HYPNUM SENDTNERI
nes linéaires, flexueuses, obtuses, très allongées, 15—20 fois aussi 1. q. 1. C’est probablement la var. gracilescens Schimp. Bryol. et Syn. Enfin le H. aduncum comprend encore le H. polycarpon Bland. publié dans les Stirp. vog.-rhen. n° 1034, et recueilli dans les fossés de la citadelle de Strasbourg. Dans cette dernière plante les branches principales émettent des rameaux grèles, atténués, plus allongés ; les feuilles sont plus étalées, moins nettement homotropes, ovales-lancéolées, insensiblement et longuement rétrécies-acuminées , canaliculées, munies d’une nervure qui s'arrête loin du sommet, finement denticulées vers la base ; long. 4 mill. ; cellules moyennes allongées, 15—20 fois aussi I. q. I.
62. Hypnum Sendtneri Schimp. Suppl. ad Bryol. eur. 1866; Milde Bryol. siles. p. 392.
Nous croyons devoir rapporter à cette espèce une plante que nous avons trouvée, à l’état stérile, dans les fossés ordinairement inondés, entre Sainte-Marguerite et Saint-Dié. Tige déprimée, à peine dénudée à la base, se redressant à l'extrémité, divisée en plusieurs branches pennées, ou garnies sans ordre de raméaux allongés, rapprochés de l'axe; long. 10—15 centim.; touffes denses, molles, d’un vert un peu olivätre à la surface. Feuilles peu rapprochées, lâchement imbriquées, concaves, sans plis, fortement courbées, enroulées en dessous, ovales-oblongues, élargies à la base, insensiblement rétrécies, finement et longuement acuminées, planes et entières aux bords; long. 3 172 mill., larg. { mill.; nervure s’arrêtant un peu au delà du milieu; à la base, des oreillettes médiocres, convexes en dessus, nettement définies, formées de cellules hexagones-tronquées, renfermant de la chlorophylle; cellules moyennes linéaires, atténuées, très allongées, 15—30 fois aussi 1. q. L. Les feuilles extrèmes des rameaux sont fortement erochues. — D’après M. Schimper, les fol. intimes de l’involucre sont dressées, presque engainantes, plissées, munies d’une nervure mince; la capsule est striée , très arquée et resserrée sous l’orifice à l’état sec; l’opercule est surmonté d’un mamelon; les lanières du péristome sont percées d'ouvertures étroites ; l’anneau est large. — M. Schimper rattache à ce type la var. b. Wilsoni, caractérisée par sa taille plus grande, les oreillettes moins développées, les cellules moyennes des feuilles plus courtes et plus larges (varr. hamatum et giganteum Sch. Bryol. eur.). — Prairies marécageuses d’Allemagne et d'Angleterre.
259 1% GENRE : HYPNUM.
63. Hypnum intermedium Lindb.; Milde Bryol. Siles. p. 302; H. Cossoni Schimp. Suppl.
Plante moins développée que la précédente; branches principales pennées, très ramifiées; rameaux inégaux, les uns grêles et courts, les autres plus robustes; long. des tiges 6— 8 centim. ; touffes denses, tachetées de brun à la surface. Feuilles plus étroitement imbriquées, fortement enroulées, circinées en dessous, moins longuement acuminées, munies d’une nervure qui s'arrête vers la base de l’acumen, dépourvues d’oreillettes et de plis, un peu sinuolées aux bords vers le sommet ; long. 2 172 —$ millim., larg. 1 millim. ; cellules moyennes seulement 8— 10 fois aussi L. q. 1. Organes de fructification comme dans le A. Sendineri. M.Schimper compare, au contraire, cette espèce à la var. Wilsoni de l'espèce précédente, dont elle se distinguerait par les mailles du tissu cellulaire des feuilles beaucoup plus lon- gues et plus étroites. C’est Le contraire que nous avons constaté sur la plante recueillie par M. Winter dans les prairies humides de Wissembourg, et qui nous a servi à faire notre description. Cependant les autres caractères concordent. Une autre plante provenant de la même localité peut servir de transition entre les Hyp. Sendineri et intermedium ; les oreillettes sont très peu développées, mais, en revanche, les cellules moyennes sont très longues ; la plante est grande, mais moins divisée que le A. intermedium.
64, Hypnum lycopodioides Schwgr. Suppl. TI, 2, p. 800; Bryol. eur. t. 613 et 614; Stirp. n° 628.
Tige allongée (10—-20 centim.), molle, flottante, irrégulièrement et peu divisée, produisant çà et là quelques jets grèles et des rameaux courts, arqués. Plante formant des touffes amples, molles, d'un vert jaunâtre ou doré plus ou moins vif à la surface, brunes à l’intérieur. Feuilles assez rapprochées, molles, grandes, concaves, canaliculées, lâchement imbriquées, homotropes, paraissant oblongues-lancéolées par suite de la courbure, largement ovales-oblongues lorsqu'elles sont étalées, puis rétrécies longuement et finement acuminées, très entières, planes aux bords, munies d’une nervure qui s'arrête à l’entrée de l’acumen; long. 4 millim., larg. 1 172 millim. Cellules à parois minces, linéaires, atténuées, aiguës, 8—10 fois aussi 1. q-.1.; aux angles, quelques cellules un peu plus grandes, court tes, oblongues, ne formant pas d’oreillettes distinctes. À l’étahumide, les feuilles sont lisses; par la sécheresse, elles deviennent irrégulièrement plissées, bosselées; les feuilles extrêmes