HYPNUM FLUITANS
des rameaux forment un crochet ouvert. « Involucre allongé; fol. nombreuses; les intimes allongées, lancéolées-acuminées, dressées, imbriquées, plissées, nerviées. Vaginule oblongue; quelques paraphyses grèles. Pédicelle dressé, flexueux, légèrement tordu. Capsule oblique, oblongue, légèrement arquée, très peu rétrécie sous l’orifice. Opercule convexe , terminé par un mamelon court. Un anneau large, composé de 3 séries de cellules molles. Dents du péristome marginées, épaissies, peu lamellifères ; lanières internes percées d'ouvertures étroites sur la carène; 2—3 cils bien développés, noduleux. Fleurs màles : fol. largement ovales-acuminées, énerves ; anthéridies oblongues; des paraphyses. » D’après les dessins du Bryol. europæa.
« N'est pas rare dans les marais du Jura, sans fructification. > (Lesquereux); tourbières des Vosges inférieures (Stirp. vog.), sur le muschel- Kalk, près de Deux-Ponts (Bruch), plaine de Wissembourg , entre Bitche et Sarrebrück (Schultz). — Oise : vallée de Bray (Graves), Saint- Germain, Bonnières (Roze, Bescher.), Aude : Mas-Cabardès (Roumeguère). Espèce calcicole
0600. Fleurs monoïques. Feuilles lisses ou plissées; tige sans radicules. (E. 65—67.)
65. Hypnum fluitans Linn. Flor. suec.; Bryol. eur. t. 602; Stirp. n° 526; Billot, exsicc. cont. n° 3987,
Tige grèle, molle, sans radicules, décombante, se redressant plus ou moins à l’extrémité, divisée en 2—3 grandes branches rapprochées, lâchement pennées; rameaux très étalés, plus ou moins crochus à l'extrémité par la courbure des feuilles ; long. 6—30 centim. ; touffes très molles, jaunâtres à la surface, d’un brun ferrugineux à l’intérieur, souvent entremêlées avec d’autres mousses, par exemple, avec le A. stramineum. Feuilles allongées-lancéolées, rétrécies, canaliculées, longuement linéaires-acuminées, concaves, lâchement appliquées par la partie inférieure, puis courbées homotropes, peu denses, munies d’une assez forte nervure qui s’avance jusqu'aux 84, planes et très superficiellement denticulées sur le contour; dents un peu plus saillantes vers le sommet; long. 2 172—4 millim., larg. 192—374 millim. Les feuilles extrèmes sont plus longuement et plus finement acuminées. Les cellules basilaires sur une bande transversale étroite, et surtout vers les angles externes un peu plus grandes, subrectangulaires, carrées ou arrondies, sans toutefois former d’oreillettes bien distinctes; les autres linéaires, flexueuses, atténuées, obtuses, parfois disposées en bandes
254 1° GENRE : HYPNUM. E transversales sinueuses, très allongées, 15—30 fois aussi 1. q. 1.; tout au sommet des feuilles on remarque quelques cellules. rhombées, courtes. Fleurs femelles ; 8—19 fol. ; les inférieures ovales-acuminées, étalées ; les supérieures largement oblongues, engaînantes, dressées, finement acuminées, entières, à peine plissées ou lisses, toutes munies d’une faible nervure qui, dans les fol. moyennes et supérieures, s’avance au delà du milieu; 6—8 archégones ; quelques paraphyses grêles. Vaginule garnie des débris de la fleur. Pédicelle rougeûtre, assez faible, flexueux, tres allongé (4—10 centim.) à la fin, plus ou moins tordu inférieurement à gauche, et à droite sous la capsule. Celle-ci subhorizontale, ovale-subcylindrique, bombée, arquée, un peu atténuée à la base, rousse; long. 2 172—3 millim., diam. { mill. Opercule convexe, très obtusément apiculé, mamelonné. Pas d’anneau. Péristome jaune-clair : dents lamelliferes, cohérentes à la base: lanières étroites, à peine ouvertes sur la carène; membrane basilaire à grandes mailles délicates, hyalines;, 2—3 cils, parfois rudimentaires, médiocres, souvent cohérents à la base. Spores pâles. Fleurs mâles abondantes sur la tige principale; 10—12 fol. ovales-acuminées, concaves imbriquées, énerves, entières; 8—15 anthéridies assez courtes, obovéesoblongues ; paraphyses grêles, aussi longues. — Juin.
La plante que nous venons de décrire est la forme type la plus commune et la plus fertile, dans les fossés des tourbières et les marais profonds des Hautes-Vosges et du Jura.
Les variations que subit cette forme sont nombreuses. Les plantes sont plus robustes ou plus grêles, courtes ou allongées, submergées ou émergées ; les touffes sont vertes ou jaunâtres à la surface; les feuilles plus ou moins longuement acuminées, plus ou moins fortement courbées, crochues; la longueur des cellules du tissu varie aussi: les oreillettes de la base sont presque nulles ou parfois assez distinctes, hyalines ; le pédicelle est court ou très long; la capsule cylindrique étroite, très arquée ou oblongue-bombée, etc. De plus, on a souvent rattaché à cette espèce des formes du Æ. exannulatum. C'est peut-être le cas des var. suivantes :
b. falcatum Schimp.; Stirp. n° 1320. — Plante assez courte (8—10 centim.); branches redressées, peu divisées; rameaux courts, crochus; touffes raides, étendues, colorées en rouge foncé à la surface; l’extrémité seule des jets est d’un vert jaunôtre brillant. Feuilles homotropes, légèrement falciformes, ovales-oblongues, finement acuminées, relativement larges et courtes, un peu plissées; la nervure épaisse s’avance très avant