‹ Muscinées (mousses, sphaignes, hépatiques)Chapitre 90 sur 395 · HYPNUM CUPRESSIFORME · texte numérisé non relu

HYPNUM CUPRESSIFORME

la base de deux nervures distinctes, quoique courtes et minces; long. 2 192—3 millim., larg. 1—1 174 millim. ; feuilles extrèmes enroulées-crochues. Fol. involucrales moins brusquement rétrécies, acuminées. Pédicelle plus épais et plus court (15 millim.). Capsule souvent plus épaisse; dents du péristome plus fortement lamelliferes.

Cette forme, qu’on serait tenté de regarder comme une espèce distincte, est répandue dans toute la région montagneuse des Vosges sur Le grès vosgien et le granite, sur les rochers frais et escarpés Elle n’est nulle part mieux caractérisée que dans les environs de la cascade du Rupt-de-Lin au Valtin, dans les anfractuosités des grands rochers du Lac-Blanc, de Retournemer, du Ballon de Servance et du Hohneck

c. squarrosulum N. Boul. — Tige couchée, allongée (10— 12 centim.), assez grêle, ne formant que des touffes très lâches, d’un vert jaunâtre; branches allongées, assez régulièrement pennées. Feuilles ovales-triangulaires , étalées en tous sens, à peine homotropes à l’extrémité, plus brièvement acuminées, munies de deux nervures extrêmement courtes, plissées, surtout à l’état sec.

Sur les pierres dans les boïs secs de la chaîne des Vosges; assez rare.

d. Wüinteri Nob. — Tige courte, déprimée (4—5 centim.); branches pennées ; rameaux très rapprochés, courts (4—5 mill.), dressés, recourbés à l'extrémité ; coussinets déprimés, denses, d’un vert olivätre terne. Feuilles rapprochées, imbriquées, larges, ovales, très concaves, plissées, ondulées, longuement acuminées, légèrement homotropes, denticulées sur tout le contour ; nervure nulle ou presque nulle ; long. 1 m., larg. à peine 172 millim.

Rochers de grès près de Sarrebrück (Winter).

70. Hypnum cupressiforme Linn. Spec. pl.; Bryol. eur. t. 594 et 595; Stirp. n°‘ 299 et 1228.

Espèce polymorphe ne présentant qu’un petit nombre de caractères communs. — Tige déprimée, souvent fixée par quelques radicules, divisée en plusieurs branches plus ou moins régulièrement pennées; touffes d’un vert foncé ou jaunâtre ou luride, étendues, compactes ou làches. Feuilles rapprochées, oblongues-lancéolées, rétrécies, longuement et finement acuminées, homotropes, concaves, imbriquées, plus ou moins courbées, enroulées en dessous, lisses, plus ou moins superficiellement denticulées vers le sommet, munies de deux nervures

262 1° GENRE : HYPNUM.

confluentes à la base, tres minces et très courtes ; des oreillettes distinctes, convexes en dessus, composées de cellules carrées, médiocres, souvent jaunes ou orangées; les autres linéaires, étroites, flexueuses, à peine atténuées, 10—15 fois aussi 1. q. 1. Fol. intimes de l'involucre engainantes, acuminées, très peu denticulées au sommet, faiblement nerviées (nervure mince, mais assez longue), lisses. Vaginule oblongue-conique, allongée, chargée des débris de la fleur; archégones assez nombreux; paraphyses filiformes, abondantes. Pédicelle pourpre, fin, médiocre (15—20 millim.), tordu vers la gauche. Capsule presque dressée ou oblique, plus ou moins inclinée, généralement peu courbée, cylindrique, lisse, médiocre. Opercule convexe, obtus ou terminé par un apicule variable. Un anneau persistant longtemps, composé de trois séries de petites cellules. Dents du péristome jaunes, finement acuminées, denticulées ; lanières internes étroites, nullement ou à peine ouvertes sur la carène; 1—8 cils légèrement noduleux. Fleurs mâles sur une plante distincte, mais semblable, ovales-gemmiformes, tres nombreuses le long des rameaux; fol. oblongues imbriquées, puis rétrécies, finement acuminées (acumen dressé), énerves ; 10—15 anthéridies oblongues, paraphyses plus longues, obtuses. On remarque sur la tige quelques feuilles accessoires, lancéolées ou

subulées. Les formes les plus notables que nous ayons consta- tées dans nos régions sont les suivantes :

a. elatum Schimp. — Tige robuste, très peu divisée, très imparfaitement pennée ; quelques rameaux étalés, très courts; tiges principales gonflées (diam. 8 millim., les feuilles comprises); touffes lâches, étendues, d’un vert jaunûtre ou luride. Feuilles grandes, largement ovales-oblonques, très concaves, imbriquées, denses, et presque entières; l’acumen médiocre, courbé en dessous ; des traces très faibles de 2 nervures ; long. 3 millim., larg. 1 174 millim. Fol. de l’involucre très nombreuses (20—30). — Plante rarement fertile.

Dans les bruyères, sur les coteaux secs ou pierreux ; granite, grès et calcaires ; collines et montagnes inférieures ; çà et là.

b. ericetorum Schimp.; Stirp. n° 1228. — Plante molle, épaisse, gonflée, dressée ou ascendante, plus divisée, pennée; rameaux courts, obtus; touffes läches, d’un vert pâle; long. 6—10 centim. Feuilles lâchement imbriquées, concaves, largement oblongues, rétrécies en un large acumen courbé en dessous, peu denticulé, munies de deux petites nervures bien nettes; long. 3—3 172 millim., larg. 1—1 174 millim. Pédicelle assez ferme; long. 25—80 millim. Capsule dressée par la base, puis arquée, un peu bombée. Les

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