Hypnum Teesdalii Smith, Flor. brit. III, p
Rhynchostegium Teesdalii Bryol. europ. t. 509; Stirp. n° 1413.
Tige grêle, couchée, peuradiculeuse, se dénudant, flexueuse, émettant des rameaux gréles, dressés-flemueux (longs de 3—5 millim.). Plante formant de petits gazons assez denses, d’un vert foncé, opaque. Feuilles lâches, étalées, étroitement lancéolées, rétrécies, aiguës, très superficiellement denticulées dans la moitié supérieure, munies d’une nervure aplatie qui s’avance jusque vers le sommet, ou disparait un peu au-dessous ; bords plans ; long. 394 millim., larg. 174 millim. Tissu : cellules subhexagones 3—6 fois aussi 1. q. l., molles et épaisses, opaques, de forme assez irrégulière. Involucre radicant ; 8—10 fol. énerves, oblongues, assez longuement et finement acuminces, dressées; archégones peu nombreux; quelques paraphyses grèles et assez courtes. Vaginule chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre, dressé-flexueux. Capsule horizontale, oblongue, légèrement bombée, munie à la base d’un petit col atténué. Opercule convexe-conique, terminé par un bec fin subulé. Un anneau assez large. Dents du péristome lamellifères, fermes ; lanières percées d'ouvertures étroites sur la carène; cils gréles, plus ou moins cohérents. Fleurs mâles sur la même plante, très petites; fol. ovales aiguës ou acuminées-énerves; anthéridies très courtes, oblongues ; paraphyses presque nulles. — Automne,
994 1% GENRE : HYPNUM.
RR. Rochers humides près des ruisseaux et des cascades, grottes humides, aux sources de la Reuse, dans le Jura près de Neuchâtel (Schimp.), sur des rochers de grès humides, près de Deux-Ponts (Bruch). — Dauphiné : Sassenages (Ravaud), au pied du Salève, près de Genève (J. Müller). Var: Hyères, Pierrefeu, Le Luc (De Merc. Robert, Hanry), Tarn : Montagne-Noire (M.-D. J.), environs de Paris : Saint-Cloud (Schimp.):
00. Fleurs dioiques ; feuilles concaves, dressées-imbriquées.
a. Plante émettant des stolons grêles, !
38. Hypnum crassinervium Tayl. in FI. Hib. ed. 2, p. 43; Eurhynchium crassinervium Bryol. eur. t. 5929; Stirp. n° 1226.
Tige primaire grêle, stoloniforme, flexueuse, couchée, garnie de feuilles squamiformes appliquées, émettant des branches dressées-arquées, divisées à leur tour, sans ordre; rameaux dressés, plus ou moins courbés, épais, subcylindriques, brievement atténués, courts (10—15 millim.). Les stolons naissent soit de la base des tiges, soit de leur extrémité en contact avec le sol. Plante formant des touffes lâches, peu étendues, d’un vert foncé, souvent mélangées d’autres mousses. Feuilles moyennes des rameaux rapprochées, très concaves, dressées-imbriquées, plus serrées près de la tige et irrégulièrement plissées par la sécheresse, largement ovales-oblongues, rapidement contractées, puis brièvement acuminées (acumen souvent à demi tordu), brièvement décurrentes, sans oreilletles distinctes à la base, munies d'une nervure épaisse qui disparaît vers les 3/4, denticulées sur les bords, surtout vers le sommet ; long. 2—92 172 millim., larg. 1—1 172 millim. Tissu ferme, épais : cellules basilaires sur un petit espace triangulaire vers les bords, un peu plus grandes, vertes, brièvement oblongues, subrectangulaires ; les autres étroitement oblongues, linéaires-subhexagones, atténuées aux extrémités, renfermant des grains nets de chlorophylle, 10—15 fois aussi 1. q.1. Involucre : 10—15 fol. mediocres, dressées, lâchement imbriquées, longuement et finement acuminées (acumen dressé ou flexueux), munies d’une nervure mince, aplatie; les externes brièvement ovales, les intimes ovales-oblongues. Vaginule oblongue, courte, renflée, chargée des débris de la fleur; 10—20 archégones ; paraphyses filiformes, plus longues. Pédicelle dressé, flexueux, pourpre, ferme, très papilleux, long d’environ 20 millim. Capsule oblique, briè= vement oblongue, très bombée, munie d’un col très distinct, légèrement resserrée sous l’orifice, d’un brun foncé passant au