HYPNUM TOMMASINII
noir ; long. 1 172—2 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, terminé par un bec subulé, oblique. Péristome assez petit : dents externes d’un jaune foncé, fortement lamellifères ; lanières internes étroites, à peine ouvertes sur la carène ; 2—3 cils noduleux, aussi longs. Fleurs mâles sur une plante distincte; fol. nombreuses, largement ovales, acuminées ; anthéridies oblongues, 10—12; paraphyses un peu plus longues. — Septembreoctobre.
Disséminé sur les montagnes et les collines inférieures ; sur les pierres dans les lieux frais et ombragés. M. Schimper l'indique comme assez répandu dans les ruines des châteaux d'Alsace et dans le Jura, près des sources du ruisseau de Fleurier, non loin de Neufchâtel. Nous l’avons rencontré dans les Vosges, sur les bords de la Moselle, dans une haie au-dessous d’Epinal, et à la cascade de Miraumont, près Remiremont. Très rare en fructification — Cette espèce se trouve, d'ailleurs, dans la Haute-Savoie : Pringy (Puget), dans la Dordogne (Herb, Blind), dans les Pyrénées, en Italie, dans Le Harz, etc.
39, Hypnum Tommasinii Sendin. in Lesq. Catalogue des M. de Suisse; Eurhynchium Vaucheri Bryol. eur. t. 350; Stirp. n° 1227.
Tige émettant de nombreux stolons grêles, flexueux, garnis de petites feuilles ovales squamiformes, et des branches dressées-arquées, divisées, fasciculées ; rameaux assez courts, droits ou arqués, subobtus, quelques-uns atténués et allant s’enraciner au contact du sol. Plante formant des touffes denses d’un vert jaunâtre brillant; long. des tiges dressées 3—4 centim. Feuilles subscarieuses , dressées, lächement imbriquées, concaves, largement ovales-oblongues, décurrentes, munies d’oreillettes, étalées, distinctes, rapidement contractées au sommet et terminées par un acumen filiforme, élalé, flexueux, munies d’une nervure mince qui s’avance jusqu’au delà du milieu, planes aux bords et légèrement denticulées, quelques dents plus grandes et plus rapprochées à la base de l’acumen ; long. 3 172 millim. (lacumen compris), larg. 1 174 millim. Tissu : cellules des oreillettes plus grandes, carrées, vertes ou hyalines, les autres linéaires hexagones, aiguës, grandes, à parois fermes, minces, 8—15 fois aussi L.q.1. ; à la base des feuilles on remarque quelques traces de deux plis. Fleurs femelles nombreuses, sur les branches principales ; 15—20 fol. ; les externes ovales-acuminées, les moyennes et les internes oblongues-lancéolées, demiengainantes, brusquement terminées par un long acumen fÿliforme, étalé, assez fortement dentées à la base de cet acumen, souvent homotropes, énerves ou quelques-unes munies d'une nervure très mince ; 10—20 archégones; paraphyses nombreu-
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ses, filiformes, plus longues. Vaginule oblongue, molle, verte, chargée des débris de la fleur. Pédicelle épais, pourpre, flexueux, à la fin un peu tordu vers la droite; long. 8—12 mil. Capsule oblique ou horizontale, oblongue, bombée, munie à la base d’un petit col atténué, légèrement rétrécie sous l’orifice à l’état sec; long. 1 192—92 millim., diam. 374 millim. Un large anneau. Péristome : dents jaunes, épaisses, fortement lamellifères; lanières lancéolées, étroitement ouvertes sur la carène; 2—3 cils noduleux. Fleurs mâles comme dans l’espèce précédente. — Mai.
R. Dans les hautes montagnes du Jura; sur les pierres et les rochers frais et ombragés, mélangé à d’autres mousses. Abondant au Val-de-Travers, près de Neufchâtel (Lesquereux, Schimper), au Suchet (B.). — Du reste, dans la Haute-Savoie (Puget), Aude (Roumeg.), dans les Pyrénées; dans les Alpes de la Suisse et de la Bavière.
b. Plante dépourvue de stolons.
40. Hypnum piliferum Schreb. Fl. Lips. p. 91; Stirp. n° 624; Eurhynchium piliferum Bryol. eur. t. 531.
Tige flexueuse, allongée (8—10 centim.), longuement décombante, dépourvue de radicules, un peu dénudée à la base, ordinairement divisée en plusieurs grandes branches également décombantes ou procombantes, assez régulièrement pennées ; rameaux étalés, assez longs, atténués. Plante formant des touffes très lâches, sans consistance, d’un vert foncé brillant à la surface, ordinairement mélangée à d’autres mousses. Feuilles largement oblongues, concaves, lâchement imbriquées, déeurrentes à la base, brusquement terminées par un acumen fin, à demi tordu, allongé, flemueux, sans plis à l’état humide, plus étalées et légèrement plissées à l’état sec, munies d’une nervure dilatée à la base, et qui se termine au milieu ou vers les 34; bords plans ou légèrement infléchis, finement denticulés, plus distinctement vers le sommet; long. 8 millim. (l’acumen compris), larg. 1 millim. Tissu : cellules des oreillettes sur un espace triangulaire assez grand, rectangulaires, carrées, plus grandes ou un peu allongées ; les autres grandes, largement linéaires, très aiguës, rhombées, à peine flexueuses, renfermant des grains de chlorophylle disposés sur deux rangs, 10—15 fois aussi L. q. L.; celles du sommet plus courtes. Fol. de l’involucre, 15—920 , fortement recourbées, les externes brièvement ovales, acuminées ou simplement aiguës, énerves; les moyennes ovales, brusquement acuminées, pilifères, munies d’une nervure mince et courte, les intimes largement oblongues, demi-engainantes,
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un peu plissées, pilifères, finement denticulées au sommet; 10— 30 archégones ; paraphyses filiformes plus longues, abondantes. Vaginule assez courte, cylindrique, épaisse. Pédicelle pourpre, assez légèrement papilleux, plus au sommet que vers la base; long. 20—30 millim. Capsule ovale ou oblongue-bombée, arquée, oblique ou horizontale; long. 2—2 152 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe, élevé, surmonté d’un bec long et fin. Un large anneau. Péristome ferme: dents d’un jaune orangé foncé, garnies de grandes lamelles; lanières lancéolées, ouvertes sur presque loute la carène ; 2—3 cils aussi longs, noduleux. Spores d'un jaune pâle. — Hiver. Très rarement fertile.
Disséminé, presque partout, dans les plaines et les montagnes inférieures de tous les terrains; sur le granite, à la cascade du Bouchot, près de Vagney (Pierrat), à Bruyères (Mougeot); sur l'alluvion et dans les bois; fertile à Saint-Dié, au pied des arbres (B.), sur les marnes irisées, dans des broussailles, à la côte de Senaide, Vosges (B.); sur le grès bigarré, près de Deux-Ponts (Bruch); abondant au Val-de-Travers (Jura), (Lesquereux.)
41, Hypnum scleropus Schimp. Bryol. eur. t. 527 ; Synops. p. 559.
« Plante tout à fait couchée, irrégulierement rameuse et ramuleuse, subfasciculée; radicules rares ou nulles; rameaux allongés, atténués, disposés sur deux rangs. Plante formant des touffes déprimées. Feuilles assez rapprochées, concaves, ovales et oblongues-lancéolées, acuminées, étalées-dressées, lâchement imbriquées, munies d’une nervure qui s’avance au delà du milieu, assez fortement dentées dans la moitié supérieure; bords plans. Tissu lâche : cellules rhombées, les basilaires oblongueshexagones, celles des angles carrées. Fleurs femelles; fol. involucrales, lâächement imbriquées ; les intimes longuement acuminées; acumen étalé-denté. Vaginule cylindrique, peu chargée de paraphyses. Pédicelle très rude, surtout vers la base. Capsule inclinée oblongue, bombée, à la fin resserrée sous l’orifice à l’état sec. Opercule grand, convexe-conique , terminé par un long bec. Anneau large, composé de deux séries de grandes cellules. Péristome grand : dents d’un roux ferrugineux, denticulées, lamellifères; lanières terminées par une longue pointe subulée, percées de nombreuses ouvertures sur la carène; 3 cils longs, noduleux. Plante mâle semblable à la plante femelle ; fol. énerves, ovales-acuminées ; anthéridies oblongues épaisses ; paraphyses plus longues. »
« H:b. Rochers granitiques ombragés des Hautes-Vosges, près de Sainte- Marie-aux-Mines, et dans la vallée de Massevaux (Schimper). Très rare. — Mat. au printemps. » Description faite d’après celles. du Bryologia europæa et du Synopsis. Nous n'avons pas vu cette plante,
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42. Hypnum velutinoides Bruch ; Eurhynchium velutinoides Bryol. eur. t. 528; Hypnum filiforme Lam. v. Flor. franc. D.-C. et Lam. C. Müller. Syn.
Tige médiocre (25-30 m.), déprimée, peu radiculeuse, se dénudant à peine à la base, divisée en plusieurs branches, garnies derameaux disposés sans ordre, peu nombreux, étalés-procombants, atténués. Plante formant des gazons déprimés, d’un vert clair passant au jaunâtre. Feuilles rapprochées, légèrement concaves, étalées-dressées, lâchement imbriquées, lancéolées, insensiblement rétrécies, acuminées (acumen à demi tordu), superficiellement denticulées vers le sommet ou presque entières, munies d’une nervure mince qui s’avance jusque vers la base de l’acumen ; 1—2 plis peu profonds de chaque côté de la nervure; long. 2 millim., larg. 278 millim. Tissu : cellules basilaires sur un espace transversal assez notable, médiocres, carrées, vertes, les autres linéaires-rhombées, aiguës, 8—10 fois aussi L. q.1., assez molles. Involucre non radicant ; fol. nombreuses, 15—20, les supérieures dressées, lâchement imbriquées, ovales-lancéolées, longuement et finement acuminées, non plissées, munies d’une nervure qui s’avance très avant, à peine denticulées; 10—15 archégones: paraphyses plus longues, filiformes, abondantes. Vaginule molle, oblongue, pâle, chargée des débris de la fleur. Pédicelle court (4—6 millim.), pourpre, fortement papilleux. Capsule oblique, ovale-bombée, munie d’un col peu distinct; long. 1 192 millim., diam. {1 millim. Opercule grand, convexe, surmonté d’un bec fin, oblique, poupre. Un anneau large. Dents du péristome étroites, jaunâtres ; lanières percées d’ouvertures étroites, isolées sur la carène; 2—3 cils aussi longs, plus ou moins cohérents, légèrement noduleux. Plante molle, délicate dans toutes ses parties. — Mars.
RR. à peine connu dans notre domaine : Vosges inférieures, sur le terrain houiller, à Waldmohr (Schultz); mais se trouve dans plusieurs localités du voisinage, près de Ludwigshütte (Bruch), à Heidelberg (A: Braun), à Thonon (Puget). — Puis dans le Dauphiné, près de Paris et en divers endroits de l’Allemagne.
000. Fleurs dioïques; feuilles planes, très étalées en tous sens ou arquées en dehors. (E. 43—45.)
45. Hyprum prælongum Linn. Sp. pl.; Stirp. n° 429; Eurhynchium prælongum Bryol. eur. t. 524.
Tige très peu radiculeuse, allongée (6—12 centim.), couchée ou procombante, flexueuse, se divisant inégalement en plusieurs branches déprimées et allongées, assez régulièrement pennées ;