HYPNUM PURUM
environ 10 fol. oblongues-acuminées, faiblement nerviées ; 8—15 anthéridies grandes ; paraphyses peu nombreuses. — Juin. Très rarement fertile.
N.B. Dans les Stirpes, le D' Mougeot a publié, n° 518, le vrai H. cordifolium Hedw. fructifié, provenant de Vire (Calvados); mais il a fréquemment distribué, sous le même numéro, le H. giganteum stérile, de la région montagneuse des Vosges.
AC. dans les prés marécageux, les fossés, surtout en plaine Corcieux, et région de la plaine, dans les Vosges; Kirkel et Würzbach, dans les Basses-Vosges (Bruch); fertile à Sarrebrück (Winter); tourbières des Rousses, dans le Jura (Cornu). — Manche (Le Jolis), Maine-et-Loire (H. de la Perraudière), Haute-Vienne, C (Lamy), Tarn (M.-D. J.), Aude (Roumeg.), Haute-Garonne (Jeanb.). Les localités indiquées par les auteurs anciens sont suspectes, parce qu'ils ont confondu avec cette espèce le H giganteum
00. Feuilles exactement imbriquées, donnant aux tiges et aux rameaux un aspect cylindrique julacé. (E. 50—52.)
50. Hypoum purum Linn. Sp. pl.; Bryol. eur. t. 621; Stirp. n° 44.
Tige déprimée ou ascendante, molle, flexueuse, allongée (10—15 centim.), obtuse au sommet, à peine dénudée à la base, sans radicules, souvent divisée en deux, plus rarement en trois branches, assez régulièrement pennées dans toute leur longueur ; rameaux distiques, très étalés, souvent arqués en dehors, un peu atténués, mous, julacés comme la tige (long. 10—20 mill.). Plante formant de larges touffes molles, d’un vert souvent très pâle à la surface, décoilorées à l’intérieur. Feuilles moyennes brièvement et très largement elliptiques, très concaves, imbriquées, denses, arrondies et brusquement terminées au sommet par un apiculum dressé ou étalé, munies à la base de petites oreillettes convexes, et sur le dos d’une nervure élargie inférieurement qui alleint ou dépasse le milieu, de deux plis de chaque côté de la nervure, peu profonds, plus saillants à l’état sec; les bords, plans ou légèrement incurvés vers le sommet, sont révolutés à la base et garnis sur tout le contour de petites dents superficielles, espacées; long. 2—2 172 millim., larg. 1 192—2 millim. Les feuilles raméales sont plus étroites, plus insensiblement rétrécies-acuminées. Tissu : cellules des oreillettes peu nombreuses , vertes et fermes, comme les autres, peu distinctes, courtes, oblongues, anguleuses; les autres linéaires, très étroites, flexueuses, obtuses, 10—20 fois aussi 1. q. 1. Fol. de l’involucre nombreuses (25—30), dressées-imbriquées, ovales, acuminées, nerviées; les intimes allongées, dressées, sans
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plis, longuement et finement acuminées ; 6—10 archégones ; paraphysesfiliformes pluslongues, assez nombreuses. Vaginule eylindrique. Pédicelle pourpre, parfois très flexueux, à peine tordu ; long. 25—45 millim. Capsule horizontale, oblongue subcylindrique, légèrement arquée et bombée, à peine resserrée sous l'orifice; long. 2—2 172 millim., diam. 1 millim. Opercule convexe-conique, apiculé, obtus ou surmonté d’un petit bec oblique. Un anneau jaunâtre composé de petites cellules cohérentes. Dents du péristome brunes, orangées , fermes ; lanières internes larges , très ouvertes sur la carène ; 2—3 cils développés, noduleux ou appendiculés. Fleurs mâles sur une plante distinète; fol. énerves, ovales-acuminées ; anthéridies accompagnées de paraphyses. — Mars-avril. Fructifie assez rarement.
CC. dans les haies, au pied des murs, dans les bois et tous les lieux légèrement frais et ombragés des plaines et des montagnes, sur tous les terrains. Ne s'élève pas dans la région alpestre.
51. Hypnum cirrosum Schwgr. in Schultes Reise auf den Glockner, et Schwgr. Suppl. I, sect. n, p. 214.
Schwægrichen dit de sa plante : « Tige longue de 2—3 pouces, décombante, irrégulièrement rameuse; rameaux renflés vers le sommet, aigus à l'extrémité. Feuilles rapprochées, imbriquées, ovales ou oblongues, contractées brusquement et terminées par un mucron flexueux qui égale en longueur la moitié de la feuille, entières, concaves, minces, munies vers les bords de 1—2 plis, plus apparents vers le sommet ou nuls, brillantes, d’un jaune d’or, devenant brunes avec l’âge; la nervure faible, de même couleur, s’arrête au milieu de la feuille; les cellules du tissu sont allongées. » Le même auteur compare cette plante au Æyp. albicans, pour le port, à part la forme des feuilles. M. Schimper la déclare intermédiaire aux Hyp. Illecebrum et purum : il dit de plus des feuilles qu’elles sont «... très lisses, obovées-oblongues, courbées en cuiller, très concaves, denticulées sur le contour de la moitié supérieure, munies d’une nervure courte, simple ou bifurquée...» Syn. p. 696. Il est probable que c’est à cette espèce qu’il faut rapporter le Hypnum cirrhosum Funck, que Lesquereux indique dans son Catalogue « sous les rochers de Chasseron, dans les gazons. » M. l’abbé Ravaud nous a communiqué avec son obligeance ordinaire de beaux échantillons du À. cirrosum, provenant de la Moucherolle, fissures des rochers (Alpes du Dauphiné). Nous en profitons pour ajouter aux descriptions qui précèdent les détails suivants : Tige primaire déprimée, flexueuse, bientôt dénudée,
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raide, émettant des branches rapprochées, garnies, à leur tour, de rameaux assez courts, fasciculés, ronfiéss julacés. Touffes denses, étendues, d’un vert doré, brunes, décolorées à l’intérieur. Long. des tiges 6—8 centim. Feuilles moyennes des rameaux imbriquées , très concaves, superficieliement plissées, brusquement contractées et terminées par un mucron linéaire filiforme, dressé, flexueux, égalant le tiers ou presque la moitié de la longueur de la feuille, superficiellement denticulées sur le contour du tiers supérieur, planes aux bords, munies d’une nervure mince et verte qui s’avance jusque vers les 34 et émet souvent de légers faisceaux à droite et àgauche. Long. 2 millim. (sans le mucron), larg. 1—1 174 millim. (le limbe n’étant pas étalé). Cellules moyennes linéaires, aiguës, à parois minces, 10—15 fois aussi L. q. 1. Celles de la base sur un petit espace carrées, vertes, formant des oreillettes peu distinctes. Plante stérile.
Hypaoum Funckü (Brachythecium Funckii Sch. Syn. p. 697).
Tige déprimée, garnie de radicules abondantes, émettant des branches simples ou divisées, dressées ou ascendantes, julacées, subobtuses ; touffes assez denses, bombées, d’un beau vert doré clair. Les feuilles different de celles de l’espèce précédente par leurs bords entiers, infléchis vers le sommet, par un mucron qui n’égale que le tiers de la feuille, par une nervure plus mince et plus pâle, par un tissu plus ferme, formé de cellules linéaires étroites. — Stérile.
Alpes du Dauphiné, au Grand-Veymont (Ravaud), — Alpes de la Carinthie (Schimper).
52. Hypnum Schreberi Willd. Prodr. Flor. ber.; Bryol. eur. t. 620; Stirp. n° 43.
Tige rougeûtre, raide, se dénudant à la base, sans radicules, brièvement atténuée, aiguë à l'extrémité, ascendante, allongée (8—10 centim.), ordinairement divisée en 2—3 branches pennées ; rameaux {rès atlénués, denses ou espacés, ascendants, très étalés ou arqués, distiques ou disposés en tous sens. Plante formant des touffes larges et profondes, peu cohérentes, d’un vert jaunûtre brillant à la surface, décolorées à l’intérieur. Feuilles caulinaires rapprochées, imbriquées, largement et brièvement ovales-arrondies, très obluses au sommet, très peu auriculées à la base, concayes, courbées en cuiller, fortement
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infléchies aux bords vers le sommet, entières, munies de deux nervures minces et courtes et de quelques plis assez faibles; long. 2 174 millim., larg. 1 172 millim. Les feuilles supérieures laissent voir au sommet un apiculum très court et obtus; les raméales oblongues, allongées, lisses, paraissant aiguës par suite de l’inflexion des bords. Tissu ferme, scarieux : cellules des oreillettes peu nombreuses et peu distinctes, d’un ‘jaune brun, courtes, anguleuses ; les autres linéaires, obtuses, flexueuses, étroites, 10—15 fois aussi L. q. 1. Fol. externes de l’involucre ovales, brièvement acuminées, dressées, étalées; les intimes oblongues, engaînantes , finement acuminées, dressées, munies d'une nervure grêle, assez longue; archégones peu nombreux; paraphyses filiformes plus longues. Vaginule allongée, cylindrique, chargée des débris de la fleur. Pédicelle pourpre à la base, pâle vers le sommet, flexueux ; long. 20—925 millim. Capsule verte, à la fin brune, “horizontale, cylindrique, arquée, un peu atténuée à la base, non resserrée sous l’orifice ; long. 2 172 millim., diam. 1 millita. Opercule convexe, élevé, apieulé. Pas d’anneau. Dents du péristome larges, finement acuminées , pâles, légèrement lamelliferes; lanières internes hyalines, assez larges, très ouvertes sur la carène; 1—, rarement 3 cils grêles, souvent imparfaits. Fleurs mäles sur une plante distincte, très petites; fol. énerves, entières; les externes orbiculaires, les intimes oblongues, finement acuminées (acumen étalé); 5—10 anthéridies courtes ; paraphyses grêles, courtes. — Hiver, nov.-décembre.
C. Partout, sur tous les terrains, dans les bois des plaines et des montagnes.
++ Tiges ou branches principales (innovations) simples ou presque simples, jamais régulièrement pennées. (E. 53—54.)
53. Hypnum trifarium Web. et M. It. Suec.; Bryol. eur. t. 618; Hyp. stramineum b. foliis latioribus Schwgr. Suppl. ‘ p-2, p.212; Sfirp. n° 516, var. 1b:
Tige sans radicules et ne se dénudant pas, dressée, flexueuse, rarement déprimée, très allongée (20—30 centim.), robuste, se partageant par innovation en 2—3 branches simples ou garnies de 1—6 rameaux, dont la plupart avortent, cylindriques, subobtuses à l’extrémité. Plante formant des touffes denses, raides, d’un vert brunâtre ou luride à la surface. Feuilles rapprochées , concaves, exactement imbriquées, très largement Qhongues, obtuses au sommet (suborbiculaires lorsqu'elles sont étalées), légèrement incurvées et entières aux bords, munies