiocre, pâle, convexe, terminé par un bec fin, oblique. Un anneau étroit. Péristome petit : dents brunes; lamelles presque aussi saillantes sur le dos qu’à la face interne; lanières étroites, peu ouvertes sur la carène; 2—3 cils noduleux, allongés. Spores petites. Fleurs mâles sur la même plante, tres petites. Folioles largement ovales, tres concaves, acuminées (acumen étalé), énerves ; 10—15 anthéridies ovales-oblongues, assez grandes; paraphyses grêles, peu nombreuses. Cette plante est certainement monoïque; c’est à tort que M. Schimper (Synops., p. 567—568) range cette espèce, ainsi que plusieurs autres, dans une section caractérisée par des fleurs dioïques et des feuilles énerves. — Octobre.
AR. Sur les pierres, les rochers, les vieux murs, dans les lieux ombragés, les ruines; çà et là dans les Basses-Vosges (Schultz); Hautes-Vosges : Soulzeren (Blind), Preyé, sur les hauteurs de Moussey (Lemaire), Spitzenberg, près de Saint-Dié (B.). Lesquereux ne l'indique pas dans le Jura. — Haute-Savoie (Puget), Savoie (Paris), Dauphiné (Ravaud), Var (Hanry), Aude (R.), Tarn AC. (M.-D. J.), Haute-Garonne (Jeanb.), Manche (Le Jolis), Haute-Vienne (Lamy), environs de Lyon (Debat).
20. Hypnum murale Hedw. Stirp. IV, p. 78; Stirp. vog. n° 145; Rhynchostegqium murale Bryol. eur. t. 514.
Tige couchée, appliquée, garnie de radicules, flexueuse, dir visée en plusieurs branches ; celles-ci pennées; rameaux courts» rapprochés, arqués, procombants, à peine atténués, cylindridriques. Plante formant des tapis assez denses, peu étendus: d’un vert jaunûâtre terne. Long. de la tige 4—6 centim. Feuilles moyennes rapprochées, très concaves, imbriquées à l’état hu-